Avant le départ, achat de l'épicerie de base : sel, poivre, thym (3 boites), laurier etc, 4 kg de pâtes, 3 kg de riz, 5 kg de farine, 7 paquets de levure de boulangerie
déshydratée, 5 L d'huile d'olive (en Espagne l'huile d'olive est aussi chère qu'en France), thé, café lyophilisé, lait en brique ou concentré, céréales, tartines grillées, et un assortiment de
conserves : cassoulet, choucroute, raviolis, haricots verts.... mis à part de la sauce tomate, des petits pois « pas très fins », du thon et des sardines, nous ne trouvons pas de plats
préparés en boites, ni de thym et de laurier, ni de charcuterie (saucissons, terrines etc ....) en dehors de nos frontières.Pour le beurre en boite, pratique pour réaliser les pâtes à tarte, nous en trouvons facilement aux Canaries de marque Hollandaise, tout à fait correct, par contre celui acheté au Brésil est nettement moins bon, sinon voici une bonne adresse.
Les jours ou les nuits où cela bougeait trop nous avons aimé les soupes chinoises,
offertes par Sylvia et Ralph.
Tout le long de notre parcours, j'ai acheté des fruits et légumes frais (moins sur l'amazone), qui par précaution, sont systématiquement trempés dan un bain de
permanganate avant d'être consommés. Attention : les pommes de terre se conservent très mal !
A bord, nous avons une machine à pain, arrimée dans le local technique. Le cycle complet de cuisson étant trop long, je m'en sers uniquement pour pétrir.
A la fin de la 1ere levée, je sépare le pâton en deux,
une partie ira au frigo, l'autre sera avant la 2ième levée façonnée, soit en 1 ou plusieurs boules pour une cuisson au four,
soit en une grande galette pour une cuisson à la poële. Pendant la transat, j'ai totalement raté la cuisson en cocotte-minute. Je me sers aussi de la pâte pour
réaliser des pizzas cuites à la poële.
La veille du départ, j'ai acquis de la présure en pharmacie, j'ai pu ainsi réaliser aux escales des yaourts tout le long de notre parcours. Vous trouverez la recette dans le livre de votre autocuiseur, mais attention plus il fait chaud plus vous devez réduire le temps de fermentation. Pour la transat nous avions un assortiment longue conservation, acheté à Dakar.
Il a fallu attendre d'être entre les Canaries et le Cap-vert pour réussir à pécher notre première dorade coryphène... franchement nous ne sommes pas très doués, mais alors là quel régal !!! Seul problème, n'ayant pas de congélateur nous en consommons pendant 3-4 jours d'affilée, mais maintenant que mes bocaux de stérilisation sont vides je pourrais faire des conserves, sauf en zone de ciguatera. Sur le Siné-Saloum, et au Brésil, nous nous sommes délectés de crevettes, vendues par les pêcheurs.
En général nous n'avons pas eu trop de problème de surplus de stocks ni de conservation de nos produits, sauf pour deux paquets de pâtes, achetés à Dakar,
squattés par des charançons.
Tous les ingrédients tels que farine, riz etc... sont transvasés, dés l'achat dans des boites solides. Les bidons d'huile métalliques rouillent, donc là aussi
transfert dans des bidons plastiques.
Grâce à notre désalinisateur, 60 l/heure, fini la corvée du transport et du stockage des packs d'eau (sauf sur l' amazone, of course!). Nous avons toujours
consommé l'eau des cuves alu du bateau, un filtre charbon actif – céramique, de marque Katadyn, est installé sur l'évier pour l'eau de boisson, l'eau est bonne sans
goût excessif. A Itaparica, une île en face de Salvador de Bahia, nous avons fait, comme tous les autres bateaux, le plein d'eau de source, quel luxe !
Dans les fonds, nous avons rangé les bouteilles de jus de fruits, les boites de soda, de bières. Benoît a prévu quelques
bouteilles de vin pour les soirées entre amis. N'oubliez pas d'honorer Neptune, lors du passage de la ligne, par une coupe de Champagne.
En résumé, nous avons fait quatre gros avitaillements, un avant le départ à la Rochelle, le 2ième à Ténérife, le
3ième à Dakar, le dernier à Salvadore de Bahia. Par contre je n'ai pratiquement pas fait de courses à Tobago § Trinidad, cela sera une découverte en Décembre.
Mais je crains le pire dans les îles anglo-saxonnes! Je vous raconterai.
Dans le prochain article, je vous parlerai de bricolage et de confort à bord.
A bientôt... la skipette.
1- Santé.
Avant le départ nous avions suivi ensemble un stage d' ATMSI (apprentissage aux techniques
médicales en situation d'isolement). Wouaps... pas triste... le découpage et les points de suture des pieds de cochons sanguinolents d'éosine !
Je suis allée aussi en stage à la SNSM à la Rochelle, pour repasser mon diplôme de secouriste.
En plus des nombreux médicaments à embarquer dans la pharmacie de bord, dont vous trouverez ici la liste, nous avons fait le choix du Doxiplalud comme antipaludéen pour les zones infestées d'Afrique et d'Amazonie (plus économique que le Malarone et sans les effets secondaires du Lariam).
Pour combattre le mal de mer, après une trop longue escale je prends de la Cinnarizine, les médicaments genre Mercalm me font bien dormir, impensable en équipage réduit, et je réagis très mal aux patchs transdermiques de type Scopoderm.
Les médicaments sont rangés dans des boites hermétiques, sans leurs emballages, mais avec les notices, dans un coffre sous la banquette du carré. Une trousse d'urgence est à portée de mains, dans un équipet du carré, elle servira souvent pour soigner les petites coupures, ecchymoses, ou coups de soleil sur les oreilles de Benoît.
2- Hygiène.
Tant que le temps était frais nous prenions nos douches (une par jour... vive le désalinisateur) dans le cabinet de toilette, par la suite c'est dans le cockpit que nous faisions nos ablutions, Ramatoa est équipé d'une douchette sur la jupe arrière. C'est très agréable de se sécher au soleil, caressée par les alizés.
J'ai très vite supprimé nos gants de toilette, ils dégagent une mauvaise odeur dés la première utilisation, au profit de petites lingettes en microfibre, plus facile à laver
et séchant rapidement.Dans tous les sanitaires fréquentés, même nettoyés quotidiennement, je garde mes tongues (y compris dans le bac à douche), il y a trop de rats qui courent la nuit prés des bâtiments.
Après avoir découpé du poisson, la meilleure façon d'ôter son odeur tenace sur vos mains est encore de les savonner longuement au savon de Marseille (les savons sans eau sont inefficaces).
Au Brésil, les gels douche sont moins répandus que chez nous, il vaut mieux avoir une réserve à bord, par contre pour les shampoings et soins capillaires, la surabondance me laisse parfois perplexe.
3- Beauté.
Au début nous utilisions quotidiennement des crèmes de protection solaire, par la suite ce fût de façon plus épisodique, sauf en plongée, attention aux épaules ....Inutile d'acheter un stock énorme de lait corporel, dés qu'il fait très chaud, la peau traitée se met à transpirer, ce qui est, reconnaissez le, fort désagréable.
Sinon, petite trousse de maquillage habituelle, aucune difficulté pour trouver un produit manquant.
Par petit temps, bien installée dans le cockpit, vous pouvez jouer à la manucure, là aussi pas d'ennui pour dénicher, même dans les petits villages, les articles nécessaires, à condition de ne pas être trop exigeante sur la marque de votre vernis ....
Épilation : attendez d'être au port pour utiliser la cire chaude ! au Brésil, il y a une profusion de salons de beauté, profitez en, c'est vraiment peu onéreux, sympathique, et parfois comique, comme avec cette esthéticienne qui m'a déposé un caramel dans la bouche au moment de l'épilation maillot !
Toujours au Brésil, j'ai souvent profité de massages bien-être, dommage que cela
soit si coûteux en France.Au hasard des escales j'ai pu aller chez le coiffeur, cela m'a permis en plus de rencontrer des
filles charmantes et d'essayer d'améliorer mon espagnol, puis mon portugais.
Le premier article bilan se termine ici, j'espère qu'il répondra à ces mille et une petites questions qui me sont posées régulièrement mais il va de soit que je répondrai en toute amitié à des demandes d'éclaircissements ou de détails. Le prochain article portera sur l'avitaillement et la cuisine à bord.
A bientôt... la skipette.



