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9 août 2006 3 09 /08 /août /2006 11:09

Par un vent encore soutenu et avec de nombreuses rafales nous avons quitté Cascaïs jeudi 3 août après-midi et avons remonté le Tage jusqu'au coeur de Lisbonne pour nous amarrer à la marina de « Doca de Alcãntara ». Elle est située dans le port de commerce dans une ancienne darse, derrière le terminal container avec une vue imprenable sur le pont suspendu de 25 avril.

La remontée du  Tage par grand beau temps est splendide, nous passons au pied de la tour de Belem, comme la flotte chargée d'épices de Vasco de Gama à son retour des Indes... en toute simplicité... puis nous passons sous le pont suspendu du 25 avril qui a un faux air du Golden Gate de San Francisco.

Si le paysage et l'environnement de la marina ne sont pas exaltants, le centre ville de Lisbonne est à quelques minutes en tramway ou par le train, ce qui se révèle très pratique. Nous convenons pour cette semaine à Lisbonne de consacrer nos matinées aux tâches domestiques et d'entretien du bateau et l'après-midi, après la sieste, de partir en balade pour visiter la capitale portugaise. 

Samedi, visite dans un tramway touristique des principaux quartiers bâtis sur les 7 collines de Lisbonne, puis promenade à partir de la place du commerce dans les quartiers du Baixa et du Rossio. Ce premier contact nous permet de sélectionner les endroits où nous souhaitons revenir à pied ultérieurement. Dimanche : 38° à l'ombre, la ville est écrasée sous la chaleur caniculaire... on ne bouge pas. Lundi : magnifique visite à pied des quartiers d'Alfama et du Mouraria avec la cathédrale, le castelo São Jorge, l'église de la Graça et les différents belvédères qui offrent des vues magnifiques sur la ville et son fleuve. Le mardi est consacré aux bords du Tage avec le monuments des découvertes, la tour de Belem et surtout le magnifique cloître du monastère de Jeronimos.

Il nous reste quelques bricolos à faire à bord avant de laisser Ramatoa seul à Lisbonne pour une quinzaine de jours pendant lesquels nous rentrons à La Rochelle et Nantes pour le mariage de Cécile.

 

Ce matin au réveil, nous avons comme voisin au terminal container un bateau prestigieux, il s'agit du Queen Mary 2... ses superstructures gigantesques masquent le pont du 25 avril dont le tablier est à 77 mètres au dessus des eaux du Tage.  

Cet article clôture la première étape de notre voyage que nous reprendrons début septembre en quittant le Tage pour rejoindre Porto Santo et Madère après quatre à cinq jours de traversée. Ne manquez pas les nombreuses nouvelles photos sur l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.... .

 

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Lisbonne le 09/08/2006.

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5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 10:58

Nous avons quitté Povao de Varzim avec regret, car si la ville nouvelle ressemble beaucoup trop à une de nos stations balnéaires avec bétonnage du front de mer, par contre nous avons apprécié la gentillesse extrême et l'accueil remarquable des Portugais.... rien à voir avec ce que nous avons connus plus au nord.

Nazaré, excellent abri accessible par tous les temps et petit port de pêche à un centaine de milles plus au sud devait être notre prochaine escale... mais il est fermé aux oiseaux du large car les pontons sont cassés et la capitainerie ne sait pas si cela ne va pas durer longtemps ! Il n'y a pas de doute on descend vers le sud et la notion de temps n'est plus la même que la notre... l'Afrique n'est plus très loin ! L'étape sera donc un peu plus longue car nous rejoignons Peniche à 130 milles nautiques de Povoa, soit environ 24 heures de mer. En réalité nous mettrons un peu moins de temps car le vent nous fera défaut pendant les 2/3 du temps et nous avancerons au moteur. Nuit calme, peu de trafic côtier mais que de casiers et de filets mouillés à de très grandes profondeurs, 70 ou 100 m ne découragent pas les bateaux de pêche portugais que l'on voit cependant assez peu.Arrivé à Peniche le dimanche matin vers 8 heures, nous apprécions cet actif port de pêche dominé, là aussi par une « citadelle encore à la Vauban ». La marina est constituée d'un long ponton pouvant accueillir une douzaine de voiliers au maximum, ambiance excellente et cosmopolite, les installations sont sommaires. La ville de Peniche possède un centre ville animé et qui est resté très typique... le Portugal tel qu'on se l'imagine, ciel bleu, églises blanches, rues étroites et maisons écrasées par la chaleur de l'après-midi. Nous y avons mangé de délicieuses sardines grillées sur la braise.

