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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 16:58
Notre dernier article posté à Carriacou est daté du 6 mai 2006, et nous sommes bientôt le 6 août 2008 sans de nouvelles de Ramatoa pendant un trimestre... c'est inadmissible ! Vous avez été nombreux à me le faire remarquer... toujours très gentiment, votre fidélité nous fait plaisir et nous encourage à continuer à vous écrire au fil de nos escales.Nous avons passé une petite semaine au mouillage de Tyrell bay à Carriacou, il est tranquille et l'affluence très raisonnable, fréquenté par des voiliers qui redescendent se mettre à l'abri, pendant la saison cyclonique qui approche, vers Grenade, le Venezuela ou Trinidad. Nous avons un peu de difficultés à nous arracher à la douceur de vivre de cette île que nous apprécions tous les deux, mais le lundi 12 mai nous mettons les voiles pour rejoindre Grenade.Traversée agréable avec un alizé modéré... que du bonheur ! Arrivé sous le vent de la capitale saint George le vent nous abandonne et nous finirons au moteur jusqu'au mouillage de Prickly bay sur la cote sud de l'île. Le mouillage est bien moins fréquenté que lors de notre premier passage. Les formalités se font toujours facilement et rapidement et nous occuperons les trois jours d'escale à compléter notre avitaillement et à bénéficier des facilités du shipchandler tout proche. Notre intention est d'aller musarder pendant une semaine dans les différents mouillages qui se trouvent dans les multiples baies et indentations de la cote sud de Grenade. Les étapes sont ridiculement courtes parfois trois ou quatre milles mais la navigation nécessite d'ouvrir l'œil car le corail n'est jamais très loin, le balisage absent ou non conforme à la carte et aux guides et dès que l'on quitte l'abri d'une baie on retrouve vite la houle creuse d'est.Le 15 mai, notre première étape nous conduit dans la baie d'à coté à Mount Hartman Bay. La petite marina de « Secret Harbour » abrite une vingtaine de voiliers mais il y a de la place pour mouiller devant la marina ou dans l'anse toute proche. Nous avons quelques difficultés à faire tenir notre ancre sur le fond d'herbier et de vase. Cela est suffisamment rare pour que nous signalions quand la Brake nous fait défaut ! Nous sommes au mouillage avec trois voiliers désarmés et trois autres occupés par des anglais. Sur la presqu'île qui sépare Prickly Bay de Mount Hartman Bay il y a une succession de villas splendides avec des piscines somptueuses et des vedettes offshore au mouillage devant la plage privée ou dans le garage à bateau. Grenade a su attirer un tourisme de luxe et l'immobilier n'est manifestement pas à la portée de toutes les bourses et surement pas de celles de la majorité des habitants de cette île. Toutefois la cote sud de Grenade se bétonne luxueusement... mais se bétonne tout de même !Le lendemain, 16 mai, saut de puce pour rejoindre par un dédale de coraux le mouillage de Hog Island. Les guides nautiques le décrivent comme un mouillage sauvage dans un décor exempt de constructions. La réalité est un peu différente... le mouillage est sauvage... oui, mais saturé de plusieurs dizaines de voiliers à l'ancre et par une bonne douzaine de voiliers à l'hivernage sur corps morts. Le site est exempt de constructions... oui mais plus pour très longtemps car la totalité de l'île Hog est piqueté par des bornes de géomètre, un lotissement ou un hôtel de luxe verra prochainement le jour. De plus le passage praticable par les annexes vers Clarke Court Bay sera bientôt coupé par un pont ou une chaussée en construction... les travaux en cours perturbe le calme de ce mouillage qui a du être idyllique mais ne le sera plus pour très longtemps ! Nous explorons en annexe la cote est de Hog island et Woburn Bay et cela ne nous incite pas à y aller mouiller avec Ramatoa. Pendant nos trois jours d'escale nous connaîtrons Marc et Monique qui naviguent sur un très beau Maracuja dénommé « Baloo », ils descendent également vers Trinidad où nous les reverrons.Lundi 19 mai nous quittons Hog island pour rejoindre le mouillage de Port Egmond qui se trouve au fond de Egmond Harbour Bay. Il s'agit d'un trou à cyclone extrêmement bien protégé, le site a du être sauvage avant que les multiples constructions ne mitent le paysage et que les chinois n'attaquent la montagne pour construire une résidence de luxe les pieds dans l'eau ! Par contre nous sommes seuls au mouillage, c'est la première fois depuis bien longtemps et cela mérite d'être signalé ! Il n'y a pas d'endroits pour débarquer en annexe, nous explorons la mangrove. Nous restons une journée dans ce mouillage que nous aimons bien malgré le désagrément du chantier chinois. En abordant Egmond Harbour Bay nous avons vu du large une toute nouvelle petite marina encore vide qui a l'air fort sympathique, il s'agit de la « marina du phare bleue » avec son bateau phare repérable de loin derrière l'île Calvigny... mais l'accès ne semble pas très aisé et le balisage incertain avec de nombreux reefs à fleur d'eau.Mardi 20 mai, cinq à six milles plus loin nous rejoignons la baie de Saint David's Harbour où se nichent au fond de la baie un chantier naval et de gardiennage, il y a même un mini poste de douanes où l'on peut faire des formalités d'entrée ou de sortie. Le cadre est sauvage, nous mouillons à deux pas de la mangrove. Le site est peu construit, nous sommes au bout du monde, il nous plait bien, nous y restons trois jours. Nous prenons le bus et partons en excursion jusqu'à Greenville sur la cote au vent. C'est la deuxième ville du pays mais on est très loin de Saint George et de ses touristes, elle est pauvre et bien peu développée. Au retour nous cueillons des mangues sur le bord du chemin et Dominique en fera d'excellentes confitures avec le sucre roux de Marie Galante. En remontant vers le nord-est il reste bien encore une ou deux baies à explorer mais nous faisons demi tour et retournons vers Prickly Bay où nous avons rendez-vous avec OPSis et Météore.Le temps passe vite à Prickly bay avec les bateaux copains et nous guettons la bonne fenêtre météo pour descendre vers Trinidad car les toutes premières ondes tropicales précurseurs de la saison cyclonique s'annoncent en cette fin de mois de mai. Cette exploration de la cote sud de Grenade nous laisse un peu sur notre faim et ne méritait pas le temps que nous y avons consacré, nous regrettons un peu de ne pas nous être attardé plus longuement dans les Tobago Cays. Prickly est un mouillage commode pour l'approvisionnement et les formalités mais il est rouleur et moins bien abrité que ceux que nous avons pratiqué plus à l'est sur la même cote.

Le lundi 26 mai, OPSis et Météore mettent les voiles vers Trinidad à 85 milles de là. Le lendemain, c'est à notre tour de quitter Grenade en fin de nuit, la météo nous annonce un alizé d'est à 20 nœuds faiblissant fortement sur la fin du parcours, des conditions identiques à celles de la veille. En réalité nous aurons une première moitié de parcours conforme aux prévisions et agréables, mais ensuite le vent s'est progressivement renforcé pour s'installer à 30 nœuds et une mer avec des creux de 3 mètres. Notre dernière traversée aura été à l'image de toute cette saison de navigation dans les petites Antilles et les îles Vierges : ventée et agitée. En fin d'après-midi nous retrouvons avec plaisir les singes hurleurs, les eaux vertes et calmes de Scotland Bay.Mercredi 28 mai nous franchissons au moteur les quelques milles qui nous séparent de la baie de Chaguaramas. Le climat y est toujours aussi oppressant mais bien moins pluvieux qu'en décembre et comme nous sommes moins fatigués que l'année dernière après le périple amazonien nous le supportons plus facilement. De plus nous avons maintenant nos repères pour les formalités, les transports, les bonnes adresses des fournisseurs et des petits restaurants. De la même façon, nous sommes bien plus efficaces pour préparer la mise au sec de Ramatoa. Le vendredi 6 juin, nous sommes les premiers de la journée à sortir dans les sangles du travelift du chantier Peake. Encore quelques jours d'efforts avant d'affronter l'épreuve ultime : le retour en avion en passant par New York où le voyagiste nous gratifie d'une attente interminable de douze heures... bref 37 heures plus tard nous sommes contents de poser le pied à Roissy.La saison de navigation débutée en décembre 2007 se termine et nous commençons déjà à préparer les projets pour l'automne, mais cela est une autre histoire dont nous vous reparlerons dans un prochain article dans lequel nous complèterons sur quelques points le bilan technique élaboré l'été dernier.

Benoît & Dominique à Châtelaillon-Plage (17340) le jeudi 31 juillet 2008.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 20:23
Aujourd'hui, dimanche 4 Mai au mouillage de Petit Saint Vincent, je débute la rédaction de cet article consacré aux Grenadines dans lesquelles nous musardons depuis trois bonnes semaines. Après l'épisode crachin breton du jour anniversaire de Ramatoa, nous avons retrouvé le beau temps sans pluie, des vents plus raisonnables et des températures très agréables.


Le lundi 14 avril, nous quittons Roadney bay pour rejoindre l'anse des deux pitons, toujours sur l'île de Sainte Lucie. Les deux pitons, deux mornes granitiques qui plongent abruptement dans la mer du haut de leurs 750-800 mètres sont l'emblème du pavillon national de cette république. Sainte Lucie, comme la Dominique a conservé l'empreinte de la présence française. Longtemps convoitée par les Anglais et les Français, Sainte Lucie devient définitivement britannique en 1814 et devient indépendante en 1979. L'agriculture reste la première ressource économique de l'île avec la noix de coco, le cacao, les agrumes et la banane. Le tourisme est en plein essor avec un aéroport international, une infrastructure hôtelière variée et de qualité et le port de Castries capable d'accueillir trois à cinq paquebots simultanément. Cependant le pouvoir d'achat des habitants reste inférieur à celui de l'île voisine, la Martinique.


Le mouillage des deux pitons, très pittoresque, est cependant assez inconfortable : les fonds sont abyssaux, les bouées douteuses par 30 à 50 mètres de fond à moins de 30 mètres de la plage de sable noir, de plus des rafales tombent de la montagne avec une force incroyable. Le paysage est cependant sublime avec un hôtel de luxe qui s'est installé dans la cocoteraie au fond du vallon.


Mardi 15 avril, nous rejoignons Cumberland Bay sur l'île de Saint Vincent. La trentaine de milles nautiques est avalée à bonne allure sous un alizé de travers qui souffle à 25 nœuds, mais la mer reste peu agitée dans le canal. L'histoire de Saint Vincent est très proche de celle de sa voisine, Sainte Lucie. Le 6 mai 1902, le volcan de la Soufrière dans le nord de l'île, entra en éruption et fit plus de 2000 morts... catastrophe vite oubliée car deux jours plus tard la Montagne Pelée carbonisait 30 000 habitants de Saint Pierre en Martinique. L'agriculture reste le secteur économique prédominant (sol volcanique très riche). Le tourisme reste encore peu développé à St Vincent, contrairement à ses dépendances des Grenadines. De plus une certaine insécurité (liée à la production et au trafic de drogue) dans plusieurs mouillages contraignent les voiliers de passage à ne fréquenter qu'une ou deux escales : Cumberland bay est actuellement la plus usitée.


