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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 12:39
Les quatre jours passés à Porto Santo restent un très bon souvenir, mais il est temps de rejoindre la grande soeur : l'île de Madère. Samedi 9 septembre nous avons parcouru les 30 milles séparant les deux îles par un très grand beau temps, mais un vent très léger... encore la moitié du temps passée au moteur.

Quinta do Lorde, est une marina récente construite au milieu de nulle part... ou plus exactement au coeur d'un futur programme immobilier très ambitieux.... mais au rythme d'avancement des travaux, les choses vont durer encore très longtemps. Située à 15 milles à l'est de Funchal elle est dans un cadre superbe et très étonnant à l'ombre d'une falaise couronnée d'une petite chapelle.


Grâce à notre petite voiture de location, nous sommes allés passer une journée à Funchal, où nous avons visité le marché aux fleurs et aux fruits... un festival de couleurs et d'odeurs. La promenade dans les jardins et parcs, parfaitement entretenus, de la ville est très agréable. La cathédrale est construite en pierre de lave brune. Couleur omniprésente dans les façades et décorations des rues de la petite capitale de Madère.
Enfin l'après-midi, nous sommes montés au jardin botanique, riche de plus de 1500 espèces, qui surplombe Funchal. C'est un régal, il y fait frais, la vue sur la ville le port et la baie est magnifique.


De nombreuses photos de Funchal et du jardin botanique se trouvent sur l'album de l'étape 02 Lisbonne - Canaries. De nouvelles photos aussi sur l'album de Ramatoa au quotidien.

Enfin, les photos des mariés du mois d'août sont en ligne en suivant ce lien : www.19aout2006.new.fr

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté  à Quinta do Lorde le 14/09/2006.

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 11:49

Bien que découverte un an avant Madère et étant la seule autre île habitée de l'archipel, Porto Santo fait figure de parente pauvre à cause de sa petite taille (11km de long sur 6 de large) et de son climat aride. Comme Madère l'île est d'origine volcanique avec des pics culminants à 516 m qui arrêtent bien rarement les nuages sur la côte au vent. La très belle longue plage de 7,5 km et une eau chaude et claire constituent les principaux attraits touristiques de Porto Santo.
L'histoire nous rapporte que Christophe Colomb séjourna sur l'île quelques temps et y épousa la fille du premier gouverneur. Un petit musée occupe aujourd'hui la casa de Colomb.

Nous avons effectué un tour de l'île en taxi, en passant par le point de vue de Portela qui domine le port où Ramatoa nous attend, par le Pico do Castelo au centre de l'île, et par les sources d'eau douce de Fonte de Areia perchées à mi hauteur sur les falaises du nord-ouest et enfin par la Punta da Calheta au sud-ouest de l'île face à Madère.

Vila Baleira, capitale de l'île, est une petite ville agréable, de style méditerranéen, avec maisons blanchies à la chaux, palmiers et poussière. La promenade en bord de mer a un faux air du Barachois, la célèbre promenade du bord de mer à Saint-Denis de la Réunion. Les paysages rappellent aussi ceux des hauts de Saint Gilles ou de Saint Leu sur la côte sèche de l'île de l'océan Indien.
Peuplé de 5000 habitants, l'île vit largement du tourisme, le ferry approvisionne l'île (vivres, fruits et légumes...) et déverse un flux quotidien de 1200 passagers qui séjourne un ou deux jours sur Porto Santo. L'hôtellerie se développe rapidement. L'agriculture a quasiment disparu, même les vignes sont rares. Il subsiste juste des traces de l'agriculture ancestrale avec quelques très beaux moulins à vent. En réalité toute l'économie de l'île repose sur sa grande soeur de Madère.

Demain ou après demain nous reprendrons la mer et effectuerons un saut de puce pour rejoindre la grande soeur : Madère distante de 30 milles.
D'autres photos de cette rapide visite se trouvent sur l'album de l'étape 02 Lisbonne - Canaries.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté  à Porto Santo le 08/09/2006.