La côte entre Peniche et le Tage est plus haute et rocheuse. Nous parcourons les 45 nautiques qui nous séparent de Cascaïs à l'entrée du Tage en huit heures de navigation... presque entièrement au moteur.... Eole où es-tu donc parti ? Ici c'est une marina moderne, avec des prix déjà méditerranéens, qui nous attend aux portes de Lisbonne. La ville de Cascaïs, très chic station balnéaire prisé des Lisboètes ne manque pas de charme, avec ses petites plages, son quartier piétonnier et ... sa citadelle à la Vauban entourée de palmiers. En réalité cette station assez chic est un petit coin de Brésil et non plus une ville typique du Portugal. Dans l'embouchure majestueuse du Tage, depuis la marina on voit des cargos au mouillage d'attente ainsi qu'un magnifique et immense grand voilier qui s'est mis à l'abri devant Cascaïs.

Ce soir, un coup de vent est en cours avec un ciel limpide et grand soleil, une température de 30° à l'ombre et des rafales de vent à plus de 35 noeuds dans la marina. L'embouchure du Tage est blanche, c'est absolument splendide. Eole est revenu ! 

 

Ne manquez pas les nouvelles photos sur l'album de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne.

 

 

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté avec du retard à Lisbonne le 05/08/2006.

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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 17:39
Baïona, très belle station balnéaire, est située sur la rive sud à l'entrée de la ria de Vigo à quelques milles au sud de l'archipel des îles Cies. La baie de Baïona et le mouillage au pied de la citadelle sont splendides. Mais il faut l'avouer cette station « trop chicos et trop cherros... esta pas pour nous »... vous pouvez juger de mes immenses progrès en langue castillane ! La vie y est très animée, voire bruyante... les restaurants et bars à tapas... trop nombreux. Il est vrai que nous y étions un weekend, veille de la Saint Jacques, fête majeure et très populaire en Galice. La dernière nuit, avant le départ pour le Portugal, est passée au mouillage plus calme.


En une journée de navigation, moitié au moteur, le reste au portant sous spi avec les alizés portugais qui soufflent du nord tous les jours régulièrement et assez fort en fin d'après-midi et en soirée, nous avons quitté Baïona pour rejoindre Povoa de Varzim à une quinzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto.


Povoa de Varzim est un autre monde, c'est un port de pêche qui développe une activité touristique à quelques 30 kilomètres au nord de Porto, la 2° ville portugaise. L'accueil y est très chaleureux et de très nombreux portugais parlent très bien le français, résultat d'une forte émigration vers notre pays.
40 minutes dans un métro tout neuf et nous débarquons au centre de Porto dont le coeur historique est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. A ce titre et grâce également aux fonds européens, le centre ville est un gigantesque chantier.


La cathédrale, le rio Douro avec sur sa berge sud tous les chais des négociants de vins de Porto, le pont Don Luis I° de Gustave Eiffel, la vieille ville étagée au pied de sa cathédrale sont superbes. Le cachet est conservé, les restaurations sont discrètes .... en bref nous avons fait une ballade magnifique, parcouru des ruelles en pentes raides, des escaliers... le soir nous sommes rentrés fourbus à bord de Ramatoa. Dans le métro du retour après deux jours passés au portugal, nous découvrons que nous vivions avec une heure d'avance sur l'heure légale portugaise... il n'y avait pas foule au restaurant à 11H30 quand nous nous sommes présentés pensant qu'il était déjà midi et demi et que les portugais mangeaient tardivement !

