Ramatoa ... du rêve à la réalité ! 
 
Mardi 28 novembre 2006

Les cinq jours de l'escale à Dakar sont passées à toute vitesse. Pris dans le tumulte, le bruit, les embarras de la circulation de la capitale sénégalaise, nous ne voyons pas le temps passer et nous ne faisons pas tout ce que nous avons à faire.

Notre éloignement relatif du centre ville complique les choses car pour aller place de l'indépendance depuis le cercle de voile de Dakar à la plage de Hahn il faut compter entre vingt minutes et deux heures en fonction des encombrements.
Le Rallye a aussi ses mondanités !! Nous sommes invités à l'ambassade de France pour un cocktail de bienvenue, cela me donne l'occasion de rencontrer des camarades militaires en poste à Dakar.


Le cercle de voile de Dakar est situé sur la plage de Hahn à proximité d'un petit village de pêcheur et de son marché aux poissons, la plage est toujours animée ... comme les débarquements en annexe quand l'alizé souffle fort et lève un clapot assez creux sur le mouillage.
Pendant notre séjour, nous rencontrerons Ludivine Reungoat et ses trois enfants, Franck son mari est en poste au 23° BIMa sur le camp Bel Air. Ils nous aideront énormément pour faire nos approvisionnements avant de partir sur le Saloum et au retour pour l'avitaillement de la transat.
Nous retrouvons à Dakar les odeurs, les taxis délabrés, les camions hors d'age, les petits commerces, les petits boulots, la crasse et la misère de l'Afrique mais aussi la gentillesse de ses habitants. Dakar est une capitale de 2 à 3 millions d'habitants qui concentre 20% de la population du Sénégal. Il n'y a pas de travail pour tout le monde et il faut bien vivre... c'est le royaume de la débrouille et de l'économie souterraine.


Le lundi 20 novembre, nous participons à un visite organisée du lac Rose à 40 kilomètres au nord de Dakar. Ce lieu mythique de l'arrivée du rallye raid Paris – Dakar est un haut lieu touristique. Pour nous faire oublier les désagréments de notre premier mouillage perturbé par la présence du roi du Maroc, les autorités sénégalaises font les choses en grand pour cette excursion  avec la présence d'une escorte pour ouvrir la route à nos deux cars dans les dizaines de kilomètres de bouchons sur la route de Rufisque. Le midi nous sommes invités à déjeuner au campement du Lac Rose où nous dégustons un très bon « poulet yassa ». La visite au lac Rose s'effectue à bord de véhicules 4x4 tout terrain, il s'agit de vieux véhicules militaires français qui vivent là leur cinquième ou sixième vie... ils ne sont plus de première jeunesse et doivent accuser 40 ou 45 ans d'age. Le circuit longe les berges du lac, il traverse un village où est extrait le sel du lac puis nous conduit dans un village Peul (passablement sédentarisé pour les besoins du tourisme !). Le retour au campement s'effectue à travers les dunes de sable et le long de l'immense plage où les concurrents du Paris Dakar achèvent leurs chevauchées fantastiques dans les vagues de l'océan Atlantique.


Depuis le dimanche nous sommes autorisés à mouiller de nouveau devant l'hôtel Terranga et c'est depuis ce mouillage que nous partons dès l'aube pâle vers le Sine Saloum. Cette rivière se situe à 60 milles nautiques au sud de Dakar en allant vers la Casamance. La traversée prend un dizaine d'heures et nous devons impérativement arriver en fin d'après-midi afin de passer la barre d'entrée dans la rivière en convoi derrière une pirogue.

La descente vers le Saloum débute avec du vent, mais à la mi journée il tombe complètement et nous alignons encore quatre ou cinq heures de moteur. Nous naviguons bord à bord avec Opsis, un ovni 435, et en profitons pour faire des photos de nos voiliers sous voiles... voilà donc les premières photos de Ramatoa à la voile... elles sont réussies, notre patience set récompensée. La route directe vers le Saloum passe  à 5 ou 10 milles d'une côte basse et sablonneuse, les fonds sont peu profonds, les pirogues se comptent par centaine, les perches de casiers et de filets des pêcheurs sont innombrables... c'est un véritable gymkhana... le même parcours de nuit est impensable. Les pirogues basses sur l'eau sont armées par deux ou trois pêcheurs qui vivent dans un dénuement total sous un soleil implacable. Une pirogue nous demande de l'eau et nous offre un poisson que nous mangerons le lendemain au barbecue... la pêche à la traîne n'a pas été fructueuse... l'honneur est sauf.


La lumière décline déjà quand les 23 voiliers rentrent en file indienne pour franchir les passes et la barre dans les bancs de sable entre Djifere et Sangomar. Ramatoa est en tête du convoi derrière la pirogue qui nous sert de guide. Au coucher du soleil, tous les voiliers sont au mouillage devant le village de pêcheurs de Djifere où nous resterons le mercredi 22 novembre.
Le village de trois à quatre mille âmes entretient une flotte de plusieurs centaines de pirogues, le départ à l'aube et le retour de pêche en fin d'après-midi sont impressionnants. Toute la population s'active à décharger, à trier le poisson et à remonter les pirogues sur le sable. Les poissons sont séchés au soleil sur des séchoirs en bois, les coquillages (des lambis très nombreux en cette saison)sont extraits des coquilles et cuisinés immédiatement. Les conditions de vie ce ces pêcheurs sont précaires, le village ne dispose d'aucune infrastructure, la plage coté océan sert d'exutoire pour les poubelles et les excréments. Coté rivière la plage est occupée par toutes les pirogues remontées sur le haut de la plage et par tous les petits métiers induits par le fruit de la pêche. Au mouillage, sous le vent des séchoirs, nous avons l'impression de vivre dans un flacon de Nuoc-Mam !!


Le jeudi 23 novembre, la flottille se lève tôt et nous remontons le Saloum dès le lever du jour pour bénéficier du courant de flot. Nous avons 24 milles nautiques pour remonter le fleuve jusqu'à Foundiougne, petite ville de brousse. Le parcours tranquille se fait au moteur sur le fleuve large mais encombré de bancs de sable. Nous croisons des pirogues sous voiles, des crevettiers et observons la mangrove toute proche dans les passages resserrés. A l'opposé de Djiffere, Foundiougne est une petite bourgade de brousse, organisée, administrée, propre avec ses marchés et nombreuses boutiques. Elle est installée autour de l'antique bac à chaîne qui traverse le Saloum, large de ½ mille à ce niveau. Le mouillage est d'un calme extraordinaire, les levers et couchers du soleil sur la brousse sont spectaculaires. La chaleur est accablante dès que le vent tombe en début d'après-midi.


Le 24 soir nous changeons de mouillage, redescendons le fleuve sur quelques milles et mouillons en bordure de la mangrove au débouché d'un petit marigot que nous explorons en annexe le lendemain matin. Nous partons à deux annexes dans le bolong jusqu'à un petit village de pêcheur avec quelques pirogues. Nous découvrons la faune et la flore de la mangrove tout au long de la remontée du marigot... un avant goût de l'Amazone... en taille réduite !Nous sommes seuls au monde car tous les voiliers ont quartier libre pour redescendre le Saloum et rejoindre Dakar en toute liberté.


Le samedi 25 novembre soir nous mouillons en bordure de mangrove à quatre ou cinq milles avant l'embouchure du Sine Saloum. La journée de dimanche nous remontons vers Dakar (peu de vent et beaucoup de moteur !), il nous reste quatre jours pour préparer le bateau (avitaillement, pleins de gasoil... etc...) avant le départ de la transat vers Salvador de Bahia au Brésil le 1° décembre. Bernard nous rejoint dans la nuit du 28 au 29, nous l'attendons avec impatience.
Le prochain article sera posté du continent sud américain dans trois à quatre semaines.... un peu de patience... il nous faudra une vingtaine de jour pour traverser vers le Brésil.

De très nombreuses photos de notre balade au Sénégal sont sur l'album de
l'étape 03 Cap Vert - Dakar et  sur celui de Ramatoa au quotidien.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Dakar Sénégal le 28/11/2006.

 

par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
Vendredi 17 novembre 2006
La traversée de Mindelo vers Boavista, longue de 141 milles nautiques, s'est effectuée en un peu moins de 24 heures. Les conditions de navigation étaient bonnes, le vent de nord-est assez régulier sauf sous le vent des îles et îlots que nous avons longés.
L'arrivée à Boavista est magique car cette île est vraiment très différente des autres îles du Cap-Vert que nous connaissons. Boavista est l'île aux dunes de sable. C'est la plus proche du continent africain, elle est aride, sauvage avec des paysages minéraux que nous affectionnons beaucoup tous les deux. En pénétrant dans l'île, on croit se retrouver soit au Sahara avec des dunes, des oasis... ou à Djibouti dans un désert de pierre. Les plages magnifiques de sable blanc ceinturent l'île qui s'étale sur 620 km2. C'est une île pratiquement nue et perdue dans l'immensité atlantique.
Nous y avons séjourné pendant quatre jours. Le mouillage de Sal Rei est un lagon bien abrité des alizés, les eaux sont claires et les fonds de sable sont superbes. Les adeptes de pêche sous-marine sont heureux et le poisson est à tous les menus. Coté pêche à la traîne... les choses vont aussi très bien pour nous, même si mous perdons quelques prises trop grosses pour être remontées à bord de Ramatoa. Notre ligne est un peu faible pour sortir de l'eau des dorades de plus de un mètre et qui doivent peser dans les 10 à 15 kg !
Le 10 novembre nous avons effectué une tournée en brousse dans le sud et le centre de l'île. Location d'un « Aluguer » pour la journée et c'est parti avec pique nique et maillots de bain. Le circuit nous fait traverser tous les types de paysage présents sur Boavista : les dunes, les cailloux et la mer qui n'est jamais très loin. Le réseau routier est constitué de pistes assez peu carrossables pour certaines d'entre-elles.
Le climat est aride, la végétation constituée de palmiers et de cocotiers. Les dattes sont excellentes, elles sont cueillies de novembre à décembre dans ces fameux palmiers qu'on appelle des tamareiras et dont l'aspect est plutôt bizarre avec un pied d'où jaillissent 3 à 6 troncs. Le cheptel se limite à quelques brebis et des ânes. Les oasis sont peu nombreuses et apportent de la verdure et de la fraîcheur dans une nature hostile. Les cultures sont rares et seule la vallée de Rabil est cultivée. Le littoral présente de superbes plages désertes nues et inexploitées, nous y avons fait une halte rafraîchissante.
Le soir, exténués, crasseux et poussiéreux, nous nous sommes remis de notre journée en allant déguster de délicieuses langoustes dans un petit restaurant de Sal Rei. La langouste est la seule richesse naturelle de l'île... mais si l'exploitation anarchique de la ressource continue... dans peu de temps elles auront disparues !
Notre séjour à Boavista se termine... nous serions bien restés quelques jours supplémentaires dans ce beau et calme mouillage... mais le Rallye des îles du soleil n'attend pas. Nous gardons un merveilleux souvenir de cet archipel et des cap-verdiens tout particulièrement.
350 milles nautiques séparent Boavista de Dakar au Sénégal, l'allure proche des alizés n'est pas confortable... trois jours de près serré nous attendent. La réalité s'est révélée plus difficile.
Parti le dimanche 12 novembre en début d'après midi, nous sommes arrivés à Dakar le mercredi 15 novembre midi, soit exactement trois jours plus tard. Les conditions de navigation ont été éprouvantes. Le régime des alizés de nord-est est contrarié  par une dépression relative centrée sur la Casamance. Résultat, toutes les nuits le vent refuse à l'est et nous l'avons en plein dans le nez, par contre le jour il remonte au nord nord-est ce qui nous est plus favorable. Le vent est soutenu à 20 noeuds et la mer courte et confuse. Toutes les nuits le moteur est de service pour nous aider à gagner dans le vent et pour se rapprocher de la route directe Boavista – Dakar. A l'approche du continent africain, nous croisons de nombreux cargos qui longent les côtes sénégalaises. A 20 milles de Dakar nous détectons déjà la terre africaine avec ses odeurs et senteurs si caractéristiques puis les premiers oiseaux se reposent quelques instants sur Ramatoa, enfin nous croisons les premières pirogues indétectables au raz de l'eau. Le vent venu de la terre est chargé de poussière. Ramatoa est crasseux, il est recouvert d'une gangue de poussière rouge et de sel.
Le mouillage de l'anse Bernard est face à l'hôtel Sofitel Terranga où nous aspirons à profiter d'un confort bien mérité et d'une très belle piscine face à la mer. Mais c'est sans compter que les bateaux du rallye sont au mouillage sous les fenêtres de la Présidence sénégalaise et qu'un hôte de marque, le roi du Maroc, est dans ses murs. Les voiliers « menacent la sécurité » de son excellence... et nous devons dégager les lieux dans le meilleurs délais. Le 16 novembre à l'aube, l'armada des 23 voiliers quitte le mouillage et rejoint celui de la baie de Hahn face au cercle de voile de Dakar (CVD). Le site est bien moins luxueux mais il gagne en authenticité et cela nous convient parfaitement... mais je n'en dis pas plus car l'escale de Dakar fera l'objet de notre prochain article... un peu de patience !