Nous avions déjà apprécié cette baie lors de notre premier passage en montant vers la Martinique, malgré une surpopulation chronique (30 bateaux sur deux épaisseurs !). Cette fois-ci le flux incessant des voiliers de location en provenance de Martinique et à destination des Grenadines est presque tari... nous ne sommes que quelques voiliers (5 à 8) au mouillage dans cette micro baie au dessin quasi parfait. Nous y restons trois jours : snorkeling, nage avec les poissons, ballades à pied sont au programme. Le « Black Baron », le restaurant Pirate de Bruno & Line (français installés depuis trois ans) accueille tous les voiliers de passage dans un décor tout à fait extraordinaire. Il est vrai que le film « Pirate des Caraïbes » a été tourné en décor naturel sur l'île de St Vincent dans la baie voisine de Wallilabou.


Le vendredi 18 avril nous quittons avec regret cette escale attachante et faisons route vers Bequia, 18 milles plus au sud. La traversée est agréable avec un vent assez régulier de 15-20 nœuds. Nous prenons un coffre devant Port Elisabeth dans Admiralty bay. Lors de notre premier passage le 1° janvier 2008, le mouillage était bondé avec plusieurs centaines de bateaux. Aujourd'hui le nombre de bateaux est réduit et la petite bourgade de Port Elisabeth a retrouvé son calme et sa nonchalance tropicale. Escale d'une petite journée pour faire le plein de légumes, le plein d'argent à la banque, effectuer les formalités d'entrée à Saint Vincent car nous sommes dans l'illégalité depuis quelques jours déjà ! Le lendemain nous restons sur Bequia mais changeons de mouillage et laissons tomber notre ancre à Friendship Bay au sud-est de l'île.... où nous ne sommes que deux voiliers et un pécheur dans ce mouillage calme mais qui s'avère être un peu rouleur tout de même.


Avec Bequia nous entrons dans l'archipel des Grenadines. L'histoire de ce micro archipel est intimement lié à l'histoire de Saint Vincent et Grenade. L'état de St Vincent y favorise un développement touristique et nautique assez spectaculaire. L'île de Bequia, la plus proche de Saint Vincent, et Union en bordure des remarquables Tobago Cays sont, de par leur situation et leur petit aéroport, les deux plaques tournantes de cette partie de l'archipel. Par contre Carriacou et Petit Martinique dépendantes de Grenade sont restées en retrait de cet intense essor touristique ce qui leur confère moins de facilités mais plus d'authenticité.

Cette poussière d'îles vocaniques et ces confettis de sable sertis de récifs coralliens sont l'archétype du « paradis tropical » et sont, à la haute saison, envahis par des centaines de voiliers de location et un nombre croissant de grosses unités de charter. Toutefois en avril-mai, une fois les vacances de Pâques terminées, le calme revient et la fréquentation des mouillages est tout à fait raisonnable et supportable.

 
C'est à voile que les Grenadines se découvrent de la façon la plus agréable. Les distances sont courtes entres les îles (souvent moins de sept milles), les paysages sont variés, les mouillages sont bordés et entourés de « cayes », la navigation est intéressante car les bancs de coraux nombreux, les passes parfois délicates à négocier et les courants assez forts (2-3 nds).


 
Le dimanche 20 avril, nous faisons un saut de puce et rejoignons Mustique, l'île habitée la plus au vent des Grenadines où en 1971 s'échoua et brûla le paquebot « Antilles » fleuron de la flotte de croisière française. A l'origine, les plages de Mustique n'étaient fréquentées que par des pêcheurs. Jusqu'au jour où cette petite île de 5 km² fut investie par un promoteur britannique qui l'a transforma, à la fin des années 60, en un repère de 90 demeures de rêve pour de richissimes clients en mal de solitude sur fond de mer des Caraïbes. Cette « Île aux milliardaires » voit défiler des célébrités du Show Biz et de la Jet set internationale. La Mustique Company représentant l'ensemble des propriétaires gère toute l'intendance de l'île. Nous y restons trois jours sur bouée dans une eau de couleur émeraude de toute beauté. A terre, tout est superbement entretenu, clean et aseptisé, on devine des villas de plusieurs milliers de m² nichées et dissimulées dans la végétation luxuriante. Dans le nord de l'île, une ancienne plantation de coton est devenue un des hôtels les plus sélect des Caraïbes.

 
Mercredi 23 avril, nous quittons ce havre de luxe pour rejoindre Mayreau. A la voile par un vent agréable de 15-20 nœuds nous passons devant Petit Canouan et Canouan où nous ne nous arrêtons pas. En route nous capturons avec la nouvelle canne et le nouveau moulinet achetés à Saint Martin (beaucoup plus sérieux que les anciens) un barracuda de 8-10 kg que nous relâchons, craignant d'être infecté par la ciguatera... quel dommage pour notre ordinaire. Nous rejoignons un mouillage de carte postale tout au nord de l'île de Mayreau : Salt Whistle Bay. Arrivé en fin de matinée, nous ne sommes pas les seuls au mouillage envahi par les catamarans de location et de charter. Nous trouvons cependant une place au ras de la plage dans 2 mètres d'eau. On est ici aux portes des Tobago cays.... les places sont chères. L'eau est belle, la plage superbe, les cocotiers agités par l'alizé... tout comme sur les cartes postales ! Les « boat boys » vendeurs en tout genre (légumes, fruits, teeshirts, coquillages, services divers, poisssons et langoustes...) sont nombreux mais ils ne sont pas trop insistants et s'écartent rapidement du bateau quand on ne désire rien.

 
Jeudi 24 avril, Ramatoa contourne Mayreau et entre dans les Tobago cays... une navigation de trois milles et 45 minutes pour accéder à un univers exceptionnel des Caraïbes. Les Tobago Cays apparaissent sur la cartographie du bord comme cinq petits îlots déserts perdus dans une multitude de coraux, accessibles par un grand nombre de passes souvent étroites, protégées de la houle du large par une vaste barrière de corail : le « fer à cheval » et une seconde plus petite et plus à l'est : le récif de « la fin du monde ». Le parc marin des Tobago Cays avec ses marine rangers tente de canaliser la foule croissante des voiliers, gros et petits, qui y font escale en haute saison. Nous sommes contents d'avoir zappé cette étape en montant en Martinique (début janvier 2008) car la saturation des mouillages pourtant vastes devait être totale. En cette période, c'est tout autre chose... nous avons même passé des nuits avec seulement un vingtaine de voiliers à l'ancre.

 
Les îlots portent de jolis noms tels que : Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal, Petit tabac et Jamesby. On y trouve des plages splendides, de beaux récifs coralliens, le tout baigné par des eaux limpides.


Nous y séjournons huit jours pleins en pratiquant plusieurs mouillages à l'abri entre deux îles ou juste derrière la barrière de corail. Ramatoa est posé par 3 mètres de fond sur une flaque d'eau couleur turquoise ou émeraude selon l'éclairage du soleil. Le beau temps est avec nous et le vent se calme progressivement, les conditions de séjour sont idéales.

 
Au programme de nos journées : baignade, nage avec les tortues et les raies autour du bateau, promenades en annexe : sur les plages pour des parties de scrable endiablées avec les bateaux copains - sur les îles pour des ballades à pied - snorkeling sur la barrière de corail pour aller voir les poissons dans moins d'un mètre d'eau... un véritable aquarium. A coté de ces réjouissances, il faut continuer à entretenir Ramatoa : grattage de la carène en plongée avec l'aide de Rémi... l'herbe y pousse dans ces eaux chaudes et claires à une vitesse stupéfiante.

 
Là aussi, il y a le petit business des « boat boys » qui viennent de Clifton pour vendre du pain, des fruits, des poissons et de langoustes. Avec Grikypac et Météore, nous leur demandons d'organiser un BBQ de langoustes grillées sur la plage... c'était excellent et l'ambiance très sympathique. Les journées défilent trop vite et à mi séjour nous faisons en une matinée un aller-retour à Clifton sur l'île d'Union pour un ravitaillement et poster du courrier. J'y trouve même le moyen d'y remplir les cubes Butagaz, ce qui s'était avéré impossible plus haut dans les îles françaises !

 
Le vendredi 2 mai nous quittons pour de bon les Tobago Cays en direction d'Union où nous passons l'après-midi à remplir la cambuse de vivres frais essentiellement des légumes et des fruits. J'effectue les formalités de sortie à l'aéroport de Clifton dernier port d'entrée-sortie des Grenadines de Saint Vincent. Le petit village de Clifton se rendort tout doucement après le coup de feu de la haute saison touristique. Le charme désuet du village et de son marché aux légumes, la gentillesse des habitants nous laissent un excellent souvenir de notre courte escale à Union.

 
Samedi 3 mai, nouvelle grande navigation de moins de cinq milles nautiques pour rejoindre le mouillage sous l'île de Petit Saint Vincent... PSV pour les habitués des lieux. Nous nous glissons entre les bancs de coraux et les deux petits îlots, tout juste des bancs de sable, de Punaise et Morpion. Nouveau mouillage dans 3 mètres d'eau couleur émeraude. PSV est la dernière île dépendant de Saint Vincent, elle est entièrement exploitée par un hôtel de luxe : le « PSV resort ». Les plages, libres d'accès, sont splendides. PSV est séparé de Petit Martinique par un bras de mer de moins d'un demi mille et fermé à l'est par une barrière corallienne et des hauts fonds.

 
Petit Martinique fait partie du territoire de Grenade. A l'écart des flux touristiques intenses Petit Martinique comme sa voisine Carriacou reste authentique. Nous traversons le bras de mer en annexe pour aller y faire une ballade à pied. Nous y découvrons un chantier naval artisanal qui poursuit la construction de voiliers et bateaux locaux.

 
Lundi 5 mai, nous quittons PSV pour aller faire notre entrée à Hillsborough sur l'île de Carriacou. Dans le bureau de l'immigration... surprise... nous tombons sur... François & Monique du voilier « Mobilis 2 » un Ovni 435 dont nous avions perdu la trace depuis notre départ de Trinidad.

Vous trouverez de nombreuses nouvelles photos des Grenadines dans
l'album Caraïbes-4.

Benoît & Dominique sur Ramatoa à Petit Saint Vincent le dimanche 4 Mai, posté à Tyrell Bay sur Carriacou le 6 Mai 2008.

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 22:12

Aujourd'hui, dimanche 13 Avril au mouillage de Rodney bay à Sainte Lucie, je débute la rédaction de ce nouvel article. C'est le deuxième anniversaire de la mise à l'eau de RAMATOA et pour la traversée du canal Martinique – Sainte Lucie (7 nœuds de moyenne), nous avons eu un vrai temps breton : plafond bas, grisaille, bruine et grains à 30 nœuds.... la seule différence - la température de l'air : 26° quand même !

 

Retour en arrière d'un petit mois, au temps où nous nous prélassions en Guadeloupe à l'îlet Gosier près de Pointe à Pitre, après le départ de Jean Pierre & Annick et avant l'arrivée de Gérard & Dany le 23 mars : dimanche de Pâques.

 

Le lundi 24 : très belle excursion aux chutes du Carbet sur le massif de la Soufrière... nous n'étions pas les seuls, malgré un temps médiocre et humide. Le lendemain matin, Dominique, G² & Dany partent pour l'avitaillement. De mon coté je bricole à bord et je découvre une fuite importante sur le vérin du safran : en 4 ou 5 coups de pompe je vide le bocal ! Impossible de partir demain dans ces conditions, le safran risque de remonter en navigation et la barre sera très dure. Je consulte Stéphane, le verdit est sans appel : il faut sortir Ramatoa de l'eau et démonter les plaques de visite sur la partie haute du safran pour accéder au vérin et voir d'où provient la fuite. La marina de Bas du Fort accepte de le sortir le lendemain soir et de le laisser dans les sangles du travelift pendant toute la nuit. Je mets à profit cette journée pour reconditionner avec Stéphane un vérin de rechange (échange de tous les joints du vérin) car nous supposons que l'un d'entre-eux a lâché.

 

Mercredi 26 : la sortie de l'eau est programmée à 16 heures. Nous avons conservé la voiture et allons visiter le jardin botanique de Deshaies, il s'agit de l'ancienne propriété de Coluche. Ce jardin est absolument splendide, très bien dessiné et entretenu, le soleil et le vent étaient de la partie, nous avons tous fait de très belles photos de fleurs et de végétaux (vous en découvrirez plus dans l'album Caraïbes-3).

 

16H30, Ramatoa est mis au sec suspendu dans les sangles. Pendant que  G²  donne un bon coup de propreté à la carène du bateau, j'attaque le démontage des plaques de visite du safran, non sans quelques difficultés. ¾ d'heure après nous découvrons l'origine de la fuite massive de liquide sur le vérin : les deux flexibles fuient au niveau des raccords coudés sur le vérin. En fait l'électrolyse a bouffé les filetages des raccords coudés et un embout d'un flexible ne tient plus. On fait l'échange des vérins et on installe un embout neuf sur le flexible, on remplit le bocal, on teste.... pas de fuite... il n'y a plus qu'à « replaquer » et mettre de la visserie aluminium neuve. A 20 heures tout est terminé, la carène est propre et le safran fonctionne. Bonne douche et bon petit restaurant ! Nuit à bord, nous sommes bercés sous les sangles. Remise à l'eau le lendemain à 9 heures et finalement nous quittons la marina vers l'îlet Gosier avec une journée de retard. Temps maussade et venté.

 

Vendredi 28 mars, nous partons vers l'île de Marie Galante et trouvons finalement, après plusieurs tentatives de mouillages, une place à couple dans le petit port de Grand Bourg. La traversée au près bon plein est rapide, l'alizé souffle raisonnablement à 20 nœuds. Promenade et marché dans le bourg où la population est très accueillante. La nuit est agitée par un vent soutenu et par la houle qui rentre un peu dans le bassin, les aussières et les défenses gémissent à tour de rôle, les bateaux gigotent l'un contre l'autre... difficile de trouver le sommeil dans ces conditions. Sur les conseils de notre voisin à couple, le lendemain nous revenons sur nos pas pour aller prendre un coffre devant l'adorable petit bourg de Saint Louis. Le mouillage est vaste, calme et très bizarrement pas rouleur du tout, nous y passons un après-midi et une nuit très agréables.

 

Dimanche 30 mars, nous traversons au portant vers les Saintes. Temps beau malgré un beau grain de pluie à l'arrivée dans la passe des Saintes. Nous mouillons à l'îlet à Cabrits : excursion au fort Joséphine et baignades avec explorations des fonds sous marins en palmes-masque-tuba. Le lendemain nous irons mouiller devant Bourg des Saintes puis nous passerons la nuit au mouillage du pain de sucre. Début avril, les mouillages sont bien moins saturés que lors de nos deux premiers passages... deux mois auparavant. Cependant la fréquentation assidue de ces mouillages par les bateaux de location anime parfois le plan d'eau (mouillages à la hussarde non protocolaires et manœuvres approximatives sont légions !).

 

Mardi 1° avril, nous partons de bonne heure vers la Dominique où nous souhaitons passer quelques jours. La traversée du canal ne fait qu'une bonne vingtaine de milles nautiques, mais l'alizé souffle de nouveau très frais à 25-30 nœuds, rafales et plus... si affinités ! Nous bouclons le parcours en moins de trois heures sous grand voile à 2 ris et trinquette. A Prince Rupert Bay nous prenons un coffre devant Portsmouth la deuxième ville de la Dominique après Roseau la capitale.

 

La Dominique, longtemps délaissée par les colons faute de pouvoir y développer de grandes cultures, fut aussi pendant plus d'un siècle le théâtre de très nombreux combats entre Français et Anglais pour en prendre possession. Le relief très accidenté et la végétation luxuriante offraient aux indiens Caraïbes un excellent refuge d'où ils pouvaient sans cesse harceler les colons. 3000 indiens Caraïbes vivent encore à ce jour dans une réserve de 2000 hectares sur la côte au vent de l'île. La Dominique revint aux Anglais en 1783 après une longue présence française qui laissa de nombreux noms de lieux et un patois très proche du créole martiniquais et guadeloupéen, parlé par toute la population. L'indépendance totale est obtenue en 1978 suivie immédiatement de troubles politiques importants et du passage du cyclone « David » le 29 août 1979. L'absence d'aéroport international a mis la Dominique à l'abri du déferlement des touristes et cela malgré l'aménagement récent d'un dock pour les paquebots de croisière à Roseau. L'île met en avant sa nature préservée et son relief exceptionnel.

 

Nous effectuons les formalités d'entrée à Portsmouth et descendons à terre. L'après-midi, rendez vous avec un guide pour aller se promener en barque sur « Indian river »... réminiscence de nos souvenirs de furos sur l'Amazone, mais en réalité la végétation est assez différente, le soleil nous accompagne.

 

Le lendemain après-midi, excursion dans les contreforts du Morne Diablotin pour aller admirer les chutes Milton. Notre guide Dylan nous conduit au pied de la cascade après avoir traversé le torrent à deux reprises... nous sommes trempés... pas de regret à avoir, le temps est humide. Accueillis par des gardes forestiers, nous nous mettons à l'abri et goûtons à une soupe (viande + légumes) et fumet trés local. Dylan nous fait découvrir de nombreuses plantes et cultures, il est très fier de son île et parle un très bon français.

 

La météo de Guadeloupe, que nous recevons en VHF, annonce du mauvais temps avec un bulletin météo spécial (BMS). Nous descendons à Roseau en longeant la côte sous le vent de l'île. Vent irrégulier et faible, nous effectuons les 20 milles nautiques au moteur. Arrivé devant le très modeste Anchorage hôtel de Roseau, nous prenons un coffre pour deux nuits.

 

Roseau, la petite capitale de la Dominique, aligne le long de ses rues perpendiculaires de vieilles maisons faites de pierres et de bardeaux qui alternent avec quelques constructions en dur plus récentes et ordinaires. Le marché aux légumes est actif et révèle l'abondance de la culture maraîchère de l'île.

 

Le vendredi 4 avril, rapide débarquement à terre, mais le mauvais temps (pluie ininterrompue et grisaille) nous cloue au bateau. La météo prévoit une amélioration à venir pour le samedi, nous décidons de partir vers Saint Pierre en Martinique. Si le mouillage s'avère trop rouleur pour cause de houle de nord nord-est, nous poursuivrions notre route jusqu'à l'Anse Mitan en baie de Fort de France.

 

Samedi 5 avril, nous quittons Roseau dès 8 heures pour une traite de 35 milles nautiques jusqu'à Saint Pierre. Sous le vent de la Dominique, les turbulences sont fortes, les rafales dégringolent du relief avec une extrême violence. Le vent s'installe à 40 nœuds et les rafales les plus violentes atteignent plus de 50 nœuds : le vent hurle dans les haubans et le dessus de la mer fume littéralement. Heureusement nous n'avons pas la mer du vent et elle reste relativement plate. Arrivé dans le canal qui sépare la Dominique de la Martinique, nous quittons l'abri relatif de l'île et le vent devient plus régulier à 25-30 nœuds et rafales à 35... tout rentre dans l'ordre. La mer est forte et confuse, la houle est creuse de 3m à 3,5m. Six heures plus tard nous sommes au mouillage devant la ville de Saint Pierre, le soleil est revenu. Nous débarquons à terre et visitons le petit musée qui relate l'éruption de la montagne Pelée qui dévasta la ville de saint Pierre, le « Petit Paris des colonies », en quelques minutes sous des nuées ardentes en mai 1902. Sous le soleil persillé d'averses, l'ancienne capitale de la Martinique parait bien endormie de nos jours.

 

Dimanche 6 avril nous descendons le long de la côte ouest pour rejoindre les Anses d'Arlet. Dans la baie de Fort de France le vent d'est forcit à 35-48 nœuds, mais nous n'avons pas la mer du vent. A 11 heures nous mouillons dans la petite Anse d'Arlet où le nombre de voiliers au mouillage est très réduit par rapport à la mi-janvier. Courses et promenade à terre, où les filles découvrent de super boudins créoles qui ne se vendent que le dimanche à la sortie de la messe pour une clientèle exclusivement locale. Nous mangeons là les meilleurs boudins de toutes les Antilles françaises !


Lundi 7 avril, nous rejoignons le mouillage de sainte Anne à quelques encablures de la marina du Marin. Baignades et achat de vanille au marché aux épices de Sainte Anne, le soir nous bénéficions d'un très beau coucher de soleil. Mardi après-midi nous parcourons les trois milles nautiques qui nous séparent du cul de sac du marin et prenons un emplacement au ponton 3 de la marina du Marin. Nous y retrouvons nos amis de Grikypac et faisons la connaissance de Claude & Sylvie sur Sandy II, un alliage 44 qui a fait le Rallye des Îles du Soleil un an avant nous.

 

Le séjour de Gérard & Dany touche à sa fin et nous les conduisons à l'aéroport le mercredi 9 avril. De notre coté, escale rapide au Marin de trois jours, avitaillement et plein de gasoil faits nous retournons au mouillage à l'anse Caritan dans la baie de Sainte Anne... mais la suite vous la connaitrez au prochain numéro... un peu de patience.


Vous trouverez de nombreuses nouvelles photos dans l'album Caraïbes-3.


Benoît & Dominique sur Ramatoa à Rodney Bay sur Sainte Lucie le dimanche 13 avril, posté à Cumberland Bay sur saint Vincent le 16 avril 2008.

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 21:37

Après 24 heures passées au mouillage dans l'Anse Deshaies, le vent est toujours aussi musclé et la météo n'annonce pas de changement pour les deux jours à venir. Le mardi 12 février, à l'aube pâle, nous mettons les voiles pour rejoindre Saint Kitts à 85 milles nautiques au nord nord-ouest de la Guadeloupe. La route directe nous fait passer à quelques encablures de Montserrat, île dont le volcan est actif et dont la dernière éruption dramatique date de 2001. Traversée expresse (8 noeuds de moyenne) et arrivée à Basseterre sur l'île de St Kitts, le mouillage devant la petite marina est rouleur et mal abrité. Nous renonçons à faire les formalités... l'accueil est déplorable et ils nous prennent pour des américains bourrés de dollars ! Retour au bateau et nous partons mouiller au fond de la baie devant des friches industriels à deux pas d'un vétuste terminal container. La nuit sera calme et le lendemain nous effectuerons les formalités d'entrée et de sortie sans encombre. Nous allons ensuite mouiller au calme à White House Bay dans l'aride presqu'île du sud de St Kitts.

 

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En donnant son propre prénom à cette petite île, Christophe Colomb ne pouvait pas savoir qu'elle deviendrait « l'île mère » des Petites Antilles, d'où partirent tous les colons français et britanniques pour conquérir les îles voisines. La fédération St Kitts & Nevis (île voisine de St Kitts) a obtenu son indépendance totale en 1983 comme état au sein du Commonwealth. Coté ressources économiques, l'île est restée agricole (canne à sucre) malgré un flux croissant de croisièristes. Nous avons vu jusqu'à trois paquebots de croisière en escale déverser des milliers de touristes qui dépassent rarement l'extrémité du môle d'escale où se concentrent une cinquantaine de boutiques de très grand luxe (bijouteries, vêtements de grandes marques...).

 

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Le jeudi 14 février, nous franchissons l'étroit goulet qui sépare St Kitts de Nevis et rejoignons rapidement (trinquette et 1 ris dans la grand voile) le mouillage de Gustavia à Saint Barthélémy... « St Barth » pour les initiés. Découverte par Colomb, l'île aride et sèche fut colonisée vers 1665 par des Normands. Vendue à la Suède, elle redevint française en 1877 et ignora toujours l'importation de main-d'œuvre africaine. Gustavia devenu un port franc sous l'hégémonie suédoise s'essaya ensuite au commerce et à la contrebande. La mutation économique de l'île est récente, moins de quarante ans, la population augmente rapidement, mais l'île se protège intelligemment de la promotion immobilière sauvage. Saint Barth devient rapidement l'île par excellence où se retrouve la « jet set » européenne et les américains très fortunés. Elle devient avec sa voisine Saint Martin une vitrine avancée (prix hors taxes) de la mode et du luxe français aux portes des États Unis.

 

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La rade de Gustavia, que surmontent les forts Gustave et Oscar, est splendide et accueille les plus belles unités à moteur et à voiles qui naviguent aux Caraïbes... c'est le « Saint Trop » des Antilles !

 

Le bassin rectangulaire de Gustavia est bordé de belles maisons colorées de style créole, l'ensemble est propre et coquet. Pour nous... il n'est pas question de demander une place à quai, le plus petit des bateaux doit mesurer au moins 25 ou 30 mètres ! Nous expédions les formalités et mouillons en rade avec de très nombreux congénères de toutes tailles et de tous types. Nuit agitée par les incessants passages des annexes surmotorisées des grands yachts. Le lendemain nous prenons une bouée au nord de Gustavia dans l'Anse du Colombier au coeur d'une petite réserve naturelle peuplée de tortues.

 

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Le samedi 16 février nous quittons l'Anse du Colombier et franchissons la quinzaine de milles nautiques qui nous séparent de l'île de Saint Martin. En réalité notre première escale sera à Sint Maarten car cette île est partagée entre la France et la Hollande ce qui en fait le plus petit territoire au monde partagée entre deux pays. Sint Maarten appartient donc à la colonie autonome des Antilles Néerlandaises dont le Gouverneur Général et l'Assemblée se trouvent à Curaçao. Au fond de Great Bay se niche Philipsburg, la capitale Hollandaise. Cette escale est très prisée des paquebots de croisière, dont l'intérêt pour les touristes réside principalement dans le shopping « free tax » que proposent les centaines de boutiques de luxe et bijouteries de l'artère principale. Pour nous l'escale est sans intérêt particulier et nous n'y passerons qu'une seule nuit au mouillage à proximité de quatre ou cinq anciens voiliers de l'America's Cup.

 

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Le dimanche 17 février nous entrons dans le Simpson bay lagoon. Il s'agit d'un vaste lagon, peu profond, partagée entre la France et la Hollande. On y pénètre par des ponts routiers levants des deux cotés : français et hollandais. Au sud du coté hollandais se regroupent les plus luxueuses marinas pour les méga yachts à moteur et les plus grands voiliers, le spectacle est réellement saisissant. Plus prosaïquement nous profitons du hors taxe et des tarifs inférieurs de 30 à 40% pour faire quelques achats pour améliorer l'équipement de Ramatoa. Le mouillage dans le lagon est vaste, on y compte plusieurs centaines de bateaux, mais il est très bruyant car les Boeing 747 s'arrachent en bout de piste et nous survolent à très basse altitude. Dès que possible nous levons l'ancre et sortons du lagon par le nord du coté français et entrons dans la très belle baie de Marigot. Nous prenons une place à quai dans la marina de Fort Louis où nous sommes parfaitement accueillis.

 

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Marigot, capitale de la partie française de l'île est aussi tournée vers le luxe, la mode et le bon goût français, mais les paquebots n'ont pas de môle d'escale à Marigot. La ville est propre, coquette, colorée et la douceur de vivre y est cultivée. Tout cela tranche singulièrement avec l'affairisme de Philipsburg. Même les formalités de douanes et d'immigration sont rapides et simples coté français par rapport au coté hollandais. Nous retrouvons nos amis de Grykipac et passons deux journées très agréables mais fort occupées par les lessives et l'avitaillement pour les filles et quelques travaux pour les garçons.

 

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Pour rejoindre les BVI (British Virgin Islands ou Îles Vierges Britanniques) nous effectuons une navigation de nuit pour franchir les 90 milles qui nous séparent de Virgin Gorda la premières des BVI où nous irons. Vent soutenu de travers : 25 noeuds plus rafales sous les grains. Au lever du jour nous nous glissons dans un étroit passage entre les récifs de coraux de l'île Necker et le Gorda Sound pour contourner Virgin Gorda par le nord et gagner le mouillage de saint Thomas Bay où nous mouillons à huit heures du matin, soit moins de douze heures après notre départ de Marigot. Nous effectuons les formalités à Virgin Gorda harbour, le port d'entrée. Avec trois fonctionnaires différents et désagréables, je remplirai successivement les mêmes renseignements mais dans un ordre différent sur sept formulaires... c'est hallucinant de bêtise quand on sait que la principale ressource économique des BVI, c'est le tourisme et en particulier les flottes de location de voiliers.

 

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L'archipel des Vierges regroupe les BVI et les USVI (Îles Vierges américaines). Découvertes par Christophe Colomb, ces îles furent dédaignées par les espagnols plus intéressés par la conquête des territoires riches en or du continent sud américain. Les galions espagnols chargés du précieux butin, pour rejoindre les vents portants vers l'Espagne, frôlent les Îles vierges qui deviennent rapidement un repaire de choix pour les flibustiers anglais, hollandais et les boucaniers français tapis dans ce dédale d'îles et d'îlots. Les Anglais, installés depuis 1620 ne quittèrent plus la partie est de l'archipel (Tortola, Virgin Gorda et Anegada). Les îles de l'ouest et du sud-ouest passèrent sous la coupe des Hollandais, des Anglais, des Danois, des Français au hasard des guerres et des traités. En 1917, le Danemark cède définitivement les îles de St John, St Thomas et Ste Croix aux Etats Unis d'Amérique. Dans notre périple nous n'irons pas aux USVI.

 

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Restées colonie britannique, les BVI sont aujourd'hui administrées par un conseil exécutif, présidé par un gouverneur britannique représentant la Couronne et un conseil législatif. Bien moins peuplés que les USVI, les BVI tout en encourageant pour des raisons économiques un flux touristique (paquebots et flottes de location et charters) veillent à préserver la tranquillité et la stabilité de sa population très attachée à ses traditions et valeurs familiales.

 

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Pendant notre semaine de navigation dans les BVI, nous découvrons les îles de Virgin Gorda, Tortola, Jost Van Dyke, Coper island, Peter Island et Norman Island. Nous visitons un grand nombre de mouillages (plus d'une douzaine), parfois deux ou trois dans la même journée ! Les distances sont très courtes et le « Sir Francis Drake chanel » constitue une véritable mer intérieure. Les mouillages sont très organisés avec des bouées payantes (25 $ la nuit) ce qui est une bonne chose quand on voit la fréquentation de ces lieux par les flottes de location (plus de 1500 voiliers disponibles dans les Vierges). Par contre on rencontre très peu de voiliers de voyage mis à part quelques Américains et Canadiens.

 

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De ces mouillages, nous en retenons trois : les Baths et Prickly Pear à Virgin Gorda, White bay à Jost Van Dyke.... pour des raisons différentes !

 

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Le parc naturel des Baths, au sud de l'île de Virgin Gorda, est un site granitique de toute beauté qui rappelle les blocs de Praslin aux îles Seychelles. Ici le chaos granitique est moins étendu mais les cavernes se visitent et constituent un merveilleux parcours sous les blocs de granit polis par l'érosion et la mer. L'eau est claire, le sable est fin et comme toujours aux BVI l'organisation est omniprésente ! Nous en gardons cependant un souvenir éblouissant.

 

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Au mouillage de Prickly Pear, pour une fois nous sommes quasiment seul au mouillage dans un recoin désertique du Gorda Sound, vaste baie protégée par un dédale de récifs coralliens, situé au nord de l'île de Virgin Gorda. Nous débarquons sur une plage à la taille de notre annexe, plongeons pour observer les coraux et les poissons, et nous ne nous lassons pas du spectacle des pélicans, fous et frégates qui plongent sur les bancs de petits poissons en surface. Ce mouillage restera dans nos mémoires car il est le plus sauvage que nous ayons pratiqué dans cet archipel.

 

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Enfin pour le « fun » nous vous présentons le mouillage de White bay à Jost van Dyke. Très belle plage de sable blanc et fin derrière un barrière de corail, l'eau turquoise est splendide. La plage est envahie par de nombreux camelots, snacks et bars. De plus un incessant va-et-vient de bateaux à moteurs locaux déverse un flot ininterrompu de touristes en provenance des paquebots de croisière en escale à Road Harbour sur l'île voisine de Tortola. Le spectacle du touriste américain blanc et gras de « mal bouffe » est affligeant... à vous de juger... c'est cela le tourisme de masse !

 

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De ce séjours aux îles vierges, nous gardons de très belles images des sites magnifiques, mais peu de contact avec la population qui est très américanisée (culture, musique, alimentation et $ omniprésent).