 Étape suivante : Peniche, 130 nautiques plus au sud car Nazare un peu moins loin est fermé pour cause de pontons endommagés.

Il y a de nouvelles photos sur l'album de  l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne.

Des difficultés techniques, propres à l'hébergeur du blog de Ramatoa, ont rendu le site de Ramatoa inaccessible et la mise en ligne des nouveaux articles impossible. Par contre des connexions internet haut débit, nous en avons trouvées partout jusqu'à ce jour.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Cascaïs le 02/08/2006.

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 17:43

Hasta la vista Espana, bom dia Portugal.
Adieux l'Espagne, bonjour le Portrugal.

Depuis notre escapade à saint Jacques de Compostelle, le beau temps est revenu avec assez souvent de la brume ou du brouillard en matinée. Le vent est généralement faible et variable avec des effets de brises côtières en fin d'après-midi,  le plus fréquemment dans le nez. Nous faisons beaucoup de moteur... trop pour un voilier !

Dans la ria d'Arosa, envahie par les « viveiros » viviers flottants servant à la culture des moules sur des filières suspendues, nous allons mouiller devant une belle plage à coté d'un port de pêche très actif où la sirène de la glacière ou de la conserverie meugle sinistrement toutes les 10 ou 15 minutes (sauf la nuit de 22 à 06 heures... ouf !). La ville de Santa Egenia de Riveira est sans intérêt, moderne et défigurée par des immeubles HLM en front de mer. D'une manière générale les villes de Galice ne sont pas très belles car elles se sont développées anarchiquement avec une architecture moderne économique fort peu réussie.



Jeudi 20 juillet 2006, nous changeons de ria, quittons celle d'Arosa pour entrer dans une ria plus petite, celle de Pontevedra en faisant une escale de quelques heures devant une belle petite plage de l'île d'Ons. Nous remontons la ria jusqu'au fond avec l'espoir d'y découvrir un village typique. Cambarro prétend être le seul village de pêcheurs en Galice à être resté intact. La partie la plus ancienne, fortement restaurée, avec ses maisons en pierre aux balcons soutenus par des piliers de granit qui se serrent autour d'étroits passages dallés est très touristique car il est au programme de tous les tours operators de Galice. On y voit, à proximité de chaque maison, de très nombreux greniers sur des pilotis de granit.







Ramatoa est seul au mouillage au fond cette ria, mais il est de piètre qualité avec peu d'eau et un fond d'herbes et de vase de mauvaise tenue. Le lendemain midi, l'ancre chasse alors que le vent monte à 15 – 20 noeuds. Nous mouillerons ensuite à l'entrée de la ria dans un joli cadre à Bueu après avoir slalomé entre les parcs à moules.


Le samedi 22, direction Baïona à l'extrémité sud de la ria de Vigo, la dernière des rias de Galice. Au passage nous nous arrêtrons le temps d'un repas dans les superbes îles Cies, mais nous sommes pas les seules au mouillage, c'est la destination weekend préférée des habitants de Vigo et le trafic des bateaux à passagers est incessant. Il est vrai que le cadre est superbe et le soleil radieux.

Baïona est notre dernière escale espagnole que nous quitterons en début de semaine prochaine pour rejoindre 50 nautiques plus bas le petit port de Povoa de Varzim à une douzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto. Nous aimerions que les fameux alizés portugais, vent modéré de secteur nord, s'installent un peu plus franchement... on verra ce que nous réserve la météo.

N'oubliez pas de jeter un oeil aux albums de  l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.... il y a de nouvelles photos.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Baiona le 23/07/2006.

