Nous voilà de retour sur Ramatoa sous le soleil des Caraïbes et dans des eaux turquoises. Mais avant de gouter à ce petit paradis sur l'eau... pas mal de travail et quelques galères nous attendaient sur le trajet pour rejoindre le bateau à Trinidad puis au chantier pour le réarmer et le préparer aux six mois de navigation à venir.
Les voyages forment la jeunesse, mais ils épuisent les jeunes retraités quand il s'agit de rejoindre Port of Spain à Trinidad en passant
successivement par Londres et New York. Près de 24 heures de périple pendant lesquelles il faut affronter et subir les tracasseries, l'absence totale d'amabilité et la paranoïa des services
d'immigration et de sécurité des USA. Trois heures d'escale à JFK sont justes suffisantes pour passer ces épreuves et avoir une chance raisonnable d'y perdre ses bagages ! Vous l'avez compris je
suis arrivé le 6 décembre à l'aube épuisé et sans mon sac de 30 kg rempli de matériels et de pièces détachées pour le bateau. Dominique me suivra sur le même parcours, une semaine plus tard, mais
avec plus de bonheur car elle a pu récupérer ses bagages sur le tapis roulant à JFK et les enregistrer de nouveau pour le vol de Port of Spain.
Première semaine difficile dans l'attente de la récupération du sac, nettoyage du pont du
bateau recouvert d'une épaisse couche de crasse et de poussière. Le temps est chaud et très humide, il pleut régulièrement quand ce n'est pas un crachin continu de plusieurs heures. Le
climatiseur installé sur le panneau avant du bateau a parfaitement préservé l'intérieur de Ramatoa, pas d'humidité ni de moisissures. Le 11 décembre, je passe cinq à six heures à l'aéroport pour
récupérer mon sac, totalement fouillé mais complet, il ne manque rien, c'est assez miraculeux. Soulagement car sans les pièces de rechange contenues dans mon sac, Ramatoa se retrouvait sans
pilote automatique, sans grand-voile et sans frigo !
Dominique arrive le 13 décembre, le moral remonte et les travaux très nombreux avancent bien plus vite. Les bateaux copains du rallye (OpSis, Météore, Perrotin, Laska, Acalephe, Arasec...) travaillent aussi comme des forcenés et sont mis à l'eau comme nous dans la semaine avant Noël. Première expérience « d'hivernage » sous les tropiques : prévoir huit à dix jours pour remettre le bateau en état de naviguer est illusoire, deux à trois semaines sont plus raisonnables. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez sous ce lien la liste non exhaustive des travaux effectués. Le chantier ponce la coque et passe l'antifouling, le lundi 17 décembre Ramatoa est dans les sangles du travellift, le peintre tartine de l'antifouling sur la dérive et les parties inaccessibles du bateau et il est remis à l'eau sous un déluge de pluie. Nous prenons une place à la marina de Coral Cove pour terminer notre avitaillement et nos préparatifs.
Testés sans problème après le remplacement du capteur d'angle de barre, la centrale de navigation et le pilote NKE refusent de fonctionner... email aux Sables d'Olonne, lecture de la doc technique et vérification systématique de toutes les connections du bus de la centrale. Finalement quelques heures plus tard et des litres de sueur en moins, tout fonctionne de nouveau correctement... mais je ne sais pas pourquoi !
Au ponton, je remonte la dérive du bateau et le lendemain... surprise, elle refuse obstinément de redescendre bloquée en position haute,
email au chantier et conseils avisés des Ovnistes du coin... il faut démonter les plaques d'accès au puits de dérive et taper dessus pour la décoincer. Une matinée de travail, des dizaines de
coups de masse (dont un sur le pouce gauche !) plus tard la dérive est redescendue. Les patins en nylon sont retirés et nettoyés de la couche gluante d'antifouling largement étalée sur la dérive
par le peintre le jour de la mise à l'eau... problème réglé et nouvelle leçon : peindre la dérive d'une couche très mince d'antifouling. 
Vendredi 21 décembre nous quittons le ponton pluvieux de Chaguaramas pour rejoindre le
mouillage de Chacachacare et souffler un peu. Le temps est en encore plus pourri : temps gris, bas et venteux associé à un crachin persistant ! La nuit sera cependant calme et le mouillage moins
rouleur. Cette île éloignée de 6-7 milles abritait jusqu'en 1984 une léproserie tenue par des sœurs françaises, maintenant elle est déserte et la nature reprend rapidement ses droits. Le
lendemain nous repassons à Chaguaramas pour effectuer les formalités de sortie et mettons le cap, en fin d'après-midi vers la côte sud de Grenade, 80 nautiques plus au nord. OpSis et Acalephe
nous ont précédés d'une à deux journées et ils ont fait une traversée pénible, mer forte de face et vent dans le nez avec des rafales à 35-40 nœuds. Nous, nous aurons une mer forte et un vent
soutenu de 20 nœuds mais régulier et sans grain... l'amarinage par cette première navigation de nuit est brutal et rapide ! Nous appuyons au moteur notre route à la
voile.
Dimanche 23 décembre nous mouillons au petit jour
dans Prickly bay sur l'île de Grenade. Formalités expédiées par des fonctionnaires souriants. Nombreux voiliers, mais le mouillage est vaste et bien abrité, c'est la première escale
incontournable de tous les bateaux hivernant à Trinidad et qui remontent vers les Grenadines et les Antilles françaises. Le beau temps est de retour, les eaux sont claires et l’alizé souffle
frais.
La population Caraïbe progressivement éliminée,
un siècle et demi de luttes entre Britanniques et Français sont nécessaires pour la conquête de la belle et fertile Grenada. Deux traités plus tard, l’île est concédée aux anglais. Aujourd’hui
Grenade a un statut d’état indépendant membre du Commonwealth depuis 1974. En 1983, les marines US débarquent à Grenade pour expulser les conseillers cubains, une longue récession économique s’en
suit, elle est aggravée en septembre 2004 par le passage du cyclone Ivan qui sinistre les cultures l’économie, les chantiers navals et le tourisme. 

