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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 14:33
Publié le 10 août 2008, le bilan technique de la saison Caraïbes 2007-2008, a généré un important courrier électronique de votre part et vous avez été nombreux à me poser des questions et à me faire part de vos remarques. Je suis content de voir que ces articles vous intéressent et je m'efforce toujours de répondre à vos mails dans les meilleurs délais.

Aujourd'hui je ne reviens pas sur les points abordés précédemment, mais à la demande de plusieurs d'entre-vous je précise des choix relatifs à l'AIS et à la cartographie électronique.

AIS : Automatic Identification System
La problématique de l'AIS est simple à mes yeux.... c'est un outil de navigation complémentaire des autres, il ne se substitue pas à l'un d'entre-eux, c'est une aide à la veille très utile en équipage réduit.
Par contre le choix du récepteur ou du transpondeur (émetteur & récepteur) n'est pas si simple !

On trouve sur le marché :
  • - Solution 1 : des transpondeurs classe B avec ou sans écran de visualisation,
  • - Solution 2 : des récepteurs de type « boite noire » disposant d'une sortie MNEA et nécessitant le fonctionnement d'une cartographie associée sur un PC ou un lecteur de cartes pour visualiser et entendre les alarmes AIS,
  • - Solution 3 : un récepteur économique (modèle Nasa) qui dispose d'un écran et d 'une alarme « zone de garde », il ne calcule pas les CPA (closest point of approach) et TCPA (time to closest point of approach), il ne dispose pas de sortie MNEA.

De quoi ai je besoin exactement à bord de Ramatoa ?
  • - L'AIS doit me signaler en permanence des alarmes sonore et visuelle dès qu'un navire en route de collision rentre dans une zone de garde ou dès que les valeurs CPA et TCPA sont en dessous du seuil de sécurité prédéfini. Le système doit être autonome et ne doit pas nécessiter le fonctionnement continu de la cartographie électronique (PC ou lecteur de cartes) pour générer les alarmes, en effet en dehors de la navigation côtière, le PC de navigation n'est allumé qu'épisodiquement.
  • - L'alarme sonore doit être sérieuse pour attirer l'attention du veilleur dans le cockpit.
  • - Le transpondeur classe B permet de voir les navires équipés d'un AIS (tous les navires de passagers et les navires > 300 tonneaux), mais il permet aussi de se faire voir, ce qui n'est pas négligeable.

Alors que choisir ?
  • - Les récepteurs de la solution 2 (les plus nombreux sur le marché) sont écartés car je ne veux pas faire tourner le PC en permanence.
  • - Le récepteur Nasa de la solution 3 est séduisant mais tous les navires AIS rentrant dans la zone de garde sont signalés par une alarme qu'ils soient en route de collision ou non. Le doute pourrait être levé en lançant le PC mais le récepteur ne dispose pas de sortie MNEA compatible avec un module AIS d'un logiciel de navigation.
  • - Le seul transpondeur classe B d'un coût raisonnable (Simrad AI 50) possède à mes yeux un défaut rédhibitoire : son alarme sonore est quasiment inaudible depuis le cockpit (bip d'une touche en continu) et il ne dispose pas d'un contact sec pour brancher un buzzer extérieur à l'appareil. C'est tout à fait dommage car je l'aurai retenu (il permet de voir et d'être vu), son coût étant à peine supérieur à la solution retenue in fine.

En bateau, un choix est souvent le résultat d'un compromis bien laborieux... alors voici la solution que je retiens... la solution 4 !!...
Pour le retour d'expérience... il faudra attendre encore un peu car nous repartons le 13 octobre 2008 à Trinidad
normalement avec la petite merveille dans nos bagages !
Il s'agit du récepteur-calculateur d'alertes AIS RC 10 de chez Ciel & Marine (le constructeur du désormais très connu et très répandu « Mer-Veille » une alarme détecteur de radar en fonctionnement dans votre environnement). En quoi ce récepteur-calculateur (présenté au Grand Pavois de La Rochelle 2008) est-il si convaincant :
  • - Le RC 10 est un boitier de petite taille identique à celui du « Mer-Veille » qui intègre un récepteur AIS bifréquence, un calculateur d'alertes selon quatre niveaux d'alarme (calcul permanent des CPA et TCPA de tous les navires reçus), une visualisation simple de l'alarme sur une rose des vents et une alarme sonore avec contact pour buzzer supplémentaire. Ainsi décrit le récepteur-calculateur est autonome. Son coût est de l'ordre de 430 €.
  • - En outre le RC 10 dispose d'une sortie MNEA permettant de suivre les traces AIS sur un logiciel de cartographie quand le PC est allumé (utile dans les zones à fort trafic : rails ou approches portuaires).
  • - Installation simple : une entrée VHF (antenne queue de cochon sur le portique AR), une entrée MNEA pour trames du GPS, une alimentation 12 volts, une sortie MNEA pour traces AIS sur PC ou lecteur, un contact sec pour buzzer extérieur.
  • - Enfin utile mais non indispensable au fonctionnement du RC 10, acquisition du module de suivi des traces AIS de votre logiciel de navigation ou de votre lecteur.