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 10:20

Il y a déjà une semaine, nous arrivions à la Corogne, où nous avons laissé passer le gros du mauvais temps.
Nous sommes descendus de conserve, par une bonne brise de nord-est, avec un autre Ovni 435 jusque dans la très belle et très sauvage ria de Camariñas où nous avons mouillé devant une plage et un bosquet de conifères, à deux pas du petit port de pêche. Samedi 15 juillet, on reste au mouillage, nettoyage de la coque en plongée, l'eau est très froide et la combinaison est la bienvenue. Une heure et demie plus tard, Ramatoa a retrouvé une belle carène blanche et les traces de gasoil récoltées aux Sables d'Olonne et à la Rochelle ont disparu.... mais je suis frigorifié et fatigué !


Dimanche 16 juillet, route tranquille et passage du cap Finisterre, alternance de voile, de moteur, de soleil et de brouillard pour rejoindre Muros dans la ria du même nom. La température est caniculaire et nous avons pris notre premier bain de mer dans une eau encore fraîche. Muros est une très belle vieille ville et c'est un port de pêche actif où nous assistons aux processions nautiques de la « fiesta virgen del carmen », fête très populaire en Galice. Le soir nous bénéficions d'un splendide feu d'artifice sur le port que nous admirons depuis le bateau au mouillage.


Lundi 17 juillet, sous un soleil de plomb, de moins en moins de vent et de plus en plus de moteur, nous embouquons la ria d'Arosa, la plus grande et la plus connue des rias de la Galice. Nous y parcourons une quinzaine de milles pour rejoindre Villargarcia d'Arosa, petite ville et port sans grand intérêt autre que celui d'avoir un train direct en 30 minutes pour aller visiter Saint Jacques de Compostelle.
Mardi 18 juillet, le temps est gris et le thermomètre ne dépasse pas 25°.... quelle aubaine pour aller visiter ce haut lieu de pèlerinage de tous les chrétiens. L'ambiance y est très cosmopolite, il y a du monde.... mais ce n'est pas le Mont Saint Michel au 15 août non plus et on y entend toutes les langues.... c'est impressionnant. La vieille ville est splendide, et en dehors de la cathédrale, elle regorge de couvents, de palais, d'églises et d'une très vieille université.


De retour à bord, je prépare la mise en ligne de toutes ces nouvelles images que vous trouverez dans les albums de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 10:57

Les trois dernières semaines, consacrées aux derniers préparatifs depuis notre croisière en Bretagne sud, sont passées très vite. Avitaillement, derniers bricolos ou pièces détachées à récupérer. Craignant de nous voir dépérir, Sylvia et Ralph de Siùm nous ont offert un « colossal stock » de soupes chinoises, elles aussi ont trouvé une place à bord. Enfin tout est rangé, les coffres sont pleins mais le bateau reste dans ses lignes... quelle chance !Dernier week-end avec les enfants, soirées avec les amis à Rochefort ou sur le bateau à La Rochelle, les derniers coups de fil sont pour la famille.
La météo reste assez moyenne mais le samedi 8 juillet elle ne nous semble pas être trop défavorable sans être optimale !

Le 8 juillet après-midi nous larguons les amarres, complétons le plein de gasoil... et c'est parti pour la traversée du golfe de Gascogne. Un peu d'émotion et beaucoup de joie de voir notre projet débuter sa phase active. Yann nous accompagne pour cette première grande traversée de Ramatoa.Le samedi soir nous verra au large de l'île d'Oléron après avoir paré Antioche. Nous sommes au près... mais sur la route directe. Première nuit au moteur sans vent et au petit matin, le vent revient mais du sud-ouest, pile dans le nez... c'est encore du près mais cette fois-ci nous ne sommes plus sur la route directe.
Deuxième nuit identique à la première... et le matin le vent reviendra timidement du secteur est faible à modéré... nous sommes de nouveau en route directe vers la pointe de la Galice, Punta estaca de Bares. La houle de nord ouest est assez creuse.
Troisième début de nuit au moteur, mais au petit jour, en vue de Estaca de Bares, le vent tourne au nord. La météo est pessimiste et annonce un renforcement attendu du vent de nord sur la zone avec une menace de coup de vent en soirée du mardi 11 juillet. Il nous faut donc arriver à La Corogne en fin d'après-midi au plus tard. Les 40 derniers milles sont avalés  à grande vitesse, d'abord en s'aidant du moteur pour maintenir une vitesse de six noeuds, puis le vent forcissant progressivement à 25 et 30 noeuds, les 15 derniers milles défilent à une vitesse de 7 à 8 noeuds dans des creux de 2 mètres.
L'arrivée dans la Darsena Deportiva de la Corogne est sportive sous un vent de travers musclé. Nous y retrouvons de nombreux bateaux qui attendent une amélioration pour descendre  plus au sud vers les rias de Galice et le Portugal.

