Hasta la vista Espana, bom dia Portugal.
Adieux l'Espagne, bonjour le Portrugal.
Depuis notre escapade à saint Jacques de Compostelle, le beau temps est revenu avec assez souvent de la brume ou du brouillard en matinée. Le vent est généralement faible et variable avec des
effets de brises côtières en fin d'après-midi, le plus fréquemment dans le nez. Nous faisons beaucoup de moteur... trop pour un voilier !

Dans la ria d'Arosa, envahie par les « viveiros » viviers flottants servant à la culture des moules sur des filières suspendues, nous allons mouiller devant une belle plage à coté d'un
port de pêche très actif où la sirène de la glacière ou de la conserverie meugle sinistrement toutes les 10 ou 15 minutes (sauf la nuit de 22 à 06 heures... ouf !). La ville de Santa Egenia de
Riveira est sans intérêt, moderne et défigurée par des immeubles HLM en front de mer. D'une manière générale les villes de Galice ne sont pas très belles car elles se sont développées
anarchiquement avec une architecture moderne économique fort peu réussie.
Jeudi 20 juillet 2006, nous changeons de ria, quittons celle d'Arosa pour entrer dans une ria plus petite, celle de Pontevedra en faisant une escale de quelques heures devant une belle petite
plage de l'île d'Ons. Nous remontons la ria jusqu'au fond avec l'espoir d'y découvrir un village typique. Cambarro prétend être le seul village de pêcheurs en Galice à être resté intact. La
partie la plus ancienne, fortement restaurée, avec ses maisons en pierre aux balcons soutenus par des piliers de granit qui se serrent autour d'étroits passages dallés est très touristique car il
est au programme de tous les tours operators de Galice. On y voit, à proximité de chaque maison, de très nombreux greniers sur des pilotis de granit.
Ramatoa est seul au mouillage au fond cette ria, mais il est de piètre qualité avec peu d'eau et un fond d'herbes et de vase de mauvaise tenue. Le lendemain midi, l'ancre chasse alors que le vent
monte à 15 – 20 noeuds. Nous mouillerons ensuite à l'entrée de la ria dans un joli cadre à Bueu après avoir slalomé entre les parcs à moules.
Le samedi 22, direction Baïona à l'extrémité sud de la ria de Vigo, la dernière des rias de Galice. Au passage nous nous arrêtrons le temps d'un repas dans les superbes îles Cies, mais nous sommes pas les seules au mouillage, c'est la destination weekend préférée des habitants de Vigo et le trafic des bateaux à passagers est incessant. Il est vrai que le cadre est superbe et le soleil radieux.
Baïona est notre dernière escale espagnole que nous quitterons en début de semaine prochaine pour rejoindre 50 nautiques plus bas le petit port de Povoa de Varzim à une douzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto. Nous aimerions que les fameux alizés portugais, vent modéré de secteur nord, s'installent un peu plus franchement... on verra ce que nous réserve la météo.
N'oubliez pas de jeter un oeil aux albums de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.... il y a de nouvelles photos.
Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Baiona le 23/07/2006.
Il y a déjà une semaine, nous arrivions à la Corogne, où nous avons laissé passer le gros du mauvais temps.
Nous sommes descendus de conserve, par une bonne brise de nord-est, avec un autre Ovni 435 jusque dans la très belle et très sauvage ria de Camariñas où nous avons mouillé devant une plage et un
bosquet de conifères, à deux pas du petit port de pêche. Samedi 15 juillet, on reste au mouillage, nettoyage de la coque en plongée, l'eau est très froide et la combinaison est la bienvenue. Une
heure et demie plus tard, Ramatoa a retrouvé une belle carène blanche et les traces de gasoil récoltées aux Sables d'Olonne et à la Rochelle ont disparu.... mais je suis frigorifié et fatigué !

Dimanche 16 juillet, route tranquille et passage du cap Finisterre, alternance de voile, de moteur, de soleil et de brouillard pour rejoindre Muros dans la ria du même nom. La température est
caniculaire et nous avons pris notre premier bain de mer dans une eau encore fraîche. Muros est une très belle vieille ville et c'est un port de pêche actif où nous assistons aux processions
nautiques de la « fiesta virgen del carmen », fête très populaire en Galice. Le soir nous bénéficions d'un splendide feu d'artifice sur le port que nous admirons depuis le bateau au
mouillage.