Le choix de la cartographie électronique.
Personnellement, je ne me suis pas posé la question du choix entre logiciel de navigation sur PC et lecteur de cartes de type Raymarine, Furuno, Geonav ou autres... car je possédais de longue date le logiciel MaxSea (version 7) qui m'avait été offert. Je me suis juste contenté de mettre à jour, moyennant finances, les versions successives de MaxSea. Mon cas n'est donc pas intéressant.
MaxSea est un excellent logiciel de navigation j'en suis très satisfait, mais il est hors de prix et l'utilisateur est considéré comme une vache à lait permanente... je suis actuellement en version 12.6 et je ne passerai pas dans une version ultérieure ou en version «Time Zero »... c'est du vol caractérisé. D'autres alternatives logicielles plus économiques existent, en particulier le ScanNav version 8 de Marc Lombard.

Pour un premier équipement... l'hésitation entre logiciel sur PC ou lecteur de cartes est permise. Je n'ai pas d'expérience dans le domaine  des lecteurs de cartes mais il faut garder les points suivants en mémoire :
  • - La présence d'un lecteur de carte (à la table à carte ou mieux encore en extérieur dans le cockpit) ne dispense pas de la présence à bord d'un PC pour les photos, les communications et internet.
  • - Votre support de cartographie électronique (le PC ou le lecteur) ne doit pas être unique, il doit être double et indépendant l'un de l'autre, une panne ne doit pas vous priver de la cartographie. La redondance n'est pas un luxe... elle est indispensable !
  • - Le GPS doit être doublé, surtout s'il s'agit d'une antenne active associée à un lecteur de cartes. Un GPS portable ou GPS souris pour PC fera l'affaire.
  • - Le logiciel permet généralement l'utilisation de cartes raster (Mapmedia, Maptech, Arc BSB, etc...) et de cartes vectorielles officielles ENC-S57 mais aussi celles des éditeurs privés (Navionics et CMap généralement) et sur des supports de natures différentes (CD, DVD, carte Secure Digital, carte Compact-Flash, etc...).
  • - Le lecteur de cartes, en général, ne permettra de lire que des cartes vectorielles et très souvent celles d'un seul éditeur (Navionics, CMap, Garmin etc...) sur un seul type de carte mémoire le plus souvent.
  • - Prendre en compte le programme de navigation envisagé : selon son étendue et les eaux parcourues, il est probable qu'un seul type de cartes ou un seul éditeur ne vous suffisent pas... donc attention à ne pas se trouver bloqué par le choix de matériel effectué.

A titre d'information sur Ramatoa, je dispose des matériels et logiciels suivants (seul le dungle de protection de MaxSea est à changer de PC) :
  • - A la table à carte : mini PC embarqué (sous Windows XP Pro), logiciel MaxSea version 12.6 avec module AIS couplé à GPS Furuno fixe GP 32, cartographie raster. Ce PC sert également pour les mails et Grib par Iridium et les téléchargements de cartes météorologiques par la BLU + modem Pactor. Je dispose en spare d'un 2° disque dur (clone du DD en service) pour remplacement en cas de nécessité.
  • - Secours n° 1 : PC portable du skipper (sous Windows XP Pro), logiciel MaxSea version 10 associé à un GPS portable ou à un GPS souris USB pour PC, cartographie raster et vectorielle Cmap. Je dispose également en spare d'un 2° disque dur (clone du DD en service).
  • - Secours n° 2 : PC portable de la skipette (sous Windows Vista), logiciel MaxSea version 12.6 associé à un GPS souris USB pour PC, cartographie raster.

Benoît & Dominique à Châtelaillon-Plage (17340) le mardi 7 octobre 2008.

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