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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 17:15

Une île à grand spectacle, c'était le slogan utilisé dans une campagne publicitaire de l'office du tourisme de l'île de la Réunion dans les années 2000. Il s'applique parfaitement à l'île de Madère tant les paysages ressemblent à ceux de sa soeur de l'océan indien.

Nos balades en voiture sur l'île nous ont fait découvrir des paysages luxuriants merveilleux, des à pics vertigineux, des falaises déchiquetées, des routes de corniche très spectaculaires, des cascades, des cols dans les nuages. Madère est le paradis des marcheurs, en particulier le long des levadas, ces canaux d'irrigation construits et entretenus à flanc de montagne qui basculent l'eau de pluie tombée sur le versant humide vers le versant sous le vent plus sec. On retrouve le même étagement de la végétation au fur et à mesure que l'on monte dans les hauts de l'île. Nous n'y sommes pas au printemps, mais on devine la richesse des fleurs et des variétés. Nous avons traversé des forêts d'eucalyptus, nous avons roulé sur des routes bordées sur des kilomètres par des massifs d'hortensias. La différence de température est marquée entre les hauts et la côte, mais aussi entre la côte nord et celle du sud.

 

Nous avons parcouru une bonne partie de la côte nord de l'île qui est la plus escarpée et la plus spectaculaire. Il n'y a pas de plaine côtière, les villes et villages sont soit perchés sur des falaises soit blottis aux débouchés de rivières et torrents. L'ancienne route de corniche est encore praticable sur la quasi totalité du parcours entre Sao Vicente et Porto Moniz, elle est réellement impressionnante et plusieurs cascades sont visibles. Cette ancienne route est maintenant doublée par une route moderne qui enchaîne de façon très spectaculaire les ouvrages d'art et les tunnels.

Les tunnels.... il y en a partout, la quatre voies de la côte sud est un enchaînement quasi ininterrompu de tunnels et de viaducs. Les madèriens doivent la qualité surprenante de ce réseau routier aux bienfaits des fonds et programmes spécifiques de l'Union Européenne pour le développement des régions ultra périphériques de l'Europe.

Porto Moniz est une destination touristique avec des piscines pseudo naturelles aménagées dans la côte de lave déchiquetée. Le retour vers Funchal par la route des cimes traverse des hauts plateaux (1400 m) recouverts de landes. Le versant au vent était dans les nuages et le brouillard, le flanc sud ouvrait des perspectives superbes.

Il y a cependant quelques différences entre ces deux îles. La Réunion est plus vaste, plus élevée et conserve une activité sismique et volcanique. L'absence de plaine côtière sur l'île de Madère interdit la culture extensive de maïs ou de canne à sucre comme c'est le cas sur tout le littoral est de l'île de la Réunion. Au contraire à Madère chaque arpent de terre cultivable est exploité, les vignes s'accrochent dans tous les recoins inaccessibles de la montagne. A Madère l'habitat est plus européen, il n'y a pas de cases typiques.

Samedi 15 septembre, nous avons assisté à une fête traditionnelle de tous les pêcheurs de l'île qui se réunissent à Caniçal, ville toute proche de notre marina, pour une procession nautique. Les embarcations de toutes natures accostent le quai extérieur de notre marina. Les pèlerins montent à la chapelle qui nous domine sur la falaise et ils redescendent en procession avec une vierge sur un brancard. Ils rembarquent puis rejoignent Caniçal où la vierge est placée dans la petite chapelle du port. Le samedi soir et le dimanche, la fête bat son plein.... musique, pétards, feu d'artifice. Nous sommes allés le soir manger des brochettes gargantuesques : 1 Kg de viande de boeuf coupé en gros dés qui sont enfilés sur de grandes baguettes (1,5 m) de laurier. Chacun grille la sienne sur des braseros et tout le monde s'installe sur la grève de galets ou sur les barques retournés en guise de table. Plusieurs dizaines de quartiers de boeufs entiers sont découpés sur les étals des bouchers improvisés sur le front de mer. Des hectolitres de vin de madère, un peu âpre..., ou de la bière coulent à flot pour accompagner ces brochettes « XXXL ».

Mardi nous larguons les amarres pour rejoindre 280 milles plus bas Graciosa aux îles Canaries. La traversée devrait durer deux à trois jours. Mais il est peu probable que j'y trouve un accès ADSL... il faudra attendre Lanzarote dans huit à dix jours !

De nouvelles photos de Madère sont disponibles sur l'album de l'étape 02 Lisbonne - Canaries.


Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté  à Quinta do Lorde le 17/09/2006.

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commentaires

Gay 18/09/2006 19:52

Félicitation pour ton site et ton organisation (maritime, informatique) qui m'impressionne beaucoup.
Meilleurs voeux pour la suite.
Enola.

jean pierre derel 18/09/2006 19:31

merci pour votre carte et pour le dernier reportage sur Madère.
bonne navigation et si possible bon vent...
Grosses bises de Apé et Atou

Marc Leboulenger 18/09/2006 18:50

Vite avant  le départ ......Bonne nav, à la prochaine escale.

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