Nous ne voulons pas rester sur le dernier article un peu noir du futur de l'Amazonie... car si l'avenir pose des questions auxquelles il faudra trouver des
solutions... le quotidien y est encore merveilleux... et nous voulons profiter pleinement des quelques jours de la redescente du fleuve Amazone et de la dernière escale d'Afua sur l'île de
Marajo.

Après une semaine passée au mouillage dans le lagon d'Alter do Chao, point ultime de notre progression sur l'Amazone, nous avons fait demi-tour et sommes allés mouiller devant le « Iate
Clube » de Santarem. C'est une ville moins prestigieuse que Belem, pas de buildings, pas de théâtre ni de monuments... elle a le charme d'une petite ville de province assoupie au confluent
des rios Tapajos et Amazonias. La vie y est calme, les habitants d'une gentillesse extrême comme très souvent au Brésil. Une superbe soirée nous est offerte par la municipalité, le samedi soir
avec la participation de la population.

Escale technique pour l'avitaillement, dernière grande surface avant la Guyane française, et le plein de fuel. Hubert nous quitte et entame un long périple retour vers Paris et la rédaction du
Nouvel Obs... Salut le Boto et à bientôt !!

Le Dimanche 22 avril, les français votent... et nous entamons la descente avec une longue étape de 96 milles. Départ prévu à 5 heures du matin, au lever du soleil, mais des trombes d'eau
nous réveillent avec une visibilité insuffisante pour partir... le départ est reculé ... mais à six heures le convoi se met en ordre de marche. Au milieu du rio, dans la veine de courant
principal, les bateaux descendent à 10 noeuds sur le fond alors que nous avançons à 6 noeuds sur l'eau... nous sommes sur un gigantesque tapis roulant !

Décidément la météo n'est pas avec nous car nous aurons une journée ininterrompue de pluie et de vent fort. Le réservoir d'eau du bord déborde. Le vent d'est souffle à 20-25 noeuds et lève un
clapot très creux contre le courant de l'amazone. Les bateaux piquent du nez dans la plume.... le mal de mer fait même sa réapparition sur plusieurs bords ! A la tombée de la nuit nous mouillons
à l'ouvert du furo Oteiro où nous avions déjà fait escale en montant.

Lundi 23 avril, le soleil est revenu et sur la VHF les résultats du premier tour sont commentés une bonne partie de la matinée... un vrai café du commerce ! Aujourd'hui Ramatoa progresse juste
derrière l'Alvaro Furtado, le bateau pilote, car après une étape de 52 milles nous allons découvrir un furo sur l'île de Penema qui n'a encore jamais été pratiqué par la flottille du rallye.
Ramatoa passera prudemment en tête avant que les bateaux à grand tirant d'eau ne s'engagent sur le seuil qui ferme ce magnifique petit furo dans la nature. Très belle soirée et lumière
splendide.

Mardi 24 avril, temps gris et lourd pour une assez longue étape de 72 milles. Nous mouillons devant l'île Mojui où nous avions déjà relâché lors de la montée. Le trafic sur l'amazone était assez
dense et nous avons croisé plusieurs cargos montant lège vers Santarem ou Manaus.

Mercredi 25 avril, belle étape sous le soleil de 62 milles qui nous conduit dans le furo de Jaguaribe. Nous mouillons devant une importante scierie appartenant au propriétaire de notre bateau
pilote l'Alvaro Furtado. Visite guidée des installations... les conditions de travail sont difficiles et la sécurité des ouvriers est secondaire. Les ouvriers sont logés dans l'enceinte de la
scierie, ne payent pas de loyer et ont l'électricité gratuitement. Nous sommes au 21° siècle mais c'est presque du Zola !!

Jeudi 26 avril, dernier jour de navigation pour rejoindre Afua, ultime ville étape du Rallye transamazone et du RIDS. 63 milles à parcourir sous la pluie et des grains. A notre arrivée dans le
furo d'Afua, le soleil revient, de nombreuses pirogues nous accueillent et des bateaux de la ville nous attendent avec force musique et pétards.