Bilan de cette première étape : 390 milles parcourus soit 30 de plus que la route directe en 72 heures très exactement. Des conditions de vent allant du calme à un vent fort, le tout à toutes les allures du prés au portant. Le bateau marche fort et tout fonctionne bien à bord... en bref que du bonheur sur l'eau

Si la météo reste pessimiste, nous allons mettre à profit ces quelques jours pour visiter la Corogne et aller à Saint Jacques de Compostelle... on vous racontera tout cela plus tard. Ce matin Yann est rentré à Nantes, mais peut-être le reverrons nous avec plaisir nous accompagner lors d'une prochaine étape.

Un cabotage tranquille devrait nous conduire maintenant vers les rias du sud Galice puis vers Porto et Lisbonne. Toutes les photos se trouvent dans l'album de l'étape 01 La Rochelle - Lisbonne.

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 16:31
Comme un paquebot à son lancement... Ramatoa a effectué une croisière inaugurale dans les eaux bretonnes !
En réalité, nous sommes partis pendant quelques trois à quatre semaines naviguer le long des belles côtes de Bretagne Sud pour tester le bateau et son équipage. Globalement ils s'en sont très bien tirés tous les deux.
Nous avons débuté par  le week-end froid et gris de l'Ascension en naviguant dans les Pertuis Charentais en compagnie de Catherine. Nous avons pour la première fois profité des avantages d'un dériveur et avons échoué dans la vase molle du chenal de la Perrotine à Boyardville sur l'île d'Oléron.
Le lundi 29 Mai nous avions rendez-vous avec le chantier aux Sables d'Olonne pour quelques menus travaux de mise au point (révision moteur, réglage du groupe électrogène...) et pour la mise en service de l'émetteur-récepteur BLU et du du téléphone satellite Iridium. Le mardi soir, tout était achevé et nous étions prêts à partir dès le mercredi matin vers l'île d'Yeu, la lessive était même achevée.
En préparant le repas du soir, Dominique voit la vitre intérieure de la double porte du four exploser... grosse frayeur et nos brochettes de crevettes criblées de débris de verre. Alerté à la première heure, le chantier nous change la vitre deux heures plus tard... et notre lente remontée vers le Finistère peut commencer.
Peu de vent dans ce début de croisière qui nous conduit à Port Joinville sur l'île d'Yeu où nous ne manquerons pas d'aller visiter le splendide petit port de la Meule, puis vers l'Herbaudière sur l'île de Noirmoutier... il fait beau mais toujours assez froid avec un vent faible et variable. Nous gagnerons ensuite Pornichet, que nous n'avons pas du tout aimé, puis nous avons filé avec du vent et du soleil vers les îles d'Houat et de Hoedic où nous avons pu prendre un magnifique mouillage devant la grande plage d'EnTal puis dans le petit port Saint Gildas à Houat.
Le vent et nos zizagodromies nous conduiront successivement à La Turballe et à La Trinité sur mer où nous sommes arrivés par 30 à 35 noeuds de vent. Les manoeuvres d'arrivée et de départ avec de telles conditions ont été assez chaudes et sportives. Un peu de tourisme pour aller voir les alignements de Carnac.
Nous avons récupéré Cécile au port du Crouesty pour un pont de trois jours qui nous enmènera à Belle Ile, avec visite humide et venteuse de la pointe des Poulains et du fort Sarah Bernhardt et du magnifique petit port de Sauzon, puis à Houat où nous nous glisserons dans un trou de souris à l'abri des jetées du port Saint Gildas. C'est pas mal le dériveur pour celà !
Après avoir passé une semaine à sillonner en long et en large ce magnifique petit bassin de navigation (baie de quiberon, Houat, Hoedic et Belle Ile), Ramatoa et son équipage ont des fourmis dans les jambes. Après avoir redéposé cécile au Crouesty, nous mettons les voiles vers le Nord et projetons de rejoindre l'île de Groix, mais en fait nous irons 15 miles plus loin jusqu'à Port manech, magnifique petit mouillage à l'embouchure du Belon et de la rivière de Pont Aven.
Le lendemain, nous pousserons jusqu'à concarneau où nous profiterons d'une soirée au pied de la ville close.
Nous avons décidé de redescendre vers La Rochelle en deux étapes. Une première étape de nuit nous conduit jusqu'à l'Ile d'Yeu où nous avons bénéficié d'un splendide coucher de soleil, d'une nuit claire, d'un vent soutenu et d'une mer belle. Une deuxième étape de jour allant de Port Joinville à La Rochelle où nous descendons sous spi pendant une dizaine d'heures... que du plaisir.

Au delà du rodage nécessaire de Ramatoa et de son équipage (manoeuvres de port plus assurées, essais et réglages divers dans des conditions de vent variées...) nous avons vécu, et fort bien vécu, ces quatre semaine de croisière à bord de Ramatoa en profitant, des beautés des côtes de Bretagne sud, du ballet des dauphins... coté pêche à la traîne... de gros progrès reste à réaliser car les six maquereaux suicidaires que nous avons attrapés nous ont coutés fort cher en bas de lignes et matériels de pêche... mais la technique de la skipette pour le nettoyage des poissons est très au point !
Nous attaquons maintenant la dernière ligne droite des préparatifs avant le départ du mois de Juillet vers La Corogne et Lisbonne.
Il est certain que ce petit mois passé à bord en navigation et les quelques 600 milles nautiques parcourus, nous ont permis de vérifier, confirmer ou modifier certains de nos choix en matière d'équipements, d'approvisionnements etc... Le bilan est très largement postif et seuls de petits ajustements restent à faire. C'est très encourageant pour la suite du projet de voyage.
Toujours pas de photos sous voiles de Ramatoa prise par un autre bateau... mais elles vont venir... c'est sûr ! Sous spi nous avons régaté avec avec un Bongo de 10,20 m, avons discuté bord à bord mais pas de photo... dommage Ramatoa devait être superbe sous spi !
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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 18:28

Depuis le 13 avril, date de la mise à l’eau de Ramatoa, nous n’avons pas chômé et n’avons pas vu passer le temps.

Le weekend de Pâques, nous avons emménagé à bord avec l'aide de Ralph, un voyage avec deux voitures chargées à bloc pour monter de La Rochelle aux Sables d’Olonne tous les matériels et équipements du bateau. C’est un mini déménagement… mais nous avons une solide expérience dans ce domaine.

La semaine suivante a été occupée à régler une multitude de points de détails (modifications, mises au point, réglages) tant avec le chantier qu’avec l’installateur de l’électronique et des matériels de communication. Cette étape de la livraison s’est terminée avec une sortie en mer, le jeudi matin, avec le personnel du chantier.

Quel beau nom sur le tableau arrière... bien dessiné... n'est-ce pas Cécile ?

Le weekend du 22-23 avril nous sommes allés à l’Île d’Yeu, petit galop d’essai de 65 milles nautiques avec un grand beau temps mais très peu de vent… plus de moteur que de voile ! Retour aux Sables d’Olonne pour terminer la liste des problèmes à régler. Parmi les principaux….