Surnommée l’île aux épices, Grenade est habitée par un peu plus de 100 000 habitants.
D’origine volcanique, l’intérieur est accidenté et arrosé, recouvert d’une forêt verdoyante avec des cascades. La végétation tropicale descend jusque sur la côte sud échancrée de profondes baies.
Seule la région au sud de Saint George, la capitale, voit fleurir des structures hôtelières, des résidences et des villas luxueuses « pieds dans l’eau »… ici pas de loi
littorale. 

Au fond de son abri naturel, la capitale Saint George forte de ses 20 000 habitants est
une petite ville antillaise intéressante grâce à son port « the carenage », aux quais « à la française » bordés d’anciens entrepôts en briques peintes, joliment réhabilités.
Nous y faisons une excursion très agréable, et apprécions l’accueil chaleureux des habitants de Grenade et son marché aux légumes. 
Comme prévu, nous passons Noël à Grenade tranquillement au mouillage de Prickly bay et
partageons d’agréables moments sur des bateaux de rencontre. Le mercredi 26 décembre, nous remettons en route pour monter à Carriacou, une petite île dépendance de Grenade, 38 milles à parcourir
et 7-8 heures plus tard nous mouillons à Tyrell bay au sud du bourg d’Hillsborough. Changement de décor : une population réduite à 7000 âmes, cette île de 30 km² appartient à l’archipel des
Grenadines (partagé entre Grenade et Saint Vincent), en dehors des flux touristiques intensifs elle est restée sauvage, authentique et possède la réputation d’une île de contrebandiers (il est
vrai que la bouteille de Pastis de Marseille y est moins cher qu’au Carrefour de La Rochelle !). La population est calme et très accueillante, on y ressent une douceur de vivre et une
nonchalance tout à fait surprenante.
Le mouillage est vaste, calme et aéré, le nombre de voiliers assez élevé. Nous partons en
excursion avec des taxis locaux voir la côte au vent face à l’île d’Union. Le panorama est splendide, lagons turquoise, récifs ourlés de blanc et d’innombrables îles te îlots. Nous profitons
d’une grande et belle plage de sable blanc pour nous tout seul. Vous pouvez imaginer nos journées partagées entre travaux ménagers, entretien du bateau, excursions, baignades… bref nous aimons
bien cette lenteur et douceur de vivre. 