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 13:41

Les deux semaines en France entre La Rochelle, Nantes et Paris sont très vite passées. Le beau temps n'était pas au rendez vous, mais pour le mariage de Cécile, tout c'est très bien déroulé, nous sommes passés entre les gouttes.

Nous retrouvons Ramatoa le 27 août dans la marina Docca de Alcantera au coeur de Lisbonne, le thermomètre culmine à nouveau à 38°... quel changement !

Quelques jours de bricolage à bord, d'avitaillement et de vérifications diverses. Le temps de ranger notre beau vélo pliant ramené dans nos bagages et nous voilà prêt à larguer les amarres pour rejoindre quelque part dans l'océan Atlantique un ensemble d'îles où l'imagination devient réalité... l'archipel de Madère... avec pour première étape l'île de Porto Santo à 500 milles nautiques de Lisbonne.

Parti le vendredi 1° Septembre à 10H30, nous avons descendu le Tage dans un souffle d'air et surtout avec l'aide du courant de marée descendante, c'était splendide.

Dégagé de la côte, le vent s'est rapidement établi au N-NW de 17 à 25 noeuds avec une mer agitée, conditions un peu difficile pour nos estomacs qui avaient perdu l'habitude d'être secoués. Nous traversons le rail des cargos (Gibraltar - cap Finisterre) mais nous ne voyons que deux ou trois bâtiments dans chaque sens.

Nous bouclons nos premières 24 heures avec 150 milles au compteur (Une 1° pour Ramatoa, précédent record à 139 milles).

La deuxième journée est moins brillante avec un vent qui faiblit un peu et tourne au NE ce qui nous fait du plein vent arrière, ce n'est pas à cette allure que nous allons battre le record de la veille. Nous ne parcourons que 125 milles dans cette deuxième journée, il nous reste 219 milles pour atteindre Porto Santo.

Le troisième et le quatrième jours s'effectueront dans une brise évanescente, et nous faisons du moteur pendant presque la moitié du temps.

Nous arrivons en vue de Porto Santo en fin de nuit du 4 au 5 septembre à 6H30. La lune se couche derrière l'île que nous découvrons à l'aube très pâle. Petit tour de reconnaissance dans le port mais nous préférons mouiller à l'extérieur devant la belle plage. Premier bain dans une eau chaude et couleur turquoise. Le temps est splendide, le vent est chaud, l'eau est claire... c'est déjà un peu l'Afrique mais aussi encore l'Europe avec une architecture coquette et propre. Le dépaysement est grand et ce premier contact avec l'archipel de Madère nous enthousiasme.

Nous venons de boucler notre première longue étape en couple sans aucune difficulté particulière. Nous avons parcouru 498 nautiques en 93 heures dont 24 de moteur. La belle moyenne du premier jour à 6,25 noeuds est vite retombée à 5,3 noeuds sur la traversée. La pêche à la traîne a été calamiteuse, rien de rien... par contre un paquet de mer a déposé sur la plage avant de Ramatoa trois petits encornets ... ils préfigurent les poissons volants que nous relèverons chaque matin dans les eaux tropicales dans les alizés, un peu plus au sud. Puis il y eu aussi le traditionnel ballet de dauphins et même un tout petit rouge gorge épuisé venu se réfugier quelques instants dans la cabine de Ramatoa.

Dans la matinée, nous prenons une place dans la petite marina de Porto Santo, l'espace est réduit et le vent tombe de la montagne en rafales à 20-25 noeuds. Pourquoi faut-il qu'il y ait trop de vent lors des manoeuvres de port et pas assez lors des traversées? La marina est remplie d'oiseaux du large, de voiliers en partance pour les Caraïbes ou pour un tour d'Atlantique. Nous commençons à rencontrer, au fil des escales d'autres participants du RIDS : à Lisbonne nous retrouvons « Glen Feeling 2 », à Porto Santo nous faisons connaissance de « Cimano II » et voyons repartir « Fiddle Dedee ». Sur le mur de la digue abri, de nombreux voiliers en partance laissent une trace colorée de leur escale à Porto Santo.