 

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Le samedi 1° mars nous quittons l'archipel pour redescendre vers la Guadeloupe. En réalité nous irons là où le vent voudra bien nous conduire car la météo n'est pas idéale : vent d'est 25 à 30 noeuds et une mer forte. Nous voilà donc parti pour 36 heures de près très inconfortable dans une mer courte de 2 à 3 mètres et un alizé très frais qui s'obstine à ne pas remonter au nord-est. Avec la grand voile arisée, la trinquette installée à Pointe à Pitre fait des merveilles. Nous atterrissons finalement à Saint Kitts, ne faisons pas de formalités et passons une nuit calme au mouillage de White House Bay. Le lendemain petite étape pour rejoindre Nevis. De Nevis nous rejoindrons ensuite un mouillage sauvage et désert à Montserrat au bas d'une coulée de lave. Le mercredi 5 mars au soir nous sommes au mouillage de l'Anse Deshaies... nous voilà de retour en Guadeloupe. Avant de rejoindre Pointe à Pitre et la marina du bas du fort, nous passerons une très belle nuit dans le mouillage de l'Anse à la Barque, si petite que seuls 5 ou 6 bateaux peuvent y ancrer. Nous ne gardons pas un souvenir impérissable de ce retour des BVI avec une navigation difficile et ventée tout au long des 320 milles nautiques.

 

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Le samedi 8 mars nous retrouvons un ponton à la marina de Pointe à Pitre où nous retrouvons nos amis d'Arasec et d'OpSIS. Le lundi avec l'aide de Stéphane j'installe les panneaux solaires sur le portique de Ramatoa.

 

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Dimanche 9 mars nous partons pique-niquer sur une très belle plage au nord de Sainte Rose, nous y retrouvons Brigitte et Dominique les copains de Domenico.

 

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Le séjour de Jean-Pierre & Annick touche à sa fin et nous les quittons à l'aéroport le jeudi 13 mars.

 


 

Vous trouverez de très nombreuses photos des BVI dans l'album : Caraïbes-2.

 


 

Benoît & Dominique sur Ramatoa à l'îlet Gosier le dimanche 16 mars.
Posté à Pointe à Pitre le 19 mars 2008.

 

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 22:10

La pièce attendue pour le désalinisateur est arrivée par FedEx, l'installation par l'homme de l'art n'a duré que quelques dizaines de minutes... et voilà le désal fonctionne parfaitement. Le vendredi 25 janvier après-midi, nous quittons la marina du Marin et mouillons à quelques milles de là devant la plage de Sainte Anne et ses eaux claires, vite à l'eau... nous étions privés de baignades depuis une dizaine de jours... quelle vie !

 

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Le lendemain, à la vacation BLU, nous joignons nos amis de Météore, d'OpSis et de Perrotin. Nous hissons les voiles et montons vers Saint Pierre, 30 milles nautiques plus haut, le vent est au rendez-vous, la navigation très agréable, nous repassons devant les anses d'Arlet et la baie de Fort de France. La rade de St Pierre que domine la Montagne Pelée s'étend sur plus d'un mille, plus d'une dizaine d'épaves datant de l'éruption dramatique de 1902 gisent par le fond. Le mouillage est exceptionnellement peu rouleur et nous avons un magnifique coucher de soleil.

 

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Au lever du jour, dimanche 27 janvier, nous levons l'ancre et quittons les eaux françaises. Nous rejoignons Portsmouth sur l'île de la Dominique, 55 nautiques plus haut. Agréable traversée et belle journée de voile, nous arrivons au mouillage sous une violente averse tropicale, l'arc en ciel qui suivra est de toute beauté. Nous ne débarquons pas, car il s'agit juste d'une escale pour une nuit et cette petite île ne jouit pas d'une excellente réputation pour la sécurité. Elle est une plaque tournante de tous les trafics dans les Caraïbes. Depuis sa découverte en 1493 par Christophe Colomb, la Dominica est convoitée successivement par les Anglais et les Français, indépendante depuis 1978, son développement économique est très lent. Montagneuse et impénétrable, la Dominique ne dispose pas d'un aéroport international et seuls des paquebots de croisière font parfois escale à Roseau, la modeste capitale. A l'écart du tourisme de masse, le niveau de vie reste bas et il est largement inférieur à ses voisins immédiats, la Martinique au sud et la Guadeloupe au nord.

 

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Lundi 28, nous traversons le canal de la Dominique, large d'une quinzaine de milles nautiques, et arrivons dans l'archipel des Saintes dépendant de la Guadeloupe. Belle traversée à la voile et sous le soleil d'une vingtaine de nautiques. Le spectacle de l'arrivée dans les Saintes est grandiose. Nous retrouvons OpSis au mouillage sous l'Îlet à Cabrit. Les Saintes comportent deux îles principales : Terre de Haut et Terre de Bas et trois ou quatre îlots plus petits. Ce petit archipel comporte de nombreux mouillages dont la superbe rade des Saintes, devant Bourg des Saintes, dans laquelle tenait, toute entière, la flotte de l'Amiral de Grasse. Aujourd'hui on y croise de grands paquebots à voiles dotés du confort moderne.

 

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L'alizé est frais, il souffle à 25 nœuds. Excursion au fort Joséphine qui surplombe notre mouillage et snorkeling splendide sur les tombants. Mardi nous rejoignons le mouillage devant Bourg des Saintes et faisons notre entrée en Guadeloupe. Le village est coquet et adorable. Le soir, nous subissons un violent orage et le vent passe subitement au nord... panique dans le mouillage sur tous les bateaux. Après avoir remouillé Ramatoa à l'écart de la meute des furieux, nous passons une nuit très houleuse et inconfortable. Au lever du jour, la situation est inchangée, ciel bas, grains de pluie et vent fort de secteur nord, nord-est. La météo n'annonce pas de changement avant 48 ou 72 heures, avec OpSis nous écourtons notre séjour aux Saintes et rejoignons Pointe à Pitre.

 

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Nous parcourons les 24 milles au moteur car le vent souffle à 25-30 nœuds et il est dans le nez, la mer est forte dans le canal des Saintes, Ramatoa pique du nez dans la plume, mais 5-6 heures plus tard nous retrouvons le calme d'un ponton dans la marina bas du fort à pointe à Pitre. Nous voici donc à pied d'œuvre pour attaquer, dès lundi prochain, les travaux chez l'agent Alubat de Guadeloupe. Nos amis Jean-Pierre & Annick arrivent mardi soir. Le weekend est mis à profit pour nettoyer le bateau et préparer les travaux à venir. Nous allons en annexe assister au défilé du Carnaval à Pointe à Pitre.

 

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Lundi 4 février, avec Stéphane nous attaquons l'installation des panneaux solaires et de l'enrouleur de trinquette. Le matériel est arrivé du chantier Alubat des Sables d'Olonne à Pointe à Pitre par cargo sur un catamaran destiné à la location. Pour l'enrouleur de trinquette, pas de difficultés, la trinquette est déroulée dès lundi soir. Pour les panneaux solaires, nous rencontrons une difficulté inattendue : le support des 3 panneaux solaires est un peu trop grand, il faut le retailler. Nous pouvons quand même fixer les montants latéraux sur le portique arrière. Bernard Roucher est contacté par téléphone et il donne immédiatement son accord pour faire modifier le support par un chaudronnier sur Pointe à Pitre. Affaire à suivre... nous finirons l'installation à notre second passage en Guadeloupe vers le 10 mars.

 

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Avitaillement pour quatre personnes pour cinq semaines... cela fait du volume ! Car nous partons vers des contrées où la conduite est à gauche et où les goûts culinaires sont très éloignés des nôtres. Mais l'affaire s'avère plus compliquée que prévue, car le mercredi des cendres est un jour férié en Guadeloupe (qui bénéficie de 9 jours fériés supplémentaires par rapport à la métropole !) et toutes les grandes surfaces sont fermées... sauf une... mais pas la moins chère !

 

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Le jeudi 7 février, nous quittons Pointe à Pitre pour rejoindre les Saintes. Grand beau temps, vent frais et canal agité. Cinq heures plus tard nous entrons dans la rade des Saintes. Nous y restons pendant 48 heures en allant de mouillages en mouillages (Bourg des Saintes, Ilet à Cabrit, Pain de sucre, anse Fidelin). Excursions à l'anse Marigot et sur Terre de Bas.

 

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Dimanche 10 février, nous débutons notre remontée vers le nord. L'alizé souffle à 25-30 nœuds, le canal des Saintes est creusé par une houle de 3 mètres... la nouvelle trinquette est de sortie... elle fait merveille ! Notre route vers l'anse Deshaies nous conduit le long de la côte sous le vent de la Guadeloupe. Nous y subissons des rafales dégringolant des montagnes à plus de 45 nœuds... l'ambiance est humide. Nous arrivons à Deshaies en début d'après-midi sous trinquette et grand-voile à 3 ris. Beau mouillage et jolie bourgade. Nous y effectuons les formalités de sortie.

 

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Voilà nous quittons la Guadeloupe et allons poursuivre notre route nord qui nous conduit vers les Îles Vierges Britanniques et des escales mythiques comme Saint Barth et Saint Martin. Mais ne dévoilons pas le sujet du prochain article !

 

Ne manquez pas de visionner les photos mises dans le nouvel album : Caraïbes-1

 

Dominique & Benoît sur Ramatoa à Tortola le 25 février 2008.
Posté en Guadeloupe le 12 mars 2008 !

 

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 14:29

Nous nous étions quittés juste avant le nouvel an que nous avons passé au mouillage à Canouan, petite île des Grenadines de Saint Vincent. OpSis ne nous rejoindra pas pour le réveillon comme prévu car ils continuent de courir après une valise virtuelle en souffrance entre Pointe à Pitre, Antigua et Grenade. Finalement nous fêterons la nouvelle année dans un mouillage agité par les fortes rafales qui dégringolent du relief... au menu des langoustes et une belle cigale de mer apportées par un pécheur dans l'après-midi. Série de coups de fil en métropole aux enfants et parents et voilà l'année 2008 qui s'annonce.

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Dès le 1° janvier nous repartons vers le nord et rejoignons Admiralty bay sur l'île de Bequia. La navigation est courte mais ventée et agitée dans les canaux qui séparent les îles. La baie est vaste mais très encombrée par un grand nombre de bouées mouillées de façon totalement anarchique et dont les « boat boys » organisent un juteux business. Nous trouverons tout de même un emplacement de libre pour notre ancre devant l'Auberge des Grenadines où nous dinerons fort bien pour fêter la nouvelle année.

