Ramatoa ... du rêve à la réalité ! 
 

Bienvenue sur Ramatoa

Ce weblog constitue  notre carnet de voyage......
Il est notre journal de bord au fil de ces deux années autour de l'Atlantique sur notre voilier "Ramatoa".
Il relate l'avancement du projet du début à son aboutissement... du "Rêve à la Réalité".
Il est tenu à jour  lors de nos escales tout au long de notre périple maritime.
Il est là pour vous faire partager notre voyage, ses émotions et ses galères !
Bonne lecture....
 
Mercredi 14 mars 2007
Faute d'avoir le pilote de la marine brésilienne à nos cotés pour rejoindre Belém, la flottille a quitté Soure avec une journée de retard. Nous avons passé cette journée sur la plage des pêcheurs le long du Para.
Le vendredi 10 mars nous avons quitté Soure en convoi pour rejoindre Belém 45 milles plus en amont dans le fleuve. Quelques six à sept heures plus tard les bateaux prennent un mouillage devant l'hôtel Beira Rio sur le rio Guamà.
Belém ville mythique,  n'est pas au bord de l'Amazone, en réalité elle s'étale le long d'un immense bras du fleuve issu de la rencontre du rio Para (qui communique en amont avec l'Amazone) et du rio Tocantins. La ville installée sur un cap plat s'avance en rondeur d'est en ouest dans la baie de Guajara.
En 1616 les premiers Portugais s'installent et fondent Belém. Appelé alors Para, c'était du XVI° au XVIII° siècle la capitale administrative du royaume du Portugal au Brésil, le cerveau de l'activité des Jésuites en Amazonie, le poumon économique commerçant en direct avec Lisbonne et l'Europe.
Belém a connu successivement des périodes de prospérité, de richesse et de repli économique. Dans ce grand port fluvial et océanique, les buildings modernes côtoient la ville coloniale héritière de la forte organisation de ce qui fut la capitale du caoutchouc jusqu'au début du XX°.
Fort bien accueilli par la municipalité, nous avons fait un tour de la ville en bus et avons vu en particulier - le marché « Ver O Peso » qui passe pour être le plus beau marché du Brésil - la place de la république avec un grand parc dans lequel s'élève le « Teatro da Paz » folie de la période du boom du caoutchouc - « l'Estacao das Docas » sont d'anciens docks réhabilités de très belle manière qui abritent des restaurants, des expositions et des foires – le « Forte de Castelo » une citadelle où naquit la ville en 1616 – le « Palais des Onze Fenêtres » du XVIII°, ancien palais du gouverneur – la basilique « Nossa senhora de Nazaré » construite en 1908 sur le modèle de la basilique Saint pierre de Rome – et enfin le parc botanique qui présente une large variété de la faune et de la flore de l'Amazonie.
En face de Belém, de l'autre coté du fleuve sur une île, appelée l'île aux perroquets, nous avons assisté, au lever du soleil, à l'envol de plusieurs dizaines de milliers de perroquets dans un ballet aérien étourdissant et assourdissant de cris. Nous n'avons pas regretté de nous être levés de très bonne heure !
Les six jours de notre escale à Belém défilent à toute vitesse, car il faut aussi penser à l'avitaillement, aux pleins d'eau de gasoil, d'essence et de gaz, déposer les ballots de linge, aller chercher du liquide à la banque... car la prochaine grande ville sera Santarem dans un peu plus d'un mois ! Heureusement Hubert est arrivé le 12 mars au soir et il nous donne un sérieux coup de main pour ces tâches logistiques ingrates. Les journées sont longues, chaudes et humides, le grain de 15 ou 16 heures est une spécialité locale très prisé des habitants de Belém qui ont l'habitude de fixer des rendez-vous  avant ou après l'avalasse !

Le vendredi 16 mars nous quittons Belém et commençons une lente remontée de l'Amazone en convoi. Les connexions internet seront aléatoires ou inexistantes avant l'escale de Santarem... donc pas de mise à jour du blog avec de nouveaux articles avant quelques semaines... patience !

Des photos de notre belle escale à Belém sont sur l'album de l'étape 07 Amazone.