Cinq jours d'escale nous attendent à Afua avec de nombreuses manifestations et festivités pour la clôture du rallye. En effet le 2 mai, les bateaux reprendront le large pour rejoindre soit la
Guyane Française soit directement les antilles.... le voyage continue après la fin du rallye des îles du soleil.
Nous ne voulons pas terminer cette chronique de deux mois passés sur l'Amazone sans évoquer les nombreuses vacations de Nicolas sur la VHF. En effet il a agrémenté les longues navigations d'exposés passionnants sur l'amazonie, ses habitants, sa faune, sa flore et surtout sur les légendes et traditions très vivaces dans le bassin de l'Amazone. Il a vécu de nombreuses années en Amazonie et il a fait des légendes et traditions de l'île de Marajo le sujet de sa thèse de doctorat d'anthropologie. Vous pouvez lire ou feuilleter ce document passionnant en cliquant sur ce lien : Thèse de Nicolas Tiphagne.
Enfin ne manquez pas les très nombreuses photos ajoutées sur l'album de l'étape 07 Amazone. Merci à Joseph d'Opsis pour les belles photos de la soirée à Santarem.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Afua le 29 avril 2007.
Le territoire de l'amazonie s'étend sur 9 pays et couvre 6 millions de kilomètres carrés. Au Brésil, l'amazonie couvre 60% de la superficie du pays. La forêt
amazonienne couvrait initialement 4 millions de kilomètres carrés. A ce jour on estime que près de 17% ont été déboisé et le rythme de la déforestation s'accélère malgré les efforts des
protecteurs de l'environnement (on parle de 30% à court ou moyen terme). Sur la période 2002 – 2003 près de 23 750 Km² ont disparu, environ deux fois plus que la moyenne annuelle des années 1990.
Les raisons actuelles de cette déforestation sauvage sont connues et des risques nouveaux apparaissent.

Historiquement l'exploitation du bois est naturellement la plus ancienne cause de déforestation, mais aujourd'hui ce n'est plus elle qui consomme le plus de surface. En effet seulement une
trentaine d'essences sont exploitées commercialement, essentiellement vers l'Europe. Ces bois précieux sont repérés dans la forêt, abattus puis extraits vers une voie de communication fluviale ou
routière, cette exploitation nécessite en moyenne de sacrifier une bonne trentaine d'arbres qui seront laissées sur place. L'exploitation forestière se fait en arrête de poisson le long des
fleuves, des routes, des affluents et des pistes. L'exploitation du bois réalisée par les 3000 compagnies brésiliennes ou étrangères est assez bien surveillée et elles se donnent bonne conscience
en reboisant une petite fraction des surfaces exploitées, mais ce qui ne l'est pas du tout c'est l'exploitation clandestine qui alimente une réelle économie parallèle (abattage, scierie,
transport et commercialisation). On estime que 90% du bois exploité l'est illégalement, au Brésil même le bois commercialisé est d'origine clandestine à plus de 70% !

Le développement de l'élevage bovin extensif et des grands domaines a été encouragé par le gouvernement brésilien en 1975 après l'échec du développement économique lié à l'ouverture de la
route Transamazonienne. Des surfaces considérables ont été concédées pour une bouchée de pain, à des exploitants venus du sud du Brésil ou même du nord de l'Argentine, pour la création de pôles
agro-pastoraux. Les surfaces nécessaires pour un élevage intensif de bovins sont nettoyées au bulldozer, brûlées et défoliées. La même politique a conduit à la création de pôles agro-miniers
(gisement de fer, bauxite et manganèse). Comme souvent, ce sont des multinationales qui tirent tous les bénéfices de ces opérations, et les ouvriers, trimbalés de chantier en chantier, ainsi que
les locaux chassés de leurs terres, qui payent les pots cassés.