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Le 2 janvier nous quittons Bequia pour l'île de Saint Vincent. Sur les conseils de bateaux nous ayant précédé, nous allons mouiller à Cumberland bay, petit mouillage paradisiaque... avec un petit effort d'imagination on se croirait aux îles Marquises. Nous pratiquons pour la première fois une technique de mouillage qui consiste à mouiller une grande longueur de chaine à l'avant et à porter sur l'arrière une aussière à terre qui est fixée sur un cocotier. Arrivée vers midi, nous ne sommes que sept ou huit voiliers au mouillage... mais le soir nous sommes plus de trente voiliers à tisser une immense toile d'araignée avec toutes les aussières portées à terre... heureusement qu'ici le vent est assez stable en direction... sinon bonjour la galère sur cet HLM flottant. Il faut dire que nous sommes dans la période la plus chaude pour tous les loueurs de voiliers des Caraïbes et sur la route retour des Grenadines vers la Martinique. Quand nous redescendrons en avril mai vers Trinidad, nous passerons plus de temps dans ces merveilleux mouillages que nous avons faits trop rapidement ou carrément évités car surpeuplés.

Vous l'avez compris, notre périple dans la Caraïbe est bien moins solitaire que la remontée de l'Amazone ! Dans ces eaux chaudes et claires où il fait bon de vivre car le climat y est très agréable (chaud le jour sans être trop chaud, relativement sec, venté et frais la nuit) on croise beaucoup de plaisanciers... de tous les types : beaucoup de voiliers de location, des flottilles de catamarans de charter, des voiliers ayant élu définitivement domicile dans ces eaux caraïbes, des tourdumondistes en fin de parcours après sept à quinze de voyage, des tourdumondistes en partance se préparant à rejoindre Panama et des tourdumondistes dont le périple s'arrêtera probablement très longtemps ou définitivement ici sous le soleil des antilles.

Les bateaux rencontrés sont souvent à l'image de leurs propriétaires... deux images pour s'en convaincre...

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Le « Maltis Falcon » : un trois mat de près de 100 mètres de long hyper moderne et qui est sans doute le plus grand voilier de propriétaire actuellement à naviguer... une débauche de modernisme et de technique. Il appartient à un financier américain.

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Notre voisin de mouillage au Marin à notre arrivée en Martinique : une goélette de 15 mètres en ferrociment ou en acier qui suinte la rouille et dont l'annexe pourrie ne choque pas dans le décor. Son propriétaire occupant appartient probablement à la dernière catégorie des tourdumondistes.

Mis à part ces deux extrêmes, on croise beaucoup de belles unités menées par des équipages professionnels et de beaux bateaux locaux, c'est un régal pour les yeux quand elle sont sous voiles.

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Dernière escale à Sainte Lucie dans Rodney bay avant de traverser le canal de Martinique. Nous y rencontrons le galion ayant servi au tournage du film « Pirate des Caraïbes », il est reconverti en bateau de promenade pour les touristes. Le soir au mouillage nous captons une radio FM de Martinique... tout content nous écoutons les infos et... surprise... le journal fait sa une de la grève annoncée des pharmaciens de Martinique pour le weekend à venir.... pas de doute nous sommes bien de retour en France !

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Le vendredi 4 janvier nous arrivons en Martinique (Madinina en créole : signifie l'île aux fleurs) au mouillage du « grand cul de sac du marin », les traces du cyclone Dean (16-17 août 2008) sont encore visibles avec des épaves échouées sur les récifs de la baie.

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Les enfants, Bénédicte et Gaël, arrivent lundi après-midi pour une huitaine de jours. Nettoyage du bateau, recomplètement des pleins (eau, carburant, avitaillement) sont au programme. Prendre des rdv avec des techniciens qui tiennent leurs engagements... au rythme nonchalant des îles.

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Le programme de navigation sera réduit pendant cette semaine, avec des mouillages (Sainte Anne, les anses d'Arlet et l'anse Mitan), des plages et beaucoup de baignades. En voiture nous ferons une belle excursion sur la côte au vent (du Vauclin jusqu'à la presqu'île de la Caravelle) et nous passerons une après-midi dans les vieux quartiers de Fort de France. Le temps passe trop vite, le vent est soutenu, le soleil présent, ils repartiront vers la grisaille métropolitaine reposés avec des coups de soleil pour l'un et de belles couleurs pour l'autre.

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Nous terminons notre séjour au Marin en attendant désespérément un pièce détachée pour le désalinisateur qui émet des bruits anormaux du coté de la poulie d'entrainement du moteur 220 volts. De toute façon, l'alizé souffle très frais, la mer est forte, nous sommes bien au port. Une fois réparé, nous rejoindrons la Guadeloupe avec une ou deux étapes. Des travaux d'installation sont au programme chez l'agent Alubat : installation de panneaux solaires et d'un enrouleur de trinquette. Mais vous saurez tout cela dans le prochain article.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté au Marin le 22/01/2008 [Martinique].

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 21:19

Nous voilà de retour sur Ramatoa sous le soleil des Caraïbes et dans des eaux turquoises. Mais avant de gouter à ce petit paradis sur l'eau... pas mal de travail et quelques galères nous attendaient sur le trajet pour rejoindre le bateau à Trinidad puis au chantier pour le réarmer et le préparer aux six mois de navigation à venir.

Les voyages forment la jeunesse, mais ils épuisent les jeunes retraités quand il s'agit de rejoindre Port of Spain à Trinidad en passant successivement par Londres et New York. Près de 24 heures de périple pendant lesquelles il faut affronter et subir les tracasseries, l'absence totale d'amabilité et la paranoïa des services d'immigration et de sécurité des USA. Trois heures d'escale à JFK sont justes suffisantes pour passer ces épreuves et avoir une chance raisonnable d'y perdre ses bagages ! Vous l'avez compris je suis arrivé le 6 décembre à l'aube épuisé et sans mon sac de 30 kg rempli de matériels et de pièces détachées pour le bateau. Dominique me suivra sur le même parcours, une semaine plus tard, mais avec plus de bonheur car elle a pu récupérer ses bagages sur le tapis roulant à JFK et les enregistrer de nouveau pour le vol de Port of Spain.
undefinedPremière semaine difficile dans l'attente de la récupération du sac, nettoyage du pont du bateau recouvert d'une épaisse couche de crasse et de poussière. Le temps est chaud et très humide, il pleut régulièrement quand ce n'est pas un crachin continu de plusieurs heures. Le climatiseur installé sur le panneau avant du bateau a parfaitement préservé l'intérieur de Ramatoa, pas d'humidité ni de moisissures. Le 11 décembre, je passe cinq à six heures à l'aéroport pour récupérer mon sac, totalement fouillé mais complet, il ne manque rien, c'est assez miraculeux. Soulagement car sans les pièces de rechange contenues dans mon sac, Ramatoa se retrouvait sans pilote automatique, sans grand-voile et sans frigo !

Dominique arrive le 13 décembre, le moral remonte et les travaux très nombreux avancent bien plus vite. Les bateaux copains du rallye (OpSis, Météore, Perrotin, Laska, Acalephe, Arasec...) travaillent aussi comme des forcenés et sont mis à l'eau comme nous dans la semaine avant Noël. Première expérience « d'hivernage » sous les tropiques : prévoir huit à dix jours pour remettre le bateau en état de naviguer est illusoire, deux à trois semaines sont plus raisonnables. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez sous ce lien la liste non exhaustive des travaux effectués. Le chantier ponce la coque et passe l'antifouling, le lundi 17 décembre Ramatoa est dans les sangles du travellift, le peintre tartine de l'antifouling sur la dérive et les parties inaccessibles du bateau et il est remis à l'eau sous un déluge de pluie. Nous prenons une place à la marina de Coral Cove pour terminer notre avitaillement et nos préparatifs.

Testés sans problème après le remplacement du capteur d'angle de barre, la centrale de navigation et le pilote NKE refusent de fonctionner... email aux Sables d'Olonne, lecture de la doc technique et vérification systématique de toutes les connections du bus de la centrale. Finalement quelques heures plus tard et des litres de sueur en moins, tout fonctionne de nouveau correctement... mais je ne sais pas pourquoi !

Au ponton, je remonte la dérive du bateau et le lendemain... surprise, elle refuse obstinément de redescendre bloquée en position haute, email au chantier et conseils avisés des Ovnistes du coin... il faut démonter les plaques d'accès au puits de dérive et taper dessus pour la décoincer. Une matinée de travail, des dizaines de coups de masse (dont un sur le pouce gauche !) plus tard la dérive est redescendue. Les patins en nylon sont retirés et nettoyés de la couche gluante d'antifouling largement étalée sur la dérive par le peintre le jour de la mise à l'eau... problème réglé et nouvelle leçon : peindre la dérive d'une couche très mince d'antifouling. undefined
undefinedVendredi 21 décembre nous quittons le ponton pluvieux de Chaguaramas pour rejoindre le mouillage de Chacachacare et souffler un peu. Le temps est en encore plus pourri : temps gris, bas et venteux associé à un crachin persistant ! La nuit sera cependant calme et le mouillage moins rouleur. Cette île éloignée de 6-7 milles abritait jusqu'en 1984 une léproserie tenue par des sœurs françaises, maintenant elle est déserte et la nature reprend rapidement ses droits. Le lendemain nous repassons à Chaguaramas pour effectuer les formalités de sortie et mettons le cap, en fin d'après-midi vers la côte sud de Grenade, 80 nautiques plus au nord. OpSis et Acalephe nous ont précédés d'une à deux journées et ils ont fait une traversée pénible, mer forte de face et vent dans le nez avec des rafales à 35-40 nœuds. Nous, nous aurons une mer forte et un vent soutenu de 20 nœuds mais régulier et sans grain... l'amarinage par cette première navigation de nuit est brutal et rapide ! Nous appuyons au moteur notre route à la voile.
 undefinedDimanche 23 décembre nous mouillons au petit jour dans Prickly bay sur l'île de Grenade. Formalités expédiées par des fonctionnaires souriants. Nombreux voiliers, mais le mouillage est vaste et bien abrité, c'est la première escale incontournable de tous les bateaux hivernant à Trinidad et qui remontent vers les Grenadines et les Antilles françaises. Le beau temps est de retour, les eaux sont claires et l’alizé souffle frais. undefinedLa population Caraïbe progressivement éliminée, un siècle et demi de luttes entre Britanniques et Français sont nécessaires pour la conquête de la belle et fertile Grenada. Deux traités plus tard, l’île est concédée aux anglais. Aujourd’hui Grenade a un statut d’état indépendant membre du Commonwealth depuis 1974. En 1983, les marines US débarquent à Grenade pour expulser les conseillers cubains, une longue récession économique s’en suit, elle est aggravée en septembre 2004 par le passage du cyclone Ivan qui sinistre les cultures l’économie, les chantiers navals et le tourisme. undefined
undefined
undefinedSurnommée l’île aux épices, Grenade est habitée par un peu plus de 100 000 habitants. D’origine volcanique, l’intérieur est accidenté et arrosé, recouvert d’une forêt verdoyante avec des cascades. La végétation tropicale descend jusque sur la côte sud échancrée de profondes baies. Seule la région au sud de Saint George, la capitale, voit fleurir des structures hôtelières, des résidences et des villas luxueuses « pieds dans l’eau »… ici pas de loi littorale.
 undefined
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undefinedAu fond de son abri naturel, la capitale Saint George forte de ses 20 000 habitants est une petite ville antillaise intéressante grâce à son port « the carenage », aux quais « à la française » bordés d’anciens entrepôts en briques peintes, joliment réhabilités. Nous y faisons une excursion très agréable, et apprécions l’accueil chaleureux des habitants de Grenade et son marché aux légumes.
 undefined
undefinedComme prévu, nous passons Noël à Grenade tranquillement au mouillage de Prickly bay et partageons d’agréables moments sur des bateaux de rencontre. Le mercredi 26 décembre, nous remettons en route pour monter à Carriacou, une petite île dépendance de Grenade, 38 milles à parcourir et 7-8 heures plus tard nous mouillons à Tyrell bay au sud du bourg d’Hillsborough. Changement de décor : une population réduite à 7000 âmes, cette île de 30 km² appartient à l’archipel des Grenadines (partagé entre Grenade et Saint Vincent), en dehors des flux touristiques intensifs elle est restée sauvage, authentique et possède la réputation d’une île de contrebandiers (il est vrai que la bouteille de Pastis de Marseille y est moins cher qu’au Carrefour de La Rochelle !). La population est calme et très accueillante, on y ressent une douceur de vivre et une nonchalance tout à fait surprenante.
 undefinedLe mouillage est vaste, calme et aéré, le nombre de voiliers assez élevé. Nous partons en excursion avec des taxis locaux voir la côte au vent face à l’île d’Union. Le panorama est splendide, lagons turquoise, récifs ourlés de blanc et d’innombrables îles te îlots. Nous profitons d’une grande et belle plage de sable blanc pour nous tout seul. Vous pouvez imaginer nos journées partagées entre travaux ménagers, entretien du bateau, excursions, baignades… bref nous aimons bien cette lenteur et douceur de vivre. undefined
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undefinedDans tous ces mouillages, nous apprécions maintenant beaucoup l’annexe semi rigide acquise à Trinidad en remplacement de la Plastimo revendue à Chaguaramas. Plus légère de 17 Kg, plus longue de 20 cm, elle est d’une stabilité remarquable avec sa coque en aluminium. Trop chère en France, c’est par contre un excellent plan à Trinidad (- 50%).