  • Un réservoir de gasoil de 400 litres qui refusait d’en ingurgiter plus de 250 litres !
  • Deux circuits électriques de recharge qui ne fonctionnaient pas correctement !
  • Une installation électronique et informatique qui refusait d’interpréter les informations vent de la girouette de tête de mât.

Enfin, les problèmes se règlent les uns après les autres et le vendredi 28 avril…. Ramatoa est prêt à rejoindre son port d’attache : La Rochelle, avec la complicité de Cécile et Bernard.

Samedi 29 avril, par un beau temps froid et glacial, avec un vent de Nord Est modéré, Ramatoa avale les 38 milles nous séparant de La Rochelle en moins de six heures.

Depuis il est basé au ponton escale de La Rochelle où nous effectuons des sorties à la journée tout en continuant à installer et équiper le bateau pour son futur départ du mois de juillet.

Nous n’avons pas encore de photos de Ramatoa sous voiles, mais cela ne devrait pas tarder et elles seront mises en ligne aussitôt.

Un skipper et une skippette HEU - REUX !!

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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 21:35

C’est avec un jour de retard, sous un ciel bas et un crachin breton, que Ramatoa a été mis à l’eau cet après-midi aux Sables d’Olonne. Comme promis, je mets en ligne au plus vite les images de cet évènement.
Le voilier est sorti du chantier, des photos de l’intérieur propre et terminé sont disponibles dans l’album « Livraison Ramatoa »
Le bateau a d’abord été chargé sur une remorque au chantier. Il a rejoint Port Olonna où il a été posé sur le quai puis maté et mis à l’eau. Les photos ci-dessous retracent les temps forts de cette journée riche en émotion !
Voila il est à l’eau… il flotte bien dans ses lignes et…. naturellement…. Il est magnifique !
Dans les jours à venir, il y a encore beaucoup de travail à bord (mises au point, réglages, essais etc...). La première sortie avec le personnel du chantier devrait avoir lieu mercredi ou jeudi prochain.
Le moral n'est pas comme le temps, il est au grand beau fixe !!

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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 21:06

Aujourd’hui, dernière visite avant la mise à l’eau…

Le bateau est encore en chantier et rien ne laisse penser que dans moins de cinq jours il rejoindra son élément.

Les ébénistes ont terminé la quasi-totalité des finitions. La cuisine et le cabinet de toilette ont leurs apparences définitives, l’installateur des appareils de navigation et de télécommunication a presque terminé son travail. Les batteries sont en place et le bateau a été mis sous tension pour vérification de l’installation électrique. Un bon nettoyage de l’intérieur, la mise en place des coussins et la pose des rideaux donneront alors un aspect cosy à la cabine de Ramatoa.

Sur le pont la mise en place de l’accastillage est terminée, la pose des hublots du roof et des hublots de coque se termine. La table de cockpit est installée. La décoration de la coque (marquages à la proue et à la poupe + bandes de couleur) est prévue lundi matin. A l’extérieur un bon nettoyage s’impose aussi avec le retrait de tous les masques de protection.



Mercredi 12 avril, grande journée où nous serons aux Sables d’Olonne pour la mise à l’eau. En réalité le bateau sera posé sur un semi remorque et il rejoindra Port Olonna où il sera mis à l’eau et mâté. Promis vous aurez des photos de cet instant.

Viendront ensuite d’innombrables vérifications et mises au point, avant que nous puissions nous installer à bord pour le weekend de Pâques…. Mais cela sera une autre histoire...

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Bienvenue sur Ramatoa

Ce weblog constitue  notre carnet de voyage......
Il est notre journal de bord au fil de ces années sur les océans Atlantique et Pacifique à bord de "Ramatoa".
Il relate l'avancement du projet du début à son aboutissement... du "Rêve à la Réalité".
Il est tenu à jour  lors de nos escales tout au long de notre aventure maritime.
Il est là pour vous faire partager notre voyage, nos émotions et nos galères !
Bonne lecture....

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