Enfin, pour tous ceux qui ont installé Google Earth, vous pouvez visualiser notre position sur l'image satellite en cliquant sur le lien de la dernière position.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Belem le 14 mars 2007.
par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
Samedi 10 mars 2007
Marajo : « Le bouclier de l'océan » en langue indienne. Selon la légende, l'île de Marajo, vaste comme la Suisse, est placée à l'embouchure de l'Amazone pour protéger le fleuve des coups de la mer. Bordée par l'Amazone au nord, par le rio Para au sud et par l'océan à l'est, cette île plate de Marajo ou plus exactement cet archipel de terres humides est recouvert de forêts, de savanes, de mangroves et de plages. Cet écosystème quasiment vierge est terre d'élevage, on y compte 1 million de têtes de bétails, essentiellement des buffles.
Avec l'escale de Soure sur l'île de Marajo, nous entrons réellement en Amazonie qui reste la dernière partie sauvage de notre planète. Ce continent vert s'étend sur 9 pays et couvre près de 6 millions de kilomètres carrés, soit  près de 11 fois la superficie de la France. Rien qu'au Brésil, l'Amazonie couvre 60 % de la superficie du pays concentrant 4 % de sa population. 70 % des terres d'Amazonie sont couvertes par la forêt qui renouvelle à elle seule près de la moitié de l'oxygène de la planète...
Le fleuve Amazone, qui donne son nom à la région, avec ses 6300 km est le plus long fleuve du monde. Il prend sa source au Pérou et charrie 20 % des eaux douces du globe (sans compter l'antarctique) et est grossi par des milliers de fleuves et rivières. A la saison des crues, sa largeur par endroit peut atteindre 20 km. A Manaus l'étiage du fleuve peut atteindre 15 à 20 mètres.
Bref... quand on débarque à Soure on a réellement le sentiment très fort d'entrer dans un nouveau domaine, dans un monde nouveau, nous touchons maintenant le but de ce périple et la raison d'être de ce Rallye TransAmazone.
L'île de Marajo est elle même divisée en deux parties, l'une couverte de forêt tropicale : la forêt vierge mais qui n'est pas exploitée pour son bois car l'omniprésence de cours d'eau rend l'exploitation forestière difficile. Des terres et prairies humides couvrent l'autre partie de l'île. Soure, sur le bord du rio Paracauari (qui se jette dans le rio Para) est à la frontière des ces deux parties de Marajo.

Cette Camargue sauvage et équatoriale est occupée par des fazendas qui exploitent l'île en pratiquant principalement l'élevage de buffles et de chevaux. A la saison des pluies, de décembre à juin, les prairies sont recouvertes d'eau. Les fazendas peuvent couvrir plusieurs dizaines de milliers d'hectares et compter plusieurs milliers de têtes de bétails.
Nous visitons deux fazendas où nous sont présentés les buffles et la faune de l'île riche de très nombreux oiseaux, en particulier on découvre de nombreux ibis rouges et des aigrettes. A la fazenda Araruna, une troupe de jeunes danseurs nous fait découvrir la culture de l'île de Marajo, un mélange de culture indienne marajõaras et de traditions coloniales. La population fortement métissée possède des traits très fins.
Les visites dans les fazendas, sont l'occasion pour les uns et les autres de monter à cheval ou de chevaucher à dos de buffles.... la croisière s'amuse ! A Soure il y a même une unité de police montée à dos de buffles.
Soure, petite ville de 6 à 10 000 habitants, est assoupie sur le bord du rio Paracauari la principale artère, bien plus que les ruas et avenidas tirés aux cordeaux et à angles droits, numérotés comme à New York.... mais la comparaison s'arrête là !
Au mouillage sur le rio, à proximité de la trapiche (débarcadère municipal), nous sommes aux premières loges pour observer la vie du fleuve, les allées et venues des innombrables embarcations (très bruyantes car dotées de moteurs diesel à échappement libre !) de tous types et de toutes tailles. La route goudronnée s'arrête à Soure, le bac antique (une barge et son pousseur poussif) fait traverser les automobiles et poids lourds au milieu du courant du rio (3 à 4 noeuds de jus).
A Soure, la vie est calme, le temps s'écoule doucement et nous entrons doucement en Amazonie. Au marché Dominique découvre quelques-unes des 400 variétés de fruits. Le climat est différent : chaud mais pas trop chaud et surtout très humide. Il pleut fréquemment, de bonnes avalasses qui remplissent réservoirs et bidons par le biais d'une bâche en guise de récupérateur d'eau de pluie (sur l'Amazone, nos désalinisateurs sont inopérants). Il y a des moustiques, mais les moustiquaires et nos habitudes vestimentaires adaptées dès la tombée de la nuit, permettent de cohabiter avec ces petites  bêtes et de plus nous prenons quotidiennement un traitement antipaludéen.
La petite semaine d'acclimatation à l'Amazonie se termine, et demain jeudi 8 mars nous partons pour rejoindre Belem, 45 milles plus en amont sur le rio Para. Nous devrions atteindre ce port mythique avec l'aide du courant de marée huit heures plus tard. Commence ici la navigation en convoi pour les 19 bateaux du rallye.

Des photos de notre escale à Soure sur l'île de Marajo sont sur l'album de l'étape 07 Amazone.

Merci à Chantal de Sea Lance pour les beaux portraits de danseurs et danseuses.

Nouveauté sur le blog de Ramatoa : en cliquant sur dernière position vous pouvez nous situer sur Google Earth si et seulement si cette application gratuite est installée sur votre ordinateur. Si vous souhaitez la télécharger et l'installer rendez vous sur le site français de Google Earth.

N'oubliez pas non plus de jeter un oeil sur le nouvel album mis en ligne dernièrement : « Ramatoa sous voiles ».