Le Brésil, avec une récolte annuelle de 50 millions de tonnes, est depuis peu le premier producteur mondial de soja. Le pays compte déjà 23 millions d'hectares de surfaces cultivées et dans
la forêt amazonienne la superficie a augmenté de 13,5% entre 2001 et 2004. Elle continue de progresser au rythme de 1 million d'hectares par an. A Santarem, le géant américain Cargill a construit
un port céréalier sans réaliser les études environnementales demandées et sans attendre toutes les autorisations ! 160 000 tonnes d'oléagineux sont exportés mensuellement, sous la bonne garde de
vigiles armés, vers Liverpool en Grande Bretagne... et la déforestation s'accélère depuis la mise en service de ce terminal (procédure en cours pour obtenir la fermeture de ce terminal). L'Europe
est le premier consommateur de soja, pour les farines animales en particulier. Outre la déforestation, la plaie de cette culture du soja est l'appauvrissement irrémédiable du sol
amazonnien. Le sol est naturellement pauvre et seul le substrat entretenu par la forêt est riche et fertile. Après déboisement et culture intensive du soja, la terre est lessivée, appauvrie, les
surfaces lunaires stériles (latérisation des terres) sont abandonnées car impropres à toutes les cultures... de nouvelles surfaces sont défrichées ! Légalisée depuis peu la culture du soja
transgénique utilise une quantité considérable d'herbicides. Le Brésil est devenu le troisième consommateur mondial d'herbicides et le soja en utilise 50%.
A ces trois causes
identifiées à ce jour, un risque majeur pourrait accélérer la destruction de la forêt amazonienne dans les décennies à venir : le développement attendu et annoncé des biocarburants. Si les
biocarburants remplacent à moyen terme tout ou partie du pétrole, il faudra des surfaces cultivées à cet effet considérables... et la tentation sera bien grande de poursuivre la désertification
commencée avec le soja en Amazonie.
Le Brésil est un des pays les plus inégalitaires au monde avec 5% de la population qui cumule 90% des richesses du papys. La déforestation a de nombreuses
conséquences sociales et humaines. Tout d'abord les mouvements des populations locales qui sous la pression des grands domaines sont obligées de fuir les terres qu'elles occupaient et se massent
à la périphérie des grandes villes d'Amazonie.
L'absence de cadastre fiable et la mafia des notaires qui falsifient les titres de propriété poussent des centaines de milliers de personnes à occuper illégalement des terrains publics. Les
grandes compagnies forestières usent de ces même méthodes pour s'aliéner des terres.
Les ouvriers des exploitations forestières et des grands domaines, souvent venus du sud du pays, sont maintenus dans une situation de dépendance financière totale vis à vis des propriétaires....
cette forme d'esclavage moderne est combattue par les autorités sans beaucoup de succès.
Enfin les conditions de vie difficile dans beaucoup de petites villes et bourgades, l'isolement et l'éloignement des grands centres, le manque de travail pour tous créent des tensions
insupportables dans la vie quotidienne. La violence est fréquente attisée par l'alcoolisme. Il y a eu des tentatives d'empoisonnement massif (distribution de couvertures contaminées à la grippe
et à la tuberculose) des populations amerindiennes qui résistaient à pénétration de la forêt par les grandes compagnies.

Face à ces difficultés, le discours politique brésilien n'est pas claire et bien peu crédible car il promet tout et son contraire : la protection de la forêt mais aussi le développement des
surfaces de soja... l'interdiction du soja trangénique mais il vient d'être légalisé par décret... et... la redistribution de terres aux sans terre se fait toujours attendre. Si rien n'est tenté
au niveau national ou international, l'Amazonie va rester pour de nombreuses années encore une terre d'eldorado et de non droit.
Dans notre dernier article, écrit et posté à Breves, nous n'étions toujours pas sur le rio Amazonias et contournions encore l'île de Marajo. Depuis cette escale, les connexions Internet sont inexistantes ou trop lentes pour envisager une mise à jour du blog. Nous continuons donc notre lente progression vers Santarem.
Nous alternons les mouillages devant des villes ou des bourgades où nous restons deux ou trois jours et des nuits en mouillage forain dans la verdure le long
d'une berge, entre deux îles ou à l'entrée d'un « furo ». Nous effectuons des journées de navigation de huit à dix heures en moyenne et rarement plus de deux journées de
suite.