Au programme des prochains jours : traversée vers Union island où nous passerons le réveillon du nouvel an en compagnie de nos amis d’OpSis. Remis de nos agapes nous monterons ensuite en trois étapes rapides vers le port du Marin en Martinique où nous attendrons l’arrivée de Bénédicte et Gaël qui viennent passer une huitaine de jours au soleil au cœur de l’hiver. undefinedNous ne terminerons pas ce premier article de notre saison Caraïbes, sans vous présenter nos meilleurs vœux pour une bonne et heureuse année 2008.

Le prochain article, à la mi-janvier, nous verra en Martinique.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Tyrell bay [Île de Carriacou].

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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 11:40
Redevenus terriens... depuis quelques jours,  nous ne vous oublions pas et nous vous remercions de votre fidélité tout au long de cette première année de voyage en Atlantique. Vous trouverez ci-dessous un article inédit car il s'agit d'une compilation des plus belles images de nos mouillages vues depuis l'espace grâce au merveilleux logiciel « Google earth ». Vous trouverez également deux images (cliquer dessus pour les agrandir) du circuit que nous avons effectué pour rejoindre le rallye des îles du soleil à Tenerife puis dans le cadre du RIDS.

Pour tous ceux qui ont déjà installé cette application, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous et vous parcourrez en quelques clics de souris les 10 500 milles que nous avons effectués à bord de Ramatoa au cours de cette première année.... Bon voyage et bonne navigation !

Si vous n'avez pas installé le logiciel « Google earth », si vous souhaitez le télécharger et l'installer rendez vous sur le site français de Google Earth en cliquant sur ce lien.

France
Début juillet 2006, nous quittons notre petit sweet home de Châtelaillon-plage pour nous installer à bord de Ramatoa.

Le 8 juillet nous larguons les amarres et quittons le ponton visiteur saturé du port des Minimes à La Rochelle.... destination ... un tour d'atlantique sur plusieurs années.


Espagne
Première étape incontournable de tous les bateaux partants vers le sud : La Corogne Après une traversée sans histoire du golfe de Gascogne, nous essuyons un coup de vent bien à l'abri dans le bassin du centre ville.

Camariñas : Port de Galice au nord du cap Finistere où nous assistons à une très belle fête de la mer.

Au sud de la Galice, à l 'entrée de la ria de Vigo, s'ouvre la très jolie baie de Baïona équipée de deux marinas modernes.


Portugal
Les abris sont rares et médiocres le long de la côte basse et rectiligne du Portugal. Nous gardons un excellent souvenir de l'accueil chaleureux qui nous a été réservé à Povoa de Varzim. Nous sommes allés visiter Porto en train.

Peniche : Très beau port de pêche où se pratique activement la pêche à la sardine.

A l'embouchure du Tage, Cascais nous accueille dans une grande marina pour nous abriter d'un coup de vent.

A Lisbonne, nous faisons escale dans la marina « doca del Alcantara » à deux pas du pont suspendu du 25 avril. Nous sommes à un quart d'heure du centre ville historique.
RIDS32--pm-06.jpgMadère
Changement de décor, Porto Santo c'est un avant goût des terres et lumières d'Afrique. Première escale de notre voyage où nous ressentons un dépaysement fort.

Madère, l'île aux fleurs. Nous ne mouillons pas à Funchal mais dans la nouvelle marina de Quinta do Lorde. C'est un peu isolé, mais de toute façon une voiture est nécessaire pour visiter cette très belle île.


Archipel des îles Canaries

Port de Graciosa sur l'île du même nom. Cette fois-ci nous touchons presque au continent africain  dans cette île pleine de contrastes à deux pas de Lanzarote la volcanique. 

A quelques milles du petit port de Graciosa, nous passerons quelques jours au mouillage devant une plage déserte au pied d'un cône volcanique.

Très beaux paysages volcaniques et univers minéral de toute beauté... mais que de touristes à Lanzarote. La marina de  Puerto Rubicon est splendide, l'accueil et le séjour y sont très agréables.

A Santa Cruz de Tenerife, nous rejoignons la flottille du rallye des îles du soleil. La ville est pleine de ressources, mais la marina blottie au fond du port de commerce est sale et peu accueillante.


Archipel du cap-Vert

Archipel du Cap-Vert, mouillage de Mindelo sur l'île de Sao Vicente. Première grande étape du Rallye des Îles du Soleil, très beau mouillage au coeur de la ville.

Archipel du Cap-Vert, mouillage devant les dunes de l'île de Boa Vista. Eaux claires, plages de sable blond, mais ce mouillage de rêve devient intenable si la houle se lève.


Sénégal

Mouillage à Dakar dans l'anse Bernard au pied de l'hôtel Sofitel Teranga  et devant la présidence de la république, à deux pas de la place de l'indépendance : le coeur de la capitale sénégalaise. Les débarquements en annexe ou avec la navette peuvent être délicats si la houle rentre dans la baie de Dakar.

Mouillage à Dakar dans la baie de Hann devant le Cercle de Voile de Dakar. Ce mouillage est connu de tous les oiseaux du large de passage à Dakar. Mouillage calme si ce n'est une pollution extrême des eaux.

Mouillage à l'entrée du fleuve Sine Saloum devant le village de pécheurs de Djifere. Plusieurs centaines de pirogues sont tirées au sec sur la berge du fleuve, les femmes travaillent au séchage du poisson. L'activité, les couleurs et les senteurs sont intenses !

Mouillage à 35 milles à l'intérieur des terres sur le Sine Saloum devant la petite bourgade paisible de Foundioune. La seule animation réside dans les allers et retours du bac qui permet aux véhicules descendant en Casamance de traverser le fleuve.

Dernier mouillage dans la nature après une petite semaine de navigation sur le Sine Saloum avant de remonter vers Dakar pour préparer la transat. Le calme est absolu en bordure du fleuve le long de la mangrove.


Brésil

Arrivée de l'étape transatlantique, Salvador de Bahia grande métropole nous accueille merveilleusement bien. Les pontons du CENAB sont chaleureux etconviviaux même si la musique brésilienne est omniprésente et tonitruante.

Le calme du mouillage de Jacare à Joao de Pessoa contraste fortement après la fureur de Bahia.


Mouillage inconfortable à Fernando de Noronha qui passe pour être les Galapagos de l'océan atlantique.

Dernière escale technique avant le périple amazonien. Fortalezza est une ville pleine de ressources et nous assistons à son carnaval. Le mouillage et son cadre sont médiocres.


Amazonie

Notre première et inoubliable escale en Amazonie à Soure sur l'île de Marajo. D'emblée nous sommes plongés dans l'univers de l'amazone. Accueil merveilleux.

Belem, capitale de l'état du Para est avec Manaus et Santarem l'une des trois grandes villes d'Amazonie. Nous visitons la ville et ses nombreux vestiges coloniaux.

Changement de décor, à Breves nous sommes déjà au coeur de l'Amazonie, la petite ville est entièrement tournée vers le fleuve et l'exploitation des produits de la forêt amazonienne.

Plus haut sur le cours de l'amazone Monte Allegre accueille Ramatoa et les autres dériveurs intégraux du RIDS dans un écrin de verdure.

Point ultime de notre remontée de l'amazone, en réalité nous séjournons une semaine un peu au dessus de Santarem à Alter do Chao dans un superbe lagon d'eaux claires. La ville de Santarem est un peu endormie sur le bord du grand fleuve.

Après avoir redescendu le cours de l'Amazone, escale sur l'île de Marajo devant la petite ville d'Afua au coeur du delta de l'amazone.

Dernier mouillage sur l'amazone avant de rejoindre l'océan atlantique.


Guyane Française

Séjour prolongé à Kourou où le climat très humide ne nous a pas emballé. Nous effectuons la visite belle et émouvante de l'ancien bagne sur les îles du Salut.


Trinidad & Tobago

Arrivée de nuit dans le port de la ville principale de Tobago : Scarbourough. Nous y restons 24 heures pour effectuer les formalités, avant de profiter des très beaux mouillages de cette île.

Le mouillage de Scotland bay dernier havre de paix avant d'entrer dans la baie de Chagaramas.

Hivernage à Trinidad, Ramatoa est mis au sec en sécurité pour une durée de six mois avec plusieurs autres voiliers du Rallye des Îles du Soleil au chantier Peake.

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 23:05
Après avoir gouté aux charmes pluvieux de la Guyane Française un peu plus longtemps que prévu, nous avons été bien contents de larguer les amarres du ponton de Kourou pour rejoindre l'île de Tobago. T&T pour Trinidad et Tobago, deux îles, un seul pays à l’extrême sud de l’arc antillais à deux pas du Venezuela.