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé à Soure et posté à Belem le 10 mars 2007
par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
Samedi 10 mars 2007
Le samedi 24 février à 14 heures nos quittons sans beaucoup de regrets le mouillage de Fortaleza en face du Marina Park Hotel. L'étape nous conduit vers Soure à l'entrée du bassin de l'Amazone. 700 milles nautiques à parcourir en remontant vers l'équateur et en retraversant la zone de convergence intertropicale (ZIC) avec son cortège annoncé de vents faibles entrecoupés de grains.
La réalité est tout autre car dès que nous nous éloignons de la côte de Fortaleza nous touchons un bel alizé de sud-est et à la limite du plateau continental nous bénéficions en prime d'un courant favorable de 1,5 à 2,5 noeuds ! Au travers dans de telles conditions tous les bateaux marchent bien et Ramatoa se régale en de longues glissades sur l'océan Atlantique.
La première journée nous parcourons 151 milles, le deuxième jour 177 nautiques (record du bateau), le troisième 160.... à ce rythme et sans l'aide du moteur nous arriverons plus vite que prévu à Soure ! Le lundi 26 février en fin d'après-midi nous subissons un très violent grain de pluie, le vent monte à 30 noeuds et rafales à 35... Ramatoa franchit le mur des dix noeuds ! La veille nous avons rencontré Acalephe et avec Vincent nous avons fait une superbe séance de photos de nos bateaux sous spi au coucher du soleil.
La suite du parcours est plus chaotique car les grains se multiplient en fin de journée quand les cummulo-nimbus bourgeonnent à l'horizon. Derrière les grains le vent tombe et la pétole s'installe... le moteur reprend du service pendant de longues heures. A notre plus grand plaisir, les dauphins viennent régulièrement jouer devant l'étrave de Ramatoa. Nous sommes toujours d'aussi médiocre pécheurs, ce qui n'est pas le cas de Vincent qui a pris un bel espadon voilier de 30-35 kg !
Nous naviguons sur des sondes de 15 à 25 mètres, les pécheurs, non éclairés la nuit sont nombreux, la veille de jour et de nuit est pénible. Les filets sont nombreux et très mal balisés, nous prenons l'hélice de notre hydrogénérateur dans un filet et cassons une des pales, heureusement il y en a une en stock !
A l'approche de l'amazone, le beau bleu profond de l'Atlantique vire insidieusement au vert  puis carrément au marron dès que nous embouquons le rio Para, accompagné de trois autres voiliers du rallye (Glen Feeling, Berlingot et Opsis). La nuit tombe, le ciel est barré de noir par des grains orageux gigantesques, il nous reste encore 50 milles à parcourir entre les bancs de sable sur le rio Para pour atteindre notre destination : Soure sur l'île de Marajo. Le courant de marée nous aide dans notre remontée mais il s'inverse et nous gagnons péniblement les derniers milles au moteur.
Vers une à deux heures du matin dans la nuit du 1° mars, nous quittons le rio Para pour entrer dans le rio Paracauari et rejoindre le petit mouillage devant la ville de Soure. Il est près de trois heures du matin quand l'ancre crochée au fond du fleuve nous tombons dans les bras de Morphée.
Au réveil, le soleil est revenu et nous découvrons un paysage magnifique, calme. Nous sommes dans l'Amazonie car Soure est bien la porte de l'Amazonie, même si Belem, 45 milles plus en amont en est le grand port océanique. Ici l'eau du rio est douce, mais jaune et limoneuse, les courants sont forts au mouillage et atteignent 4 noeuds, de plus il y a de nombreux tourbillons qui rendent très aléatoire et imprévisible l'évitage des voiliers au mouillage.
Nous achevons là notre lente remontée du Brésil pour atteindre le bassin de l'Amazone sur lequel nous allons maintenant naviguer pendant plus de deux mois. Nous avons le sentiment de rentrer dans un univers nouveau et passionnant !
Cette dernière traversée (640 milles en 4 jours ½) a été superbe dans sa première partie avec du bon vent, du beau temps et de la belle mer.... les records de vitesse et de distance parcourue en 24 heures en attestent !

Nouveauté sur le blog de Ramatoa : en cliquant sur dernière position vous pouvez nous situer sur Google Earth si et seulement si cette application gratuite est installée sur votre ordinateur. Si vous souhaitez la télécharger et l'installer rendez vous sur le site français de Google Earth.

Des photos de Ramatoa sous voiles et de notre arrivée à Soure sont sur sur l'album de l'étape 07 Amazone. Merci à Vincent d'Acalephe pour les très belles photos du bateau sous spi ! Merci à Joseph d'Opsis pour Ramatoa en bonne compagnie à l'entrée du rio Para !

Un nouvel album regroupant toutes les photos de Ramatoa sous voiles est en ligne il suffit de cliquer sur Ramatoa sous voiles.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé à Soure et posté à Belem le 10 mars 2007
par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
 

La réalité...

Un voilier nommé "Ramatoa"

Un skipper et une skippette !
Un voyage de deux années autour de l'Atlantique, par le Sénégal, le Brésil, l'Amazone et les Antilles.

Nous contacter...

© Ramatoa.com, tous droits réservés.

Cartes du périple

  • 2006-2007  : De La Rochelle à Trinidad en passant par l'amazone.

Commentaires

Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus