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Bilan initial du 04/08/2007.

- Aucun problème de structure n'est à signaler, la construction est solide, aucun jeu anormal n'est apparu dans les appendices mobiles. Seule une légère fuite hydraulique du mécanisme de relève du safran sera à vérifier à notre retour sur Ramatoa.

- Les peintures ont globalement bien résisté, deux endroits laissent apparaître du clocage : le pied de mât et les embases du balcon arrière. Pour ces dernières, la pose de plaques d'isolation (fournies par le SAV) résoudra le problème. Pour le reste il s'agit de quelques éclats sur le davier liés à la manipulation du mouillage.

 

- Le vernis qui protège les effets moirés de l'aluminium de la coque ne résiste pas longtemps au frottement des défenses... seule l'esthétique en souffre.

A l'intérieur, les vernis ont foncé au soleil... mais de façon homogène. Autour de l'évier ils commencent à blanchir par endroit.

 

- Les menuiseries sont restées impeccables, quelques points sont cependant à noter :

 

La porte coulissante de la cabine avant est bloqué en position ouverte et impossible de la démonter... mystère qui attendra notre retour aux Sables d'Olonne !

De nombreuses charnières demandent à être revissées avec des vis plus longues, car le vissage initial s'est effectué trop vigoureusement avec une visseuse électrique.

Les verrous poussoirs gris alu ne sont pas éternels, mais ils se changent aisément.

 

- Coté sellerie : l'occultant (face supérieure blanche) de tous les rideaux des panneaux horizontaux a fondu au soleil et il est devenu collant. Donnés au chantier, il vont être refaits par le sellier.

 

 

- Le seul point noir sérieux à ce bilan flatteur pour le constructeur concerne les dégradations sérieuses du bas du meuble de la glacière, il mérite un développement car il est constaté de façon récurrente sur de nombreux modèles d'Ovni.

 

Le constat est simple : de l'eau s'écoule de la glacière et pourrit les boiseries en parties basses (dessous du bac, tiroirs et façade du meuble). Je ne parle pas de l'eau qui pourrait stagner au fond de la cuve du frigidaire car elle s'écoule normalement dans les fonds par la vidange, de plus la cuve est bien étanche. Il s'agit de la condensation de l'air chaud et humide qui s'effectue sur les parois extérieures fraîches de l'isolant (soit directement sur l'isolant, soit sur le CP qui l'emprisonne) ; ce phénomène imperceptible sous nos latitudes est flagrant sous les tropiques.

A mon passage au chantier, début juillet, nous avons regardé de près à l'atelier de menuiserie la construction de la glacière : la cuve intérieure blanche est bien étanche ; l'isolant d'une épaisseur moyenne de 6-7 cm est emprisonné dans du contreplaqué sur trois cotés, sur le dessus et le fond ; le coté arrière de la glacière n'est pas doublé de CP. Il n'y pas d'espace libre suffisant entre le CP et l'isolant pour qu'une lame d'air condense.

 

Après avoir vu cela : la menuiserie de ce bloc n'est pas en cause... à mon sens le problème vient seulement du fait que l'isolation de la glacière est insuffisante (épaisseur trop faible ou isolant peu performant). J'en veux pour preuve les points suivants :

Les parois de la glacière sont toujours fraîches.
Le matin sous les tropiques, le plan de travail du dessus de la glacière est couvert de condensation... ce n'est pas normal et cela doit être pareil sur toutes autres faces de la glacière.
Mauvais rendement du groupe froid, il tourne 20 heures sur 24 en moyenne.

 

Quelle solution apporter ? Difficile d'intervenir en l'état. Il faut rechercher des isolants plus performants.... cela doit exister car il est difficile d'envisager une isolation plus épaisse.

 

 

Ajout bilan du 10/08/2008.

- Deux incidents sont à signaler concernant les appendices mobiles, le premier concerne la dérive et le deuxième est une suite de la fuite du vérin de safran déjà évoquée précédemment.
- A la remise à l'eau à Trinidad en décembre 2007, le peintre a largement barbouillé la dérive de Ramatoa d'une épaisse couche d'antifouling juste avant la remise à l'eau. Résultat immédiat : blocage de la dérive en position haute à sa première remontée. L'incident est sans gravité, il suffit juste de déplaquer les trappes de visite sur le dessus du puits de dérive, de faire redescendre la dérive en force (prévoir une bonne masse et un tube d'aluminium de 1,5m), d'extraire les six patins en ertacétal et de les nettoyer de la couche collante d'antifouling qui bloque la dérive. Leçon : au prochain carénage, la couche d'antifouling sera la plus mince possible sur la dérive, car son jeu entre les patins dans le puits est quasi nul.