Toutes les photos de notre séjour à Boavista sont sur
l'album de l'étape 03 Cap Vert - Dakar.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Dakar le 17/11/2006.
par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
Dimanche 5 novembre 2006

Nous rentrons, ce matin même de deux jours passés sur l'île voisine de Sao Antao à nous balader dans des paysages sublimes. Mais avant de vous en parler, retour en arrière sur la semaine écoulée depuis notre arrivée à Mindelo dans l'archipel du Cap-Vert.

Le Cap-Vert est un petit pays, indépendant depuis 1975, à 5h30 de la France qui appartient au monde lusophone mais où la francophonie (culture, langue et influence) est très active. En effet un nombre important de cap-verdiens, jeunes ou moins jeunes, comprennent et parlent le français de façon remarquable.

L'archipel est composé d'une dizaine d'îles principales, la capitale Praia est sur l'île de Santiago, Mindelo : seconde ville et capitale culturelle est sur l'île de Sao Vicente. Pour notre part nous connaîtrons Sao Vicente, Sao Antao et Boavista. D'une manière générale, le pays est sec et aride et présente un paysage à la teinte ocre et brûlée, de roches ou de sable. Le relief élevé de Sao Antao lui permet d'avoir un versant vert et luxuriant où le manque d'eau se fait moins cruellement sentir. Toutes les îles sont d'origine volcanique, avec un volcan encore actif sur l'île de Fogo.

Ancienne colonie du Portugal, au carrefour des routes vers le Brésil, l'Afrique guinéenne et celle du sud, le Cap-Vert s'est fondé à partir du XV° siècle sur le métissage de ces populations. Géographiquement rattaché au continent africain (Boavista : confetti de Sahara dans l'océan), le Cap-Vert est un petit bout de Brésil au milieu de l'atlantique, Mindelo étant la ville la plus « Brésilienne » de l'archipel.

Catalogué parmi les pays pauvres du monde, le niveau de vie (un des plus élevé d'Afrique de l'ouest), l'hygiène et les conditions sanitaires sont souvent supérieures à ce que l'on pourrait imaginer d'un pays africain de niveau économique comparable. C'est le résultat d'un climat politique sain et démocratique où l'alternance politique et les libertés individuelles sont plutôt bien respectées.

Enfin si je devais caractériser le Cap-Vert, je parlerai de son hospitalité et de sa musique. L'hospitalité est une valeur sûre au Cap-Vert, les cap-verdiens sont très ouverts et accueillants mais non envahissants. La musique est partout, aucun cap-verdien du plus jeune au plus vieux ne vit sans la musique locale d'origine africaine mais fortement influencé par la musique brésilienne. Cesaria Evora a énormément contribué à faire connaître cette musique riche et variée dans le monde entier.

Mindelo, capitale de Sao Vicente est fascinante par son universalité, l'amabilité de ses habitants et sa vie nocturne musicale. Les maisons coloniales avec leurs façades colorées sont authentiques, on est vite gagné par la langueur naturelle des Mindelenses. Les marchés aux poissons et aux légumes sont animés et typiques, les touristes que nous sommes y sont très bien accueillis. Les restaurants sont nombreux et la vie nocturne est animée avec de la musique de qualité omniprésente. La sécurité est bonne si l'on prend les précautions élémentaires.

