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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 16:29
Il va sans dire que nous n'envisageons pas la vie à bord en longue croisière sans un minimum de confort et sans cesse,  du moins au début, nous avons essayé d'améliorer notre bien-être.
RIDS36--pm-02.jpgEn tout premier lieu, j'ai acquis une petite machine à coudre, qui a trouvé sa place dans un équipet de la cabine avant.
Avant le départ, la maison fût transformée en atelier de couture pour :
  • - La réalisation des draps housse de tous nos matelas, qui vous vous en doutez ne sont pas rectangles !
  • - La confection des coussins de cockpit en mousse à cellules fermées (ne moisit pas et ne se transforme pas en éponge), habillés de toile à stores d'extérieur. Les fournitures ont été achetés chez des professionnels. L'entretien se fait facilement au ponton, au jet et à la brosse. Très bonne résistance après un usage intensif.
  • - La création de différents sacs en toile enduite blanche (de la toile à bâche de camion), comme celui pour le mouillage de l'annexe et le rangement de petits accessoires.
  • - Des chemins de table pour la table du cockpit (idée piquée sur Siùm), ou une nappe pour celle du carré, lorsque nous recevons les copains.

Aux Îles Canaries, à Santa-Cruz de Tenerife, gros travail pour réaliser les moustiquaires des panneaux de pont, et celle de la descente du carré. La solution retenue : de la toile enduite sur le dessus du panneau de pont et les trois autres cotés en  moustiquaire. Sur les quatre cotés de la base, une chaînette en inox est glissée dans un gousset. Toutes les moustiquaires ont été traitées initialement par trempage dans une solution anti-moustiques.
RIDS36--pm-01.jpgA Dakar, fabrication de deux matelas genre matelas de plage, pour mieux dormir pendant mon quart de nuit... les coussins jaunes du cockpit étant un peu trop fermes !!

Arrivés au Brésil, Christina l'épouse de l'artisan voilier d'Itaparica, nous a  réalisé des  « pare-soleil latéraux », bien utiles en escale quand le soleil tape trop fort, ou pour s'isoler de ses proches voisins. Elle confectionne également une bâche récupératrice de pluie. A Belèm nous la mettrons en place et nous avons amélioré sa fixation sous la bôme tout au long du parcours sur l'Amazone. Nous avions emporté de la Rochelle une grande surface de bâche à camion blanche.

Benoît a de son coté réalisé quelques bricolages pour améliorer notre confort à bord.
  • - Tous les contre-plaqués sous les couchettes avants et arrières ont été largement percés avec une scie cloche pour améliorer l'aération des coffres. Les matelas reposent sur des sommiers à lattes de marque Bedflex (lattes à découper une par une à la forme de la couchette) l'humidité est ainsi évacuée efficacement et le confort des couchettes amélioré.
  • - Des toiles anti-roulis pour les banquettes du carré ont été installées. Elles sont fixées par une latte aluminium à l'intérieur des coffres et n'en gênent pas l'ouverture, dans le gousset du haut une deuxième latte d'aluminium. Au repos les toiles sont roulées invisibles sous le rebord de la banquette maintenues par des velcros.
  • - Une sangle de retenue réglable devant la gazinière.
  • - Dans le cabinet de toilette, la barre inox pour suspendre les cirés a émigré dans le local technique et des panières à légumes en fil métallique occupent maintenant cette place où les fruits et légumes se conservent mieux.
  • - Des  petits ventilateurs 12 volts ont été fixés au dessus des couchettes de la cabine avant.
RIDS36--pm-03.jpgUn grand regret, celui de n'avoir pas installé un lave-linge pendant la construction de Ramatoa. Dés l'Espagne, la galère a commencé, pas de machine ou appareil en panne dans les marinas. Laverie a l'autre bout de la ville, quand il y en a, temps perdu (n'oubliez pas votre livre de poche), linge égaré ou d'une couleur douteuse, blanchisserie hors de prix etc..... Sur le rallye les GO organisaient le ramassage du linge avec des blanchisseries pour l'ensemble des bateaux et...  se finissaient souvent par une « foire au linge », où chaque équipage est venu chercher, qui son tee-shirt, qui son bermuda, une autre fois, j'ai hérité d'une chemisette, d'un paréo .... donc appel vhf, pour retrouver les propriétaires. Il y a parfois des situations cocasses, comme les lave-linge, installés dans le vestiaire des hommes, à la Corogne. Je vous laisse imaginer la suite !
Nous pensons acquérir une machine de 3 kgs, dés que possible, ce n'est pas du luxe !


Pour la décoration, réalisée au fil de nos escales, des petites toiles ou cadres sont accrochés avec du velcro double face... je laisse trainer un paréo sur la banquette bâbord, mon coin préféré.