Dans tous ces mouillages, nous apprécions maintenant beaucoup l’annexe semi rigide acquise à
Trinidad en remplacement de la Plastimo revendue à Chaguaramas. Plus légère de 17 Kg, plus longue de 20 cm, elle est d’une stabilité remarquable avec sa coque en aluminium. Trop chère en France,
c’est par contre un excellent plan à Trinidad (- 50%).
Au programme des prochains jours : traversée vers Union island où nous passerons le réveillon du nouvel an en compagnie de nos amis
d’OpSis. Remis de nos agapes nous monterons ensuite en trois étapes rapides vers le port du Marin en Martinique où nous attendrons l’arrivée de Bénédicte et Gaël qui viennent passer une huitaine
de jours au soleil au cœur de l’hiver.
Nous ne terminerons pas ce premier
article de notre saison Caraïbes, sans vous présenter nos meilleurs vœux pour une bonne et heureuse année 2008.
Le prochain article, à la mi-janvier, nous verra en Martinique.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Tyrell bay [Île de Carriacou].
Pour tous ceux qui ont déjà installé cette application, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous et vous parcourrez en quelques clics de souris les 10 500 milles que nous avons effectués à bord de Ramatoa au cours de cette première année.... Bon voyage et bonne navigation !
Si vous n'avez pas installé le logiciel « Google earth », si vous souhaitez le télécharger et l'installer rendez vous sur le site français de Google Earth en cliquant sur ce lien.
Début juillet 2006, nous quittons notre petit sweet home de Châtelaillon-plage pour nous installer à bord de Ramatoa.
Le 8 juillet nous larguons les amarres et quittons le ponton visiteur saturé du port des Minimes à La Rochelle.... destination ... un tour d'atlantique sur plusieurs années.
Première étape incontournable de tous les bateaux partants vers le sud : La Corogne Après une traversée sans histoire du golfe de Gascogne, nous essuyons un coup de vent bien à l'abri dans le bassin du centre ville.
Camariñas : Port de Galice au nord du cap Finistere où nous assistons à une très belle fête de la mer.
Au sud de la Galice, à l 'entrée de la ria de Vigo, s'ouvre la très jolie baie de Baïona équipée de deux marinas modernes.
Les abris sont rares et médiocres le long de la côte basse et rectiligne du Portugal. Nous gardons un excellent souvenir de l'accueil chaleureux qui nous a été réservé à Povoa de Varzim. Nous sommes allés visiter Porto en train.
Peniche : Très beau port de pêche où se pratique activement la pêche à la sardine.
A l'embouchure du Tage, Cascais nous accueille dans une grande marina pour nous abriter d'un coup de vent.
A Lisbonne, nous faisons escale dans la marina « doca del Alcantara » à deux pas du pont suspendu du 25 avril. Nous sommes à un quart d'heure du centre ville historique.
Changement de décor, Porto Santo c'est un avant goût des terres et lumières d'Afrique. Première escale de notre voyage où nous ressentons un dépaysement fort.
Madère, l'île aux fleurs. Nous ne mouillons pas à Funchal mais dans la nouvelle marina de Quinta do Lorde. C'est un peu isolé, mais de toute façon une voiture est nécessaire pour visiter cette très belle île.
Port de Graciosa sur l'île du même nom. Cette fois-ci nous touchons presque au continent africain dans cette île pleine de contrastes à deux pas de Lanzarote la volcanique.
A quelques milles du petit port de Graciosa, nous passerons quelques jours au mouillage devant une plage déserte au pied d'un cône volcanique.
Très beaux paysages volcaniques et univers minéral de toute beauté... mais que de touristes à Lanzarote. La marina de Puerto Rubicon est splendide, l'accueil et le séjour y sont très agréables.
A Santa Cruz de Tenerife, nous rejoignons la flottille du rallye des îles du soleil. La ville est pleine de ressources, mais la marina blottie au fond du port de commerce est sale et peu accueillante.
Archipel du Cap-Vert, mouillage de Mindelo sur l'île de Sao Vicente. Première grande étape du Rallye des Îles du Soleil, très beau mouillage au coeur de la ville.