Vous trouverez de nouvelles photos dans l'album de l'étape 02 Lisbonne-les Canaries et dans celui de Ramatoa au quotidien.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Porto Santo le 07/09/2006.

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9 août 2006 3 09 /08 /août /2006 11:09

Par un vent encore soutenu et avec de nombreuses rafales nous avons quitté Cascaïs jeudi 3 août après-midi et avons remonté le Tage jusqu'au coeur de Lisbonne pour nous amarrer à la marina de « Doca de Alcãntara ». Elle est située dans le port de commerce dans une ancienne darse, derrière le terminal container avec une vue imprenable sur le pont suspendu de 25 avril.

La remontée du  Tage par grand beau temps est splendide, nous passons au pied de la tour de Belem, comme la flotte chargée d'épices de Vasco de Gama à son retour des Indes... en toute simplicité... puis nous passons sous le pont suspendu du 25 avril qui a un faux air du Golden Gate de San Francisco.

Si le paysage et l'environnement de la marina ne sont pas exaltants, le centre ville de Lisbonne est à quelques minutes en tramway ou par le train, ce qui se révèle très pratique. Nous convenons pour cette semaine à Lisbonne de consacrer nos matinées aux tâches domestiques et d'entretien du bateau et l'après-midi, après la sieste, de partir en balade pour visiter la capitale portugaise. 

Samedi, visite dans un tramway touristique des principaux quartiers bâtis sur les 7 collines de Lisbonne, puis promenade à partir de la place du commerce dans les quartiers du Baixa et du Rossio. Ce premier contact nous permet de sélectionner les endroits où nous souhaitons revenir à pied ultérieurement. Dimanche : 38° à l'ombre, la ville est écrasée sous la chaleur caniculaire... on ne bouge pas. Lundi : magnifique visite à pied des quartiers d'Alfama et du Mouraria avec la cathédrale, le castelo São Jorge, l'église de la Graça et les différents belvédères qui offrent des vues magnifiques sur la ville et son fleuve. Le mardi est consacré aux bords du Tage avec le monuments des découvertes, la tour de Belem et surtout le magnifique cloître du monastère de Jeronimos.

Il nous reste quelques bricolos à faire à bord avant de laisser Ramatoa seul à Lisbonne pour une quinzaine de jours pendant lesquels nous rentrons à La Rochelle et Nantes pour le mariage de Cécile.

 

Ce matin au réveil, nous avons comme voisin au terminal container un bateau prestigieux, il s'agit du Queen Mary 2... ses superstructures gigantesques masquent le pont du 25 avril dont le tablier est à 77 mètres au dessus des eaux du Tage.  

Cet article clôture la première étape de notre voyage que nous reprendrons début septembre en quittant le Tage pour rejoindre Porto Santo et Madère après quatre à cinq jours de traversée. Ne manquez pas les nombreuses nouvelles photos sur l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.... .

 

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Lisbonne le 09/08/2006.

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5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 10:58

Nous avons quitté Povao de Varzim avec regret, car si la ville nouvelle ressemble beaucoup trop à une de nos stations balnéaires avec bétonnage du front de mer, par contre nous avons apprécié la gentillesse extrême et l'accueil remarquable des Portugais.... rien à voir avec ce que nous avons connus plus au nord.

Nazaré, excellent abri accessible par tous les temps et petit port de pêche à un centaine de milles plus au sud devait être notre prochaine escale... mais il est fermé aux oiseaux du large car les pontons sont cassés et la capitainerie ne sait pas si cela ne va pas durer longtemps ! Il n'y a pas de doute on descend vers le sud et la notion de temps n'est plus la même que la notre... l'Afrique n'est plus très loin ! L'étape sera donc un peu plus longue car nous rejoignons Peniche à 130 milles nautiques de Povoa, soit environ 24 heures de mer. En réalité nous mettrons un peu moins de temps car le vent nous fera défaut pendant les 2/3 du temps et nous avancerons au moteur. Nuit calme, peu de trafic côtier mais que de casiers et de filets mouillés à de très grandes profondeurs, 70 ou 100 m ne découragent pas les bateaux de pêche portugais que l'on voit cependant assez peu.Arrivé à Peniche le dimanche matin vers 8 heures, nous apprécions cet actif port de pêche dominé, là aussi par une « citadelle encore à la Vauban ». La marina est constituée d'un long ponton pouvant accueillir une douzaine de voiliers au maximum, ambiance excellente et cosmopolite, les installations sont sommaires. La ville de Peniche possède un centre ville animé et qui est resté très typique... le Portugal tel qu'on se l'imagine, ciel bleu, églises blanches, rues étroites et maisons écrasées par la chaleur de l'après-midi. Nous y avons mangé de délicieuses sardines grillées sur la braise.