Notre ovni comporte beaucoup de coffres et équipets, il est donc facile de ranger correctement dans des boites rectangles tout le menu outillage dont j'ai besoin, sans encombrer le local technique réservé aux pièces détachées, au groupe électrogène, au dessalinisateur,  à l'annexe, à la balise,aux bidons de survie etc ...... nécessaires à la bonne marche de Ramatoa.

Dans nos bagages pour repartir à Trinidad, nous emmenons le matériel pour mettre deux spots de lecture à LED au dessus des banquettes du carré. Nous installerons également des patères  et des filets de rangement dans la cabine avant.
RIDS36--pm-04.jpgVoici la fin de cet article, dans mon prochain avurnav je vous parlerai de la vie au quotidien en grande croisière.

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 11:42
Se nourrir correctement est indispensable en navigation, si en plus vous aimez cuisiner, recevoir les copains, cela devient un plaisir. Tâche EXTENUANTE pendant une transat, avec la cuisine à bâbord, le bateau gîtant de l'autre coté et que vous êtes la seule à savoir vous servir d'une casserole !RIDS35--pm-05.jpg Avant le départ, achat de l'épicerie de base : sel, poivre, thym (3 boites), laurier etc, 4 kg de pâtes, 3 kg de riz, 5 kg de farine, 7 paquets de levure de boulangerie déshydratée, 5 L d'huile d'olive (en Espagne l'huile d'olive est aussi chère qu'en France), thé, café lyophilisé, lait en brique ou concentré, céréales, tartines grillées, et un assortiment de conserves : cassoulet, choucroute, raviolis, haricots verts.... mis à part de la sauce tomate, des petits pois « pas très fins », du thon et des sardines, nous ne trouvons pas de plats préparés en boites, ni de thym et de laurier, ni de charcuterie (saucissons, terrines etc ....) en dehors de nos frontières.

Pour le beurre en boite, pratique pour réaliser les pâtes à tarte, nous en trouvons facilement aux Canaries de marque Hollandaise, tout à fait correct, par contre celui acheté au Brésil est nettement moins bon, sinon voici une bonne adresse.

Par des jours bien froids, à la maison, j'ai réalisé des conserves : confits de canard, rôtis de porc aux herbes, boeuf bolognaise . Nous les avons appréciés ensuite pendant les longues traversées.

 

RIDS35--pm-01.jpgLes jours ou les nuits où cela bougeait trop nous avons aimé les soupes chinoises, offertes par Sylvia et Ralph.
RIDS35--pm-03.jpgTout le long de notre parcours, j'ai acheté des fruits et légumes frais (moins sur l'amazone), qui par précaution, sont systématiquement trempés dan un bain de permanganate avant d'être consommés. Attention : les pommes de terre se conservent très mal !
RIDS35--pm-06.jpgA bord, nous avons une machine à pain, arrimée dans le local technique. Le cycle complet de cuisson étant trop long, je m'en sers uniquement pour pétrir.
RIDS35--pm-09.jpgA la fin de la 1ere levée, je sépare le pâton en deux, une partie ira au frigo, l'autre sera avant la 2ième levée façonnée, soit en 1 ou plusieurs boules pour une cuisson au four, soit en une grande galette pour une cuisson à la poële. Pendant la transat, j'ai totalement raté la cuisson en cocotte-minute. Je me sers aussi de la pâte pour réaliser des pizzas cuites à la poële.

La veille du départ, j'ai acquis de la présure en pharmacie, j'ai pu ainsi réaliser aux escales des yaourts tout le long de notre parcours. Vous trouverez la recette dans le livre de votre autocuiseur, mais attention plus il fait chaud plus vous devez réduire le temps de fermentation. Pour la transat nous avions un assortiment longue conservation, acheté à Dakar.

Il a fallu attendre d'être entre les Canaries et le Cap-vert pour réussir à pécher notre première dorade coryphène... franchement nous ne sommes pas très doués, mais alors là quel régal !!! Seul problème, n'ayant pas de congélateur nous en consommons pendant 3-4 jours d'affilée, mais maintenant que mes bocaux de stérilisation sont vides je pourrais faire des conserves, sauf en zone de ciguatera. Sur le Siné-Saloum, et au Brésil, nous nous sommes délectés de crevettes, vendues par les pêcheurs.

En général nous n'avons pas eu trop de problème de surplus de stocks ni de conservation de nos produits, sauf pour deux paquets de pâtes, achetés à Dakar, squattés par des charançons.

Tous les ingrédients tels que farine, riz etc... sont transvasés, dés l'achat dans des boites solides. Les bidons d'huile métalliques rouillent, donc là aussi transfert dans des bidons plastiques.