Sur l'île de Sao Vicente nous sommes allés à la plage de Sao Pedro, en bout de la piste d'aviation du micro aéroport de l'île. Nous y avons trouvé un village de pêcheurs et des enfants jouant sur la plage avec nous.

Depuis notre arrivée à Mindelo, tout le monde nous dit qu'il faut aller passer deux à trois jours sur l'île d'en face à Sao Antao (Saint Antoine) qui possède des paysages fabuleux sur la côte nord au vent de cette île montagneuse. Jeudi et vendredi, nous sommes partis à l'aventure, sac à dos en bonne compagnie avec l'équipage de « Glen Feeling ». L'aventure commence sur le « Ribera de Paul » un antique ferry tout rouillé lancé dans les années 50. Le spectacle est à bord... tout le monde embarque, cap-verdiens gris verts, baluchons, poulets et coqs vivants... et je confirme le cap-verdien n'a pas le pied marin et les malades sont nombreux car le canal séparant les deux îles est toujours assez agité et venté. Heureusement la traversée ne dure qu'une grande heure. A l'arrivée à Porto Novo la concurrence est rude entre les « aluguer » (pick-up bâché) assurant le transport des passagers et marchandises sur l'île. L'aluguer nous amènera au nord de l'île par la « route de la corde » appelée ainsi car elle traverse l'île telle une corde jetée dans la nature passant dans la montagne à plus de 1000 mètres d'altitude, elle chevauche les cimes, tournoie au-dessus des précipices avec des a pics vertigineux de plus de 1000 mètres de chaque coté. Cette route pavée, tracée et construite par l'homme est réellement impressionnante car elle est le seul cordon ombilical de toutes les vallées du nord de l'île ainsi que des villes comme Ponta do Sol et Ribeira Grande.

Le paysage est grandiose avec ses vallées profondes, mais la végétation est aussi généreuse, on traverse successivement des forêts de pins, sapins, cèdres, mimosas, eucalyptus. Le cap-verdien est un paysan laborieux, il exploite tous les flancs de montagne avec des cultures en terrasses, on y trouve des productions vivrières, du maïs, de la canne à sucre et des fruits exotiques de toutes sortes.

Pendant les deux jours nous avons fait une très belle et épuisante randonnée dans la vallée de Paul en descendant depuis le sommet (à quelques 1200 mètres d'altitude) jusqu'au niveau de la mer. Le soir nous avons trouvé un gîte rudimentaire mais très propre tenu par Sabine, une allemande mariée à un cap-verdien et installée dans la vallée de Paul.

Nous avons visité Ribeira Grande (au débouché de la route de Porto Novo) et Ponta do Sol dont le passé colonial constitue le patrimoine historique de l'île. Notre chauffeur nous a aussi conduit à Fontainnas un petit bourg accroché à flanc de montagne face à la mer (hostile sur toute la côte nord), la piste qui y mène est spectaculaire. Enfin à Paul nous avons visité une rhumerie artisanale qui possède la plus vielle trapiche du Cap-Vert, elle date du XVII° siècle. On y fabrique du grogue (rhum agricole local) et du punch « Napoléon » du nom du boeuf de 18 ans qui fait tourner la trapiche.

Nous avons été contents de retrouver Ramatoa au mouillage de Mindelo tirant sur son ancre sous les rafales de l'alizé qui descendent à 25–30 noeuds des montagnes encerclant la baie de Mindelo. Mardi nous reprenons la mer pour une courte étape (130 milles) de 24 heures qui nous conduira à Boavista à l'est de l'archipel du Cap-Vert.

Le 31 octobre nous n'avons pas oublié de fêter dignement notre anniversaire de mariage (28 ans) à bord de Ramatoa en compagnie de bateaux amis.

Toutes les photos de notre balade sont sur l'album de l'étape 03 Cap Vert - Dakar et  sur celui de Ramatoa au quotidien.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Mindelo archipel du Cap Vert le 05/11/2006.

 

par Benoît & Dominique publié dans : Les Etapes
 

La réalité...

Un voilier nommé "Ramatoa"

Un skipper et une skippette !
Un voyage de deux années autour de l'Atlantique, par le Sénégal, le Brésil, l'Amazone et les Antilles.

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Cartes du périple

  • 2006-2007  : De La Rochelle à Trinidad en passant par l'amazone.

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