Archipel du Cap-Vert, mouillage devant les dunes de l'île de Boa Vista. Eaux claires, plages de sable blond, mais ce mouillage de rêve devient intenable si la houle se lève.
Mouillage à Dakar dans l'anse Bernard au pied de l'hôtel Sofitel Teranga et devant la présidence de la république, à deux pas de la place de l'indépendance : le coeur de la capitale sénégalaise. Les débarquements en annexe ou avec la navette peuvent être délicats si la houle rentre dans la baie de Dakar.
Mouillage à Dakar dans la baie de Hann devant le Cercle de Voile de Dakar. Ce mouillage est connu de tous les oiseaux du large de passage à Dakar. Mouillage calme si ce n'est une pollution extrême des eaux.
Mouillage à l'entrée du fleuve Sine Saloum devant le village de pécheurs de Djifere. Plusieurs centaines de pirogues sont tirées au sec sur la berge du fleuve, les femmes travaillent au séchage du poisson. L'activité, les couleurs et les senteurs sont intenses !
Mouillage à 35 milles à l'intérieur des terres sur le Sine Saloum devant la petite bourgade paisible de Foundioune. La seule animation réside dans les allers et retours du bac qui permet aux véhicules descendant en Casamance de traverser le fleuve.
Dernier mouillage dans la nature après une petite semaine de navigation sur le Sine Saloum avant de remonter vers Dakar pour préparer la transat. Le calme est absolu en bordure du fleuve le long de la mangrove.
Arrivée de l'étape transatlantique, Salvador de Bahia grande métropole nous accueille merveilleusement bien. Les pontons du CENAB sont chaleureux etconviviaux même si la musique brésilienne est omniprésente et tonitruante.
Le calme du mouillage de Jacare à Joao de Pessoa contraste fortement après la fureur de Bahia.
Mouillage inconfortable à Fernando de Noronha qui passe pour être les Galapagos de l'océan atlantique.
Dernière escale technique avant le périple amazonien. Fortalezza est une ville pleine de ressources et nous assistons à son carnaval. Le mouillage et son cadre sont médiocres.
Notre première et inoubliable escale en Amazonie à Soure sur l'île de Marajo. D'emblée nous sommes plongés dans l'univers de l'amazone. Accueil merveilleux.
Belem, capitale de l'état du Para est avec Manaus et Santarem l'une des trois grandes villes d'Amazonie. Nous visitons la ville et ses nombreux vestiges coloniaux.
Changement de décor, à Breves nous sommes déjà au coeur de l'Amazonie, la petite ville est entièrement tournée vers le fleuve et l'exploitation des produits de la forêt amazonienne.
Plus haut sur le cours de l'amazone Monte Allegre accueille Ramatoa et les autres dériveurs intégraux du RIDS dans un écrin de verdure.
Point ultime de notre remontée de l'amazone, en réalité nous séjournons une semaine un peu au dessus de Santarem à Alter do Chao dans un superbe lagon d'eaux claires. La ville de Santarem est un peu endormie sur le bord du grand fleuve.
Après avoir redescendu le cours de l'Amazone, escale sur l'île de Marajo devant la petite ville d'Afua au coeur du delta de l'amazone.
Dernier mouillage sur l'amazone avant de rejoindre l'océan atlantique.
Séjour prolongé à Kourou où le climat très humide ne nous a pas emballé. Nous effectuons la visite belle et émouvante de l'ancien bagne sur les îles du Salut.
Arrivée de nuit dans le port de la ville principale de Tobago : Scarbourough. Nous y restons 24 heures pour effectuer les formalités, avant de profiter des très beaux mouillages de cette île.
Le mouillage de Scotland bay dernier havre de paix avant d'entrer dans la baie de Chagaramas.
Hivernage à Trinidad, Ramatoa est mis au sec en sécurité pour une durée de six mois avec plusieurs autres voiliers du Rallye des Îles du Soleil au chantier Peake.
Quatre à cinq jours de navigation nous font passer au large de la Guyane Française, du Surinam, puis du Guyana. Environ 600 milles à parcourir avec des alizés d’est à sud-est et un courant favorable de un à deux nœuds…. bref le rêve pour l’avant dernière étape ! Mais au cours des 36 premières heures de la traversée… pas de vent et 24 heures de moteur… pourvu que l’alizé s’établisse car nous n’avons pas assez de gasoil pour faire toute la route au moteur.