Grâce à notre désalinisateur, 60 l/heure, fini la corvée du transport et du stockage des packs d'eau (sauf sur l' amazone, of course!). Nous avons toujours consommé l'eau des cuves alu du bateau, un filtre charbon actif – céramique, de marque Katadyn, est installé sur l'évier pour l'eau de boisson, l'eau est bonne sans goût excessif. A Itaparica, une île en face de Salvador de Bahia, nous avons fait, comme tous les autres bateaux, le plein d'eau de source, quel luxe !
RIDS35--pm-07.jpgDans les fonds, nous avons rangé les bouteilles de jus de fruits, les boites de soda, de bières. Benoît a prévu quelques bouteilles de vin pour les soirées entre amis. N'oubliez pas d'honorer Neptune, lors du passage de la ligne, par une coupe de Champagne.
RIDS35--pm-08.jpgEn résumé, nous avons fait quatre gros avitaillements, un avant le départ à la Rochelle, le 2ième à Ténérife, le 3ième à Dakar, le dernier à Salvadore de Bahia. Par contre je n'ai pratiquement pas fait de courses à Tobago § Trinidad, cela sera une découverte en Décembre. Mais je crains le pire dans les îles anglo-saxonnes! Je vous raconterai.

Dans le prochain article, je vous parlerai de bricolage et de confort à bord.

A bientôt... la skipette.

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 15:19
Après des mois de préparation, après une année de navigation, et avant de repartir... voici  venu le temps d'un petit bilan de cette extraordinaire aventure.

Cette série d'articles ne sera pas écrite dans un ordre chronologique, mais thématique, tel que santé, avitaillement , vie à bord etc .... car, semble-t'il, ce blog manque d'une touche féminine !

1- Santé.

Avant le départ nous avions suivi ensemble un stage d' ATMSI (apprentissage aux techniques médicales en situation d'isolement).  Wouaps... pas triste...  le découpage et les points de suture des pieds de cochons sanguinolents d'éosine !

Je suis allée aussi en stage à  la SNSM à la Rochelle, pour repasser mon diplôme de secouriste.

Pendant la même période, bilan de santé pour nous deux, et rappels de vaccins (DTPolio, Hépatite etc...).

En plus des nombreux médicaments à embarquer dans la pharmacie de bord, dont vous trouverez ici la liste, nous avons fait le choix du Doxiplalud comme antipaludéen pour les zones infestées d'Afrique et d'Amazonie (plus économique que le Malarone et sans les effets secondaires du Lariam).

Pour combattre le mal de mer, après une trop longue escale je prends de la Cinnarizine, les médicaments genre Mercalm me font bien dormir, impensable en équipage réduit, et je réagis  très mal aux patchs transdermiques de type Scopoderm.

Les médicaments sont rangés dans des boites hermétiques, sans leurs emballages, mais avec les notices, dans un coffre sous la banquette du carré. Une trousse d'urgence est à portée de mains, dans un équipet du carré, elle servira souvent pour soigner les petites coupures, ecchymoses, ou coups de soleil sur les oreilles de Benoît.

2- Hygiène.

Tant que le temps était frais nous prenions nos douches (une par jour... vive le désalinisateur) dans le cabinet de toilette, par la suite c'est dans le cockpit que nous faisions nos ablutions, Ramatoa est équipé d'une douchette sur la jupe arrière. C'est très agréable de se sécher au soleil, caressée par les alizés.
J'ai très vite supprimé nos gants de toilette, ils dégagent une mauvaise odeur dés la première utilisation, au profit de petites lingettes en microfibre, plus facile à laver et séchant rapidement.

Dans tous les sanitaires fréquentés, même nettoyés quotidiennement, je garde mes tongues (y compris dans le bac à douche), il y a trop de rats qui courent la nuit prés des bâtiments.

Après avoir découpé du poisson, la meilleure façon d'ôter son odeur tenace sur vos mains est encore de les savonner longuement au savon de Marseille (les savons sans eau sont inefficaces).

Au Brésil, les gels douche sont moins répandus que chez nous, il vaut mieux avoir une réserve à  bord, par contre pour les shampoings et soins capillaires, la surabondance me laisse parfois perplexe.

3- Beauté.

Au début nous utilisions quotidiennement des crèmes de protection solaire, par la suite ce fût de façon plus épisodique, sauf en plongée, attention aux épaules ....

Inutile d'acheter un stock énorme de lait corporel, dés qu'il fait très chaud, la peau traitée se met à transpirer, ce qui est, reconnaissez le, fort désagréable.