Lundi 17 juillet, sous un soleil de plomb, de moins en moins de vent et de plus en plus de moteur, nous embouquons la ria d'Arosa, la plus grande et la plus connue des rias de la Galice. Nous y
parcourons une quinzaine de milles pour rejoindre Villargarcia d'Arosa, petite ville et port sans grand intérêt autre que celui d'avoir un train direct en 30 minutes pour aller visiter Saint
Jacques de Compostelle.
Mardi 18 juillet, le temps est gris et le thermomètre ne dépasse pas 25°.... quelle aubaine pour aller visiter ce haut lieu de pèlerinage de tous les chrétiens. L'ambiance y est très cosmopolite,
il y a du monde.... mais ce n'est pas le Mont Saint Michel au 15 août non plus et on y entend toutes les langues.... c'est impressionnant. La vieille ville est splendide, et en dehors de la
cathédrale, elle regorge de couvents, de palais, d'églises et d'une très vieille université.

De retour à bord, je prépare la mise en ligne de toutes ces nouvelles images que vous trouverez dans les albums de l'étape 01 La Rochelle
– Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.
Les trois dernières semaines, consacrées aux derniers préparatifs depuis notre croisière en Bretagne sud, sont passées très vite. Avitaillement, derniers bricolos ou pièces détachées à récupérer.
Craignant de nous voir dépérir, Sylvia et Ralph de Siùm nous ont offert un « colossal stock » de soupes chinoises, elles aussi ont trouvé une place à bord. Enfin tout est rangé, les
coffres sont pleins mais le bateau reste dans ses lignes... quelle chance !
Dernier week-end avec les enfants, soirées avec les amis à Rochefort ou sur le bateau à La
Rochelle, les derniers coups de fil sont pour la famille.
La météo reste assez moyenne mais le samedi 8 juillet elle ne nous semble pas être trop défavorable sans être optimale !
Le 8 juillet après-midi nous larguons les amarres, complétons le plein de gasoil... et c'est parti pour la traversée du golfe de Gascogne. Un peu d'émotion et beaucoup de joie de voir notre
projet débuter sa phase active. Yann nous accompagne pour cette première grande traversée de Ramatoa.
Le samedi soir nous verra au large de l'île d'Oléron après avoir paré
Antioche. Nous sommes au près... mais sur la route directe. Première nuit au moteur sans vent et au petit matin, le vent revient mais du sud-ouest, pile dans le nez... c'est encore du près mais
cette fois-ci nous ne sommes plus sur la route directe.
Deuxième nuit identique à la première... et le matin le vent reviendra timidement du secteur est faible à modéré... nous sommes de nouveau en route directe vers la pointe de la Galice, Punta
estaca de Bares. La houle de nord ouest est assez creuse.
Troisième début de nuit au moteur, mais au petit jour, en vue de Estaca de Bares, le vent tourne au nord. La météo est pessimiste et annonce un renforcement attendu du vent de nord sur la zone
avec une menace de coup de vent en soirée du mardi 11 juillet. Il nous faut donc arriver à La Corogne en fin d'après-midi au plus tard. Les 40 derniers milles sont avalés à grande vitesse,
d'abord en s'aidant du moteur pour maintenir une vitesse de six noeuds, puis le vent forcissant progressivement à 25 et 30 noeuds, les 15 derniers milles défilent à une vitesse de 7 à 8 noeuds
dans des creux de 2 mètres.
L'arrivée dans la Darsena Deportiva de la Corogne est sportive sous un vent de travers musclé. Nous y retrouvons de nombreux bateaux qui attendent une amélioration pour descendre plus au
sud vers les rias de Galice et le Portugal.
Bilan de cette première étape : 390 milles parcourus soit 30 de plus que la route directe en 72 heures très exactement. Des conditions de vent allant du calme à un vent fort, le tout à toutes les allures du prés au portant. Le bateau marche fort et tout fonctionne bien à bord... en bref que du bonheur sur l'eau
Si la météo reste pessimiste, nous allons mettre à profit ces quelques jours pour visiter la Corogne et aller à Saint Jacques de Compostelle... on vous racontera tout cela plus tard. Ce matin Yann est rentré à Nantes, mais peut-être le reverrons nous avec plaisir nous accompagner lors d'une prochaine étape.
Un cabotage tranquille devrait nous conduire maintenant vers les rias du sud Galice puis vers Porto et Lisbonne. Toutes les photos se trouvent dans l'album de l'étape 01 La Rochelle - Lisbonne.



