 

- Deux ans après sa mise à l'eau, le vérin du safran hydraulique a rendu l'âme avec des fuites massives de liquide. L'électrolyse a détruit :

 

  1. Coté talon du vérin : le filetage intérieur de l'un des embouts du flexible (échange de l'embout et du raccord coudé).
  2. Coté tige du vérin : le filetage extérieur du raccord soudé au corps du vérin (échange du vérin).

Il y a manifestement un problème d'isolation électrique de la partie basse du safran, qui fait que les courants passent par le vérin et contribuent à sa destruction. Les deux anodes de la partie haute du safran se dégradent régulièrement et normalement. Celles de la partie basse se dégradent très lentement. Alubat et Hydroem se renvoient la balle, jurant qu'ils n'ont rien modifié au montage du safran et aux alliages du vérin. Il est cependant curieux de constater que ce phénomène se rencontre généralement sur des bateaux récents (< 5-6 ans). Le coût de remise en état d'un vérin est extrêmement élevé (500 € environ), le renouveler tous les deux ans est inacceptable. Je cherche actuellement une solution correctrice en mettant une ou plusieurs tresses de masse en fil d'aluminium de façon à assurer une continuité électrique entre les parties hautes et basses du safran mais aussi entre le corps et la tige du vérin. Affaire à suivre !

- Les peintures continuent à cloquer lentement essentiellement au pied de mat et aux pieds des chandeliers et balcons.

 

- Coté menuiseries, la porte coulissante de la cabine avant bloquée en position ouverte s'est débloquée toute seule un beau jour, depuis pour éviter le renouvellement de cette mésaventure, nous avons mis en place une butée amovible dans le rail inférieur de la porte.

 

- Les bords blancs de l'évier de la cuisine se dégradent très vite. Les chants se décollent, la remise en état, avec la pose de nouveaux chants, est prévue à notre retour en octobre.

- Concernant les dégradations sérieuses du bas du meuble de la glacière, liées à la condensation excessive sur les parois externes de l'isolant de la glacière... rien n'est résolu, mais les choses se sont améliorées, en particulier le temps de fonctionnement du compresseur, et cela pour trois raisons :
Primo : le climat des Caraïbes est moins humide et chaud que celui rencontré précédemment, en Amazonie ou en Guyane par exemple, donc moins d'humidité dans les boiseries.
Secundo : le bouchon d'évacuation des eaux de la glacière est toujours maintenu fermé, donc moins de givre sur l'évaporateur et moins de fuite d'air froid dans les fonds du bateau.

Tertio : la fixation du capillaire du thermostat a été revue de façon à ce qu'il soit parfaitement appliqué sans espace sur l'évaporateur, ce point est semble-t-il primordial pour un bon fonctionnement du thermostat et donc économique du compresseur.


 

Ajout bilan du 01/11/2009.

- En février la remise en état de la glacière a été effectuée sous garantie par l'agent Alubat de Guadeloupe. Les travaux ont nécessité le démontage et le remplacement de la façade du frigo. Une fois démontée, on a pu mesurer l'ampleur des dégâts causés par la condensation sur les parois externes de la glacière. Le support horizontal en CP de la glacière était totalement pourri et délaminé, il a été remplacé.

Le démontage a permis de voir qu'une lame d'air de 1 à 3 cm existait sur les 5 faces isolées de la glacière. Il n'a pas été possible de totalement démonter la glacière car cela nécessite la dépose du plan de travail et des équipets supérieurs. Cependant il a été possible de caler, avec des tasseaux enfoncés à force, tous les panneaux d'isolant pour supprimer cette lame d'air qui condense au contact de la paroi froide de la glacière.

Le résultat, sans être totalement satisfaisant, est cependant correct. La condensation subsiste si l'air est très chaud et humide, mais ce n'est plus l'inondation que nous connaissions antérieurement. J'estime que le problème est résolu à 75 ou 80%. Le travail a été exécuté correctement par un ébéniste. Les façades et moulures avaient été expédiées par Alubat à Pointe à Pitre.

- La continuité électrique sur la tige du vérin du safran a été réalisée en positionnant un câble inox avec deux serflex. Cela semble fonctionner car les deux anodes du bas du safran sont maintenant attaquées alors qu'elles ne l'étaient pas auparavant. Si nécessaire je pourrai également installer des tresses aluminium que je me suis procurées l'an dernier en Belgique. Pas de fuite sérieuse sur le vérin, juste un raccord coudé à resserrer avec du ruban teflon.

Par ailleurs des trous ont été percés à la base du safran et en haut pour permettre un blocage en position haute ou basse du safran dans le cas d'une nouvelle panne du vérin.

- Les réparations faites sur les chants des deux bacs de l'évier n'ont pas tenues. Je m'oriente vers une imprégnation de la tranche du CP par 4 à 5 couches de résine epoxy puis une finition avec de la laque polyurethane. Affaire à suivre.

 

Retour sommaire.

 

Dernière mise à jour le 02/11/2009 à Châtelaillon-plage par Benoît & Dominique.

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