Finalement l’alizé revient et s’établit à 25 nœuds et nous faisons de belles moyennes. Parti le mardi 22 mai de Kourou, nous touchons Sarbourough, capitale de Tobago, dans la nuit de samedi à dimanche après avoir pris une dernière très belle daurade coryphène. Nous sommes le seul voilier au mouillage dans le petit port de l’île…. Très british. On y parle un anglais teinté de créole, on roule à gauche et on mange mal !! Formalités douanières et d’immigration faites auprès de fonctionnaires zélés… 25 formulaires et 50 coups de tampons plus tard… tout finit par se faire avec patience et flegme « british » naturellement.

Après une nuit à Sarbourough, nous quittons le port pour rejoindre un mouillage très sympathique à Store bay, 7 milles plus loin, au sud-ouest de l’île à proximité de l’aéroport. Trop content de retrouver le beau temps, des eaux claires et limpides et du beau sable blond…. Nous y resterons quelques jours à nous baigner, à aller explorer le récif corallien et ses poissons. Nous découvrons les us et coutumes locales de cette île touristique… mais pas trop quand même.



Après Store bay, Ramatoa jette sa pioche à Mount Irvine bay puis à Castara bay sur la côte ouest de l’île de plus en plus sauvage dès que l’on remonte vers le nord et que l’on s’éloigne du sud touristique et hôtelier. Baignade et snorkeling sur le récif matin et soir. A Castara bay, le mouillage est un peu trop rouleur et nous redescendrons vers Store bay. Au hasard de ces mouillages nous croiserons des bateaux amis du rallye qui musardent également avant de rejoindre Trinidad pour la mise à terre.




Nous passons nos trois derniers jours sur Tobago à Store bay, au calme, où nous commençons à lister toutes les tâches qui nous attendent à Trinidad pour désarmer Ramatoa.

Jeudi 7 mai, dernière traversée, modeste de 60 milles vers Trinidad et la baie de Chaguaramas. Une formalité… oui… mais qui commence dès la sortie du mouillage par un violent grain de 35 à 40 nœuds qui nous accompagne pendant une bonne partie de la matinée, la mer est forte dans le canal entre les deux îles et le bateau fonce dans la plume à 9-10 nœuds. Finalement à 25 milles de l’arrivée, le vent nous abandonne le long de la côte nord de Trinidad, sauvage et superbe, nous finissons la route au moteur. Dernier petit mouillage à Scotland bay, à deux pas de la baie de Chaguaramas où se concentrent les marinas et les très nombreux chantiers de gardiennage, hors zone cyclonique, pour un bon millier de bateaux naviguant dans les Antilles.

Vendredi 8 juin, re-formalités douanières et d’immigration car c’est bien le même pays… mais pas la même île ! Nous installons Ramatoa confortablement à un ponton de Coral cove marina pour quatre jours, bien remplis par des vidanges, des travaux de nettoyage et de démontage de toutes natures… le soir, nous sommes fourbus, un saut dans la piscine et vite au lit. Le climat est chaud et très humide. Un climatiseur est installé sur le bateau, pour notre confort pendant les travaux de désarmement, mai surtout pour assainir et sécher l’atmosphère du voilier pendant les six mois à venir.

Mardi 12 , Ramatoa semble bien petit dans les sangles du travelift de 150 tonnes et sur le chariot automoteur du chantier Peake. Il trouve sa place auprès des autres ovnis du rallye « Fiddle Dedee » et « Perrotin ». « Bahia » nous y rejoindra la veille de notre départ.
Une dernière semaine d’efforts pour s’assurer de retrouver Ramatoa en bon état à notre retour. Travaux divers : réparation du bimini, vérification des voiles, démontage des pièces à échanger en France, démonter tout le gréement courant, bâcher et protéger… et toujours nettoyer et sécher !

Voila, c’est fini… dernier passage aux douanes et à l’immigration…. cela me manquait depuis une semaine ! pour admettre le bateau en franchise douanière pendant six mois. Envol pour Roissy CDG via Caracas et Lisbonne demain matin.
Nous arrivons donc au terme de cette première année de navigation, pleine d’aventures et avec le sentiment d’avoir vécu avec le Rallye des Îles du Soleil des moments extraordinaires et inoubliables au Brésil, sur l’Amazone mais aussi aux îles du cap-vert.
Nous poursuivrons ce blog lors de notre retour à Trinidad en décembre 2007 pour une saison de navigation dans les Antilles…. Donc à très bientôt sur le net ou en Charente maritime !
Vous trouverez les dernières photos de notre séjour à Trinidad & Tobago sur l'album de l'étape 09-Trinidad & Tobago.
Enfin, pour tous ceux qui ont installé Google Earth, vous pouvez visualiser notre position sur l'image satellite en cliquant sur le lien de la dernière position.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Chaguaramas le 18 juin 2007.