Sinon, petite trousse de maquillage habituelle, aucune difficulté pour trouver un produit manquant.
Par petit temps, bien installée dans le cockpit, vous pouvez jouer à la manucure, là aussi pas d'ennui pour dénicher, même dans les petits villages, les articles nécessaires, à condition de ne pas être trop exigeante sur la marque de votre vernis ....

Épilation : attendez d'être au port pour utiliser la cire chaude ! au Brésil, il y a  une profusion de salons de beauté, profitez en, c'est vraiment peu onéreux, sympathique, et parfois comique, comme avec cette esthéticienne qui m'a déposé un caramel dans la bouche au moment de l'épilation maillot !
RIDS34--pm-01.jpgToujours au Brésil, j'ai souvent profité de massages bien-être, dommage que cela soit si coûteux en France.

Au hasard des escales j'ai pu aller chez le coiffeur, cela m'a permis en plus de rencontrer des
filles charmantes et d'essayer d'améliorer mon espagnol, puis mon portugais.

Le premier article bilan se termine ici, j'espère qu'il répondra à ces mille et une petites questions qui me sont posées régulièrement mais il va de soit que je répondrai en toute amitié à des demandes d'éclaircissements ou de détails. Le prochain article portera sur l'avitaillement et la cuisine à bord.

A bientôt... la skipette.

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 10:13

Il était temps que je mette mon grain de fleur de sel sur ce blog, aussi pour commencer : qui suis-je ?

Un... tout petit bout...   de femme de 50 Kgs pour 1m55, aimant plein de choses dans la vie : mon mari avec qui je partage la passion de la mer, mes enfants, ma bande de copains, mais aussi les voyages, la littérature, la poésie, la musique (un petit faible pour le jazz), le bridge, le sport, la bonne cuisine, le bricolage etc...  et une sérieuse envie de partager avec vous, tout au long,non pas de ce long fleuve tranquille mais de ce périple, mes idées, mes pensées, mes coups de coeurs, mes photos, bref un petit peu de ma vie.

 

 

En attendant la livraison Ramatoa, début Avril, (oh que c'est long !), les journées sont quand même bien remplies entre les cours d'aquagym et de musculation, la longue...  très longue liste d'achats pour le bateau, qui va de l'accastillage, au bib et annexe, l'électronique, la vaisselle, la trousse de pharmacie, bref c'est tellement long que je ne peux tout citer.

Tous les deux nous avons aussi commencé notre série de vaccins, là dessus je passe très vite !

 

Et quand je suis à la maison (celà m'arrive !), les occupations et réalisations diverses ne manquent pas, d'ailleurs je vous ai fait quelques photos :


Fabriquer du pain...

Si Benoît aime mettre ses mains dans l'huile du moteur, je préfère nettement mettre les miennes dans la farine ...


Pain à la poële : économie de gaz ou  pain de campagne au four.

 


 

Préparer des conserves…

Avez-vous un creux, là, vous savez juste en dessous de la poitrine, pas de problème, j’ouvre un bocal...


Cuisses de canard confites ou espadon à la provençale ?


Travaux de coutures....

Il paraît que dans certains pays... il y a des pickpockets, donc...  pochette de ceinture.

 

 

Conford à bord, bien sûr : 4 coussins pour les banquettes du carré !

 

Un peu de rangement, sac en PVC épais pour stocker le mouillage de l'annexe.

 

 

Décoration du bord…

Sans oublier les photos de mes chéris à accrocher dans le carré, il manque la petite dernière, ça ne devrait pas tarder.

 

D'autres articles suivront, au gré des vents et des marées.

Maritimement vôtre.

Dominique la Skipette.

PS : N'hésitez pas à intervenir directement sur cet article en cliquant sur Ajouter un commentaire !

 

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Bienvenue sur Ramatoa

Ce weblog constitue  notre carnet de voyage......
Il est notre journal de bord au fil de ces années sur les océans Atlantique et Pacifique à bord de "Ramatoa".
Il relate l'avancement du projet du début à son aboutissement... du "Rêve à la Réalité".
Il est tenu à jour  lors de nos escales tout au long de notre aventure maritime.
Il est là pour vous faire partager notre voyage, nos émotions et nos galères !
Bonne lecture....

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Voyager à la voile... c'est concrétiser mon rêve de gamin qui préférait dévorer des récits de navigateurs : "le voyage de Damien" et "la Longue route" - plutôt que de travailler correctement au lycée. Aujourd'hui, jeune retraité, le rêve devient réalité. Partir en couple ... et partager une passion commune de voyager à la voile sous les tropiques.                            

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Un voilier baptisé "Ramatoa"

Un skipper : Benoît  et une skippette : Dominique !
Un voyage au long cours en Atlantique, par le Sénégal, le Brésil, l'Amazone, le vénézuela, les Antilles et dans le Pacifique vers la Polynésie française.

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