Bienvenue sur Ramatoa
Il est notre journal de bord au fil de ces années sur les océans Atlantique et Pacifique à bord de "Ramatoa".
Il relate l'avancement du projet du début à son aboutissement... du "Rêve à la Réalité".
Il est tenu à jour lors de nos escales tout au long de notre aventure maritime.
Il est là pour vous faire partager notre voyage, nos émotions et nos galères !
Bonne lecture....



En une journée de navigation, moitié au moteur, le reste au portant sous spi avec les alizés portugais qui soufflent du nord tous les jours régulièrement et assez fort en fin d'après-midi et en
soirée, nous avons quitté Baïona pour rejoindre Povoa de Varzim à une quinzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto.

Povoa de Varzim est un autre monde, c'est un port de pêche qui développe une activité touristique à quelques 30 kilomètres au nord de Porto, la 2° ville portugaise. L'accueil y est très
chaleureux et de très nombreux portugais parlent très bien le français, résultat d'une forte émigration vers notre pays.
40 minutes dans un métro tout neuf et nous débarquons au centre de Porto dont le coeur historique est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. A ce titre et grâce également aux fonds européens,
le centre ville est un gigantesque chantier.



La cathédrale, le rio Douro avec sur sa berge sud tous les chais des négociants de vins de Porto, le pont Don Luis I° de Gustave Eiffel, la vieille ville étagée au pied de sa cathédrale sont
superbes. Le cachet est conservé, les restaurations sont discrètes .... en bref nous avons fait une ballade magnifique, parcouru des ruelles en pentes raides, des escaliers... le soir nous sommes
rentrés fourbus à bord de Ramatoa. Dans le métro du retour après deux jours passés au portugal, nous découvrons que nous vivions avec une heure d'avance sur l'heure légale portugaise... il n'y
avait pas foule au restaurant à 11H30 quand nous nous sommes présentés pensant qu'il était déjà midi et demi et que les portugais mangeaient tardivement !
Étape suivante : Peniche, 130 nautiques plus au sud car Nazare un peu moins loin est fermé pour cause de pontons endommagés.
Il y a de nouvelles photos sur l'album de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne.
Des difficultés techniques, propres à l'hébergeur du blog de Ramatoa, ont rendu le site de Ramatoa inaccessible et la mise en ligne des nouveaux articles impossible. Par
contre des connexions internet haut débit, nous en avons trouvées partout jusqu'à ce jour.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Cascaïs le 02/08/2006.
Hasta la vista Espana, bom dia Portugal.
Adieux l'Espagne, bonjour le Portrugal.
Depuis notre escapade à saint Jacques de Compostelle, le beau temps est revenu avec assez souvent de la brume ou du brouillard en matinée. Le vent est généralement faible et variable avec des
effets de brises côtières en fin d'après-midi, le plus fréquemment dans le nez. Nous faisons beaucoup de moteur... trop pour un voilier !