Parti le samedi 24 mars de Breves au lever du jour dans la brume, nous embouquons le minuscule furo Asturia en file indienne, le spectacle est splendide. Arrivé en fin d'après-midi au mouillage,
nous mettons l'annexe à l'eau et exploration des berges, des furos et des iguarapes [petit furo accessible en annexe seulement] proches du bateau.

Dimanche 25 mars, reprise de la progression et à 9H30 nous débouchons enfin dans le rio Amazonias. A cet endroit il est large de quatre ou cinq milles et charrie beaucoup de bois et de déchets
végétaux, ses eaux sont marrons. Nous progressons à toucher la berge pour éviter d'affronter la veine de courant principal qui atteint quatre noeuds et plus. Nous ne progressons sur le fond qu'à
quatre noeuds parfois un peu moins. Mouillage devant l'île Mojui. Hubert a passé la journée sur l'Alvaro Furtado en compagnie de Philippe, Nicolas et Emilio.

Lundi 26 mars, repos au mouillage de l'île Mojui. Nous partons en exploration en annexe avant le lever du soleil pour tenter de voir des animaux sur les berges et dans les petits furos proches du
mouillage. Peine perdue... nous rentrons bredouille, crottés et n'avons vu que des moustiques et des buffles ! La végétation est dense et impénétrable.

Mardi 27 mars, départ au lever du jour... c'est une habitude... ! Difficile progression à 15 -20 mètres de la berge par des fonds de 12 à 20 mètres de profondeur. En fin de matinée nous quittons
le cours du rio Amazonias pour rentrer dans celui du rio Xingu. Le rio Amazonias charrie des eaux de couleur marron alors que le Xingu a des eaux moins chargées de couleur sombre, on a
l'impression de naviguer sur du Coca Cola ! La ligne de partage des eaux est très nette et agitée de nombreux remous. A 14H00 mouillage à proximité de l'île Macacos, exploration en annexe d'une
superbe rivière galerie et bénéficions ensuite d'un splendide arc en ciel sur le mouillage. Tous les soirs le ciel s'assombrit et l'horizon est zébré d'éclairs d'orages. Avec un peu de chance
nous pouvons récupérer 30 ou 50 litres d'eau de pluie dans nos réservoirs.

Mercredi 28 mars, petite matinée de navigation et nous mouillons devant la ville de Porto do Mooz sous un violent grain de pluie et de vent... pas de problème l'ancre va tenir pour les trois
jours de l'escale ! Cet après-midi... au programme... vidange moteur... alors que Dominique et Hubert partent en reconnaissance dans la ville aux ressources assez limitées.
La municipalité nous accueille avec gentillesse et organise des visites guidées de la bourgade et des excursions d'une journée en camion ou en bateau : visites de coopératives et d'exploitations
(élevage, pisciculture, ressources de la forêt, etc...). Nous visitons également des communautés isolés le long du fleuve, par communauté il faut comprendre un regroupement de population
mettant en commun des ressources comme des terres, un groupe électrogène etc, il n'y a pas de connotation religieuse ou confessionnelle.

Dimanche 1° avril, nous reprenons la route pour rejoindre le rio Amazonias et mouillons face à Almeirim. Insidieusement et lentement le paysage a changé... des mouvements de terrain se dessinent,
il y a même des falaises le long du fleuve, la forêt est moins dense et nous découvrons un paysage de prairies humides. Les riverains vivent un peu moins des ressources de la forêt et un peu plus
de l'élevage. Les oiseaux sont beaucoup plus nombreux et plus visibles car la forêt est souvent assez éloignée de la berge.
Accueil très
chaleureux des habitants d'Almeirim qui participent massivement aux festivités organisées par la municipalité pendant les deux jours de notre escale. Nous passons en particulier une journée
complète dans la communauté d 'Arumanduba perdue au fond d'un minuscule Iguarape et nichée au pied des premiers escarpements du terrain. Les membres de la communauté vivent de l'élevage et
surtout de l'exploitation de la noix du Brésil... la chastagna du Para que l'on retrouve ensuite dans les épiceries fines en Europe... à Paris chez Fauchon par exemple !