Quatre à cinq jours de navigation nous font passer au large de la Guyane Française, du Surinam, puis du Guyana. Environ 600 milles à parcourir avec des alizés d’est à sud-est et un courant favorable de un à deux nœuds…. bref le rêve pour l’avant dernière étape ! Mais au cours des 36 premières heures de la traversée… pas de vent et 24 heures de moteur… pourvu que l’alizé s’établisse car nous n’avons pas assez de gasoil pour faire toute la route au moteur.


Finalement l’alizé revient et s’établit à 25 nœuds et nous faisons de belles moyennes. Parti le mardi 22 mai de Kourou, nous touchons Sarbourough, capitale de Tobago, dans la nuit de samedi à dimanche après avoir pris une dernière très belle daurade coryphène. Nous sommes le seul voilier au mouillage dans le petit port de l’île…. Très british. On y parle un anglais teinté de créole, on roule à gauche et on mange mal !! Formalités douanières et d’immigration faites auprès de fonctionnaires zélés… 25 formulaires et 50 coups de tampons plus tard… tout finit par se faire avec patience et flegme « british » naturellement.


Après une nuit à Sarbourough, nous quittons le port pour rejoindre un mouillage très sympathique à Store bay, 7 milles plus loin, au sud-ouest de l’île à proximité de l’aéroport. Trop content de retrouver le beau temps, des eaux claires et limpides et du beau sable blond…. Nous y resterons quelques jours à nous baigner, à aller explorer le récif corallien et ses poissons. Nous découvrons les us et coutumes locales de cette île touristique… mais pas trop quand même.


Après Store bay, Ramatoa jette sa pioche à Mount Irvine bay puis à Castara bay sur la côte ouest de l’île de plus en plus sauvage  dès que l’on remonte vers le nord et que l’on s’éloigne du sud touristique et hôtelier. Baignade et snorkeling sur le récif matin et soir. A Castara bay, le mouillage est un peu trop rouleur et nous redescendrons vers Store bay. Au hasard de ces mouillages nous croiserons des bateaux amis du rallye  qui musardent également avant de rejoindre Trinidad pour la mise à terre.


Nous passons nos trois derniers jours sur Tobago à Store bay, au calme, où nous commençons à lister toutes les tâches qui nous attendent à Trinidad pour désarmer Ramatoa.


Jeudi 7 mai, dernière traversée, modeste de 60 milles vers Trinidad et la baie de Chaguaramas. Une formalité… oui…  mais qui commence dès la sortie du mouillage par un violent grain de 35 à 40 nœuds qui nous accompagne pendant une bonne partie de la matinée, la mer est forte dans le canal entre les deux îles et le bateau fonce dans la plume à 9-10 nœuds. Finalement à 25 milles de l’arrivée, le vent nous abandonne le long de la côte nord de Trinidad, sauvage et superbe, nous finissons la route au moteur. Dernier petit mouillage à Scotland bay, à deux pas de la baie de Chaguaramas où se concentrent les marinas et les très nombreux chantiers de gardiennage, hors zone cyclonique, pour un bon millier de bateaux naviguant dans les Antilles.


Vendredi 8 juin, re-formalités douanières et d’immigration car c’est bien le même pays… mais pas la même île ! Nous installons Ramatoa confortablement à un ponton de Coral cove marina pour quatre jours, bien remplis par des vidanges, des travaux de nettoyage et de démontage de toutes natures… le soir, nous sommes fourbus, un saut dans la piscine et vite au lit. Le climat est chaud et très humide. Un climatiseur est installé sur le bateau, pour notre confort pendant les travaux de désarmement, mai surtout pour assainir et sécher l’atmosphère du voilier pendant les six mois à venir.


Mardi 12 , Ramatoa semble bien petit dans les sangles du travelift de 150 tonnes et sur le chariot automoteur du chantier Peake. Il trouve sa place auprès des autres ovnis du rallye « Fiddle Dedee » et « Perrotin ». « Bahia » nous y rejoindra la veille de notre départ.

Une dernière semaine d’efforts pour s’assurer de retrouver Ramatoa en bon état à notre retour. Travaux divers : réparation du bimini, vérification des voiles, démontage des pièces à échanger en France, démonter tout le gréement courant, bâcher et protéger… et toujours nettoyer et sécher !


Voila, c’est fini… dernier passage aux douanes et à l’immigration…. cela me manquait depuis une semaine ! pour admettre le bateau en franchise douanière pendant six mois. Envol pour Roissy CDG via Caracas et Lisbonne demain matin.

Nous arrivons donc au terme de cette première année de navigation, pleine d’aventures et avec le sentiment d’avoir vécu avec le Rallye des Îles du Soleil des moments extraordinaires et inoubliables au Brésil, sur l’Amazone mais aussi aux îles du cap-vert.

Nous poursuivrons ce blog lors de notre retour à Trinidad en décembre 2007 pour une saison de navigation dans les Antilles…. Donc à très bientôt sur le net ou en Charente maritime !

Vous trouverez les dernières photos de notre séjour à Trinidad & Tobago sur l'album de  l'étape 09-Trinidad & Tobago.  

Enfin, pour tous ceux qui ont installé Google Earth, vous pouvez visualiser notre position sur l'image satellite en cliquant sur le lien de la dernière position.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Chaguaramas le 18 juin 2007.

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 19:33
Pas d'article en ligne depuis le 27 avril à Afua et en plus les liens du dernier article ne fonctionnent pas car la liaison Internet n'était pas suffisamment rapide pour mettre à jour le blog de façon correcte et pourtant j'y ai passé plus de deux heures ! Tout doit être rentré en ordre.
L'escale d'Afua s 'est passée rapidement, avec des avitaillements en nourriture et gasoil. Pas mal de petits bricolos divers pour remettre Ramatoa en état d'affronter l'océan que nous allons retrouver prochainement. La petite ville commerçante d'Afua est assez prospère avec de belles maisons. Elle est bâtie sur pilotis et tout le monde y circule à vélo. Le mouillage dans le petit furo n'est pas très confortable car il est parcouru régulièrement par de nombreux îlots de jacinthes qui se prennent dans les chaînes d'ancre et font déraper les bateaux; les pompiers de l'Alvaro Furtado viennent nous donner un coup de main.
C'est la fin du Rallye avec des  festivités offertes par la ville mais aussi un repas en commun avec tout l'équipage de l'Alvaro Furtado qui nous accompagne depuis deux mois. La fin est proche, il y a de l'émotion dans l'air.
Le mercredi 2 mai toute la flottille suit la trace de l'Alvaro Furtado pour sortir d'Afua et rejoindre Chaves dans un dédale de bancs de sable. A ce niveau, il fait demi tour et rentre sur Afua... beaucoup d'émotion à la VHF quand les voiliers défilent les uns après les autres le long du bateau pilote où tout l'équipage s'est rassemblé sur le pont supérieur auprès de Philippe, Nicolas et Emilio.... cette fois-ci... le Rallye est bien terminé.... six mois d'aventures en commun laissent des traces indélébiles dans les mémoires.
Le même soir, dernier mouillage sur le canal sud de sortie de l'Amazone. Le jeudi 3 mai, les voiliers repartent en plusieurs petits groupes pour sortir définitivement du fleuve et gagner la haute mer. Les uns vont en Guyane Française (à Kourou ou Cayenne), les autres rejoignent directement Trinidad et Tobago. Gérard de Glen Feeling embarque avec nous sur Ramatoa pour cette courte étape vers Kourou.

Le 3 mai à 12h00, Ramatoa est à nouveau sous voiles... quel plaisir de couper le moteur et de l'entendre glisser sur l'eau très boueuse de l'estuaire de l'Amazone. La traversée vers Kourou sera très rapide car nous bénéficions d'un courant favorable puissant (2,5 à 3 noeuds en moyenne), de plus le vent est au rendez-vous, il nous gratifie même de deux grains violents à 35 noeuds. Le vendredi 4 mai nous pulvérisons notre record en 24 heures avec 198 milles au compteur et une moyenne de 8,25 noeuds. Le samedi 5 mai à 18h15 nous mouillons dans la rivière de Kourou, nous avons parcouru 479 milles en 61 heures ce qui représente sur la traversée une moyenne de 7,85 noeuds... un grand merci au courant sud équatorial  !
Kourou, en Guyane Française... bonjour le retour en France ! Une escale de 8 à 10 jours est prévue afin de visiter la Guyane que nous ne connaissons pas et pour effectuer ma déclaration de revenus par Internet. Les choses se présentent mal car le câble sous marin reliant la Guyane à Internet vient d'être sectionné et le département est privé d'ADSL... donc dur dur pour mettre à jour le blog et déclarer mes revenus 2006 !
Nous sommes quatre voiliers du rallye à avoir choisi Kourou et non pas Cayenne comme escale et nous nous en félicitons car au ponton ou au mouillage nous sommes à proximité des commerces et des restaurants. Ramatoa est au ponton, il est briqué comme un sou neuf à l'intérieur et à l'extérieur... ce n'est pas du luxe... il en avait vraiment besoin !
Pendant cette escale, nous visitons les îles du Salut et le fameux bagne de Dreyfus et Seznec... (Papillon, lui était à Cayenne et non pas aux îles du salut !); dans un autre style nous allons aussi visiter le centre spatial Guyanais. Nous avons manqué le spectacle du dernier lancement d'Ariane à deux jours près ! Nous louons une voiture pour quelques jours et effectuons de belles balades à Cayenne et dans les environs. Dernières invitations à dîner ou pour l'apéritif sur les bateaux en escale à Kourou et les premiers commencent à repartir. Les vacations BLU quotidiennes permettent de rester en contact avec eux.
Nous voulions repartir le mercredi 16 mai vers Tobago.... mais c'était sans compter sur une piqûre d'araignée, probablement, qui s'est infectée en un vilain abcès dans  mon dos... passage obligé par les urgences de l'hôpital de Kourou : incision et traitement antibiotique.... le départ est donc différé de trois ou quatre jours. Le climat est chaud et très humide ... un déluge deux jours sur trois ! Ce contretemps laissera peut-être le temps aux américains de réparer le câble coupé... et je pourrai alors relever ma messagerie, mettre à jour le blog et faire plaisir au trésor public !

Vous trouverez les dernières photos d'Afua et de l'Amazone sur l'album de
l'étape 07 Amazone.
Les photos de notre séjour en Guyane Française sont sur l'album de  l'étape 08 Guyane FR.
Nouveauté... vous trouverez en ligne sous les liens RIDS CD partie 01, partie 02, partie 03, partie 04 et partie 05, une compilation de 245 photos proposée par tous les voiliers du rallye, pour chaque bateau : une photo de l'équipage et dix photos préférées.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Kourou le 16 mai 2007.


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Bienvenue sur Ramatoa

Ce weblog constitue  notre carnet de voyage......
Il est notre journal de bord au fil de ces années sur les océans Atlantique et Pacifique à bord de "Ramatoa".
Il relate l'avancement du projet du début à son aboutissement... du "Rêve à la Réalité".
Il est tenu à jour  lors de nos escales tout au long de notre aventure maritime.
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