Dans la ria d'Arosa, envahie par les « viveiros » viviers flottants servant à la culture des moules sur des filières suspendues, nous allons mouiller devant une belle plage à coté d'un
port de pêche très actif où la sirène de la glacière ou de la conserverie meugle sinistrement toutes les 10 ou 15 minutes (sauf la nuit de 22 à 06 heures... ouf !). La ville de Santa Egenia de
Riveira est sans intérêt, moderne et défigurée par des immeubles HLM en front de mer. D'une manière générale les villes de Galice ne sont pas très belles car elles se sont développées
anarchiquement avec une architecture moderne économique fort peu réussie.
Jeudi 20 juillet 2006, nous changeons de ria, quittons celle d'Arosa pour entrer dans une ria plus petite, celle de Pontevedra en faisant une escale de quelques heures devant une belle petite
plage de l'île d'Ons. Nous remontons la ria jusqu'au fond avec l'espoir d'y découvrir un village typique. Cambarro prétend être le seul village de pêcheurs en Galice à être resté intact. La
partie la plus ancienne, fortement restaurée, avec ses maisons en pierre aux balcons soutenus par des piliers de granit qui se serrent autour d'étroits passages dallés est très touristique car il
est au programme de tous les tours operators de Galice. On y voit, à proximité de chaque maison, de très nombreux greniers sur des pilotis de granit.
Ramatoa est seul au mouillage au fond cette ria, mais il est de piètre qualité avec peu d'eau et un fond d'herbes et de vase de mauvaise tenue. Le lendemain midi, l'ancre chasse alors que le vent
monte à 15 – 20 noeuds. Nous mouillerons ensuite à l'entrée de la ria dans un joli cadre à Bueu après avoir slalomé entre les parcs à moules.
Le samedi 22, direction Baïona à l'extrémité sud de la ria de Vigo, la dernière des rias de Galice. Au passage nous nous arrêtrons le temps d'un repas dans les superbes îles Cies, mais nous sommes pas les seules au mouillage, c'est la destination weekend préférée des habitants de Vigo et le trafic des bateaux à passagers est incessant. Il est vrai que le cadre est superbe et le soleil radieux.
Baïona est notre dernière escale espagnole que nous quitterons en début de semaine prochaine pour rejoindre 50 nautiques plus bas le petit port de Povoa de Varzim à une douzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto. Nous aimerions que les fameux alizés portugais, vent modéré de secteur nord, s'installent un peu plus franchement... on verra ce que nous réserve la météo.
N'oubliez pas de jeter un oeil aux albums de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.... il y a de nouvelles photos.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Baiona le 23/07/2006.
Il y a déjà une semaine, nous arrivions à la Corogne, où nous avons laissé passer le gros du mauvais temps.
Nous sommes descendus de conserve, par une bonne brise de nord-est, avec un autre Ovni 435 jusque dans la très belle et très sauvage ria de Camariñas où nous avons mouillé devant une plage et un
bosquet de conifères, à deux pas du petit port de pêche. Samedi 15 juillet, on reste au mouillage, nettoyage de la coque en plongée, l'eau est très froide et la combinaison est la bienvenue. Une
heure et demie plus tard, Ramatoa a retrouvé une belle carène blanche et les traces de gasoil récoltées aux Sables d'Olonne et à la Rochelle ont disparu.... mais je suis frigorifié et fatigué !

Dimanche 16 juillet, route tranquille et passage du cap Finisterre, alternance de voile, de moteur, de soleil et de brouillard pour rejoindre Muros dans la ria du même nom. La température est
caniculaire et nous avons pris notre premier bain de mer dans une eau encore fraîche. Muros est une très belle vieille ville et c'est un port de pêche actif où nous assistons aux processions
nautiques de la « fiesta virgen del carmen », fête très populaire en Galice. Le soir nous bénéficions d'un splendide feu d'artifice sur le port que nous admirons depuis le bateau au
mouillage.

Lundi 17 juillet, sous un soleil de plomb, de moins en moins de vent et de plus en plus de moteur, nous embouquons la ria d'Arosa, la plus grande et la plus connue des rias de la Galice. Nous y
parcourons une quinzaine de milles pour rejoindre Villargarcia d'Arosa, petite ville et port sans grand intérêt autre que celui d'avoir un train direct en 30 minutes pour aller visiter Saint
Jacques de Compostelle.
Mardi 18 juillet, le temps est gris et le thermomètre ne dépasse pas 25°.... quelle aubaine pour aller visiter ce haut lieu de pèlerinage de tous les chrétiens. L'ambiance y est très cosmopolite,
il y a du monde.... mais ce n'est pas le Mont Saint Michel au 15 août non plus et on y entend toutes les langues.... c'est impressionnant. La vieille ville est splendide, et en dehors de la
cathédrale, elle regorge de couvents, de palais, d'églises et d'une très vieille université.

De retour à bord, je prépare la mise en ligne de toutes ces nouvelles images que vous trouverez dans les albums de l'étape 01 La Rochelle
– Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.


