Mercredi 4 avril, nous parcourons une trentaine de milles et embouquons un petit furo rectiligne et mouillons en file indienne devant la communauté de Novo Horizonte au coeur des prairies
humides. Cette communauté est construite le long du furo, les maisons sont desservies par un unique trottoir. Nous y restons deux jours au calme, au contact de la nature et des habitants
qui semblent aussi content de nous voir que nous de les rencontrer. Il n'y a aucune ressource et nous explorons les furos les plus proches. Des équipages, plus chanceux que nous, verrons
des serpents et quelques singes..... Hubert est parti pour tenter de voir des caïmans et il est revenu déçu ! Les paysages sont superbes, les oiseaux innombrables et nous sommes aux premières
loges pour assister à la vie quotidienne des membres de la communauté rythmée par le fleuve, ses inondations et ses caprices. Nous participons à l'office religieux du jeudi saint célébré par le
chef de la communauté. En absence d'un père, il s'agit de prières, de chants et de la lecture de textes. A l'issue le rallye donne à la communauté des cartons de fournitures scolaires, des
médicaments et un sac de produits de première nécessité pour chacune des familles. Les deux jours de l'escale à Novo Horizonte s'écoulent paisiblement.... ballades en annexe, bricolage, courrier
etc...Mais il ne pleut plus depuis quelques jours et nos réserves d'eau s'épuisent... il nous faut de la pluie d'urgence !!

Samedi 7 avril,une étape de 32 milles nous conduit dans le furo Outeiro, c'est un mouillage forain en pleine nature surplombé par un petit piton. Le furo est parcouru par un fort courant qui
transporte de très nombreux « meurure » c'est à dire des plaques de jacinthes d'eau. Le matin, avant de relever le mouillage il faut dégager l'ancre et la chaîne de toute cette
végétation, l'aide des pompiers embarqués sur l'Alvaro Furtado est la bienvenue.

Dimanche 8 avril, nous fêtons Pâques en navigation sur l'amazone.... 41 milles plus loin nous arrivons après une journée très chaude devant la ville de Monte Allegre. Une partie des bateaux
accoste le « trapiche » [débarcadère principale] de la ville, mais pour nous bénéficiant d'un très faible tirant d'eau, nous sommes avec six autre bateaux de l'autre coté du furo dans
une petite mare aux canards au milieu de la verdure... les bateaux sont littéralement posés dans la prairie par à peine 1,50 mètres d'eau. C'est moyennement commode pour l'avitaillement et le
plein d'eau, mais c'est merveilleux car nous sommes au calme parmi les oiseaux.... et les moustiques ! Dominique et Hubert effectuent sous une pluie battante une belle ballade pour admirer des
peintures rupestres vieilles de 13 000 ans.


Mercredi 11 avril, une étape longue et éprouvante de (53 milles en 12 heures) qui nous amène à la tombée de la nuit aux portes de Santarem dans le furo Tapara.

Jeudi 12 avril, dernière et ultime étape de notre remontée d'une partie du cours de l'Amazone. Nous parcourons 34 milles sur le rio Amazonias puis longeons Santarem et embouquons le rio Tapajos
sur une quinzaine de milles. Notre mouillage est magnifique, petit lagon avec une langue de sable et de l'eau claire où il est agréable de se baigner. Il s'agit en fait de la plage à quelques 30
kilomètres de Santarem. Nous allons y rester 4 à 5 jours pour un repos mérité et allons pouvoir mettre à jour le blog qui est un peu délaissé depuis deux à trois semaines.
Ne manquez pas de regarder les nombreuses photos qui ont été ajoutées sur l'album de l'étape 07
Amazone.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Santarem le 14 avril 2007.



