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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 18:01

Aux Sables d’Olonne, la chaudronnerie de la coque a débuté et je ne compte pas aller au chantier Alubat avant la fin du mois de janvier, voire début février. Je profite donc de ce mois un peu creux où je me sens « inutile » pour effectuer les stages de formation que j’avais prévus de suivre.
Un stage radar d’une journée et un stage de mécanique diesel (niveau 1) de deux journées. Ils se déroulent à Nantes sur la péniche Secumeca de Pierre Tranchant et sont organisés par STW (Sail The World).

Le stage radar…
Une journée, le vendredi 13 janvier, pour m’apprendre les rudiments indispensables pour aborder la navigation avec un radar. Pour ma part j’ai rarement navigué sur des voiliers équipés de cet outil et en plus il n’avait été utilisé que dans sa fonction anticollision.

Les objectifs de la formation : - savoir mettre en œuvre un radar interfacé avec un GPS et régler les différents réglages de cet appareil de navigation – interpréter une image radar et la comparer à la carte papier – utiliser le radar comme un outil de navigation à part entière dans ses fonctions de positionnement et d’anticollision.

Nous étions deux stagiaires, quel bonheur, avec un formateur très disponible et maitrisant parfaitement son sujet. Le simulateur a correctement fonctionné ce qui nous a permis de jouer un grand nombre de scénarios parmi lesquels : un atterrissage dans la grande puis la petite rade de Cherbourg, une remontée d’un chenal serré dans le Solent anglais, une traversée du rail du Pas de Calais avec un trafic incessant, puis pour finir en beauté une rentrée dans le lagon de Nouméa en Nouvelle Calédonie avec un courant traversier de quatre nœuds !
L’usage du simulateur, avec des incidents injectés par le formateur, permet très vite de maitriser les fonctions principales et les réglages d’un radar pour la plaisance. L’interprétation de l’image du radar n’est pas toujours très facile et nécessite de l’expérience.

Compte tenu de mon expérience très limitée de la navigation au radar, je tire un grand profit de cette formation. En particulier, au-delà de la fonction anticollision j’ai découvert les capacités de positionnement offerte par cette aide à la navigation qui complète très utilement ce qui sera à bord de Ramatoa par ailleurs : la cartographie électronique interfacé au positionneur GPS.

Le stage de mécanique diesel (niveau 1)…

Il se déroule sur deux journées les 19 et 20 janvier. Mes connaissances en mécanique diesel sont très livresques et ma pratique se limite à la vidange du moteur et au réamorçage du circuit d’alimentation en gasoil. Cette formation à pour but  et pour vocation de vulgariser la mécanique diesel marine (rappel des principes généraux) mais surtout de sensibiliser les plaisanciers à l’entretien et aux gestes à accomplir face à une panne en haute mer à travers des formations pratiques.

Les principaux points abordés sont les suivants :
- Démontage du circuit de réfrigération indirecte et travail sur panne usuelle (changement turbine eau de mer, vidange circuit, visite échangeur, contrôle calorstat),
- Circuit de lubrification, choix des huiles et pollution (vidange et changement cartouche, contrôles de pollution à bord et analyse d’huile simplifiée),
- Étude du circuit d’injection et pannes à bord (entretien du circuit de filtration, changement des filtres primaire et fin, nettoyage tamis de pompe et vérification membrane, réamorçage du circuit, contrôle électrovanne de stop),
- Détection, contrôle et changement injecteur défectueux, conduite moteur, mise en route en condition dégradée (batterie à plat, perte de clé ou faisceau détruit …),
- Contrôle des paramètres en fonctionnement (couleurs des fumées, pression, température etc..),
- Mise en situation réelle des stagiaires avec des pannes réalisées par le moniteur sur les moteurs.

J’ai tiré un grand profit de ces deux journées (où nous étions que trois stagiaires) conduites par un formateur sachant parfaitement partager ses connaissances et son expérience pratique.
Quel bonheur de se mettre les mains dans la graisse et…. de rentrer le soir avec les mains sales et des vêtements sentant le gasoil et la vieille graisse froide !!

En conclusion, je pense à l’avenir me sentir moins désemparé devant mon moteur s’il décide de me laisser tomber ou s’il refuse de démarrer. De plus je me sens capable d’assurer un grand nombre des opérations de maintenance sans faire appel à un mécanicien.

 

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