La côte entre Peniche et le Tage est plus haute et rocheuse. Nous parcourons les 45 nautiques qui nous séparent de Cascaïs à l'entrée du Tage en huit heures de navigation... presque entièrement au moteur.... Eole où es-tu donc parti ? Ici c'est une marina moderne, avec des prix déjà méditerranéens, qui nous attend aux portes de Lisbonne. La ville de Cascaïs, très chic station balnéaire prisé des Lisboètes ne manque pas de charme, avec ses petites plages, son quartier piétonnier et ... sa citadelle à la Vauban entourée de palmiers. En réalité cette station assez chic est un petit coin de Brésil et non plus une ville typique du Portugal. Dans l'embouchure majestueuse du Tage, depuis la marina on voit des cargos au mouillage d'attente ainsi qu'un magnifique et immense grand voilier qui s'est mis à l'abri devant Cascaïs.

Ce soir, un coup de vent est en cours avec un ciel limpide et grand soleil, une température de 30° à l'ombre et des rafales de vent à plus de 35 noeuds dans la marina. L'embouchure du Tage est blanche, c'est absolument splendide. Eole est revenu ! 

 

Ne manquez pas les nouvelles photos sur l'album de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne.

 

 

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté avec du retard à Lisbonne le 05/08/2006.

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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 17:39
Baïona, très belle station balnéaire, est située sur la rive sud à l'entrée de la ria de Vigo à quelques milles au sud de l'archipel des îles Cies. La baie de Baïona et le mouillage au pied de la citadelle sont splendides. Mais il faut l'avouer cette station « trop chicos et trop cherros... esta pas pour nous »... vous pouvez juger de mes immenses progrès en langue castillane ! La vie y est très animée, voire bruyante... les restaurants et bars à tapas... trop nombreux. Il est vrai que nous y étions un weekend, veille de la Saint Jacques, fête majeure et très populaire en Galice. La dernière nuit, avant le départ pour le Portugal, est passée au mouillage plus calme.


En une journée de navigation, moitié au moteur, le reste au portant sous spi avec les alizés portugais qui soufflent du nord tous les jours régulièrement et assez fort en fin d'après-midi et en soirée, nous avons quitté Baïona pour rejoindre Povoa de Varzim à une quinzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto.


Povoa de Varzim est un autre monde, c'est un port de pêche qui développe une activité touristique à quelques 30 kilomètres au nord de Porto, la 2° ville portugaise. L'accueil y est très chaleureux et de très nombreux portugais parlent très bien le français, résultat d'une forte émigration vers notre pays.
40 minutes dans un métro tout neuf et nous débarquons au centre de Porto dont le coeur historique est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. A ce titre et grâce également aux fonds européens, le centre ville est un gigantesque chantier.


La cathédrale, le rio Douro avec sur sa berge sud tous les chais des négociants de vins de Porto, le pont Don Luis I° de Gustave Eiffel, la vieille ville étagée au pied de sa cathédrale sont superbes. Le cachet est conservé, les restaurations sont discrètes .... en bref nous avons fait une ballade magnifique, parcouru des ruelles en pentes raides, des escaliers... le soir nous sommes rentrés fourbus à bord de Ramatoa. Dans le métro du retour après deux jours passés au portugal, nous découvrons que nous vivions avec une heure d'avance sur l'heure légale portugaise... il n'y avait pas foule au restaurant à 11H30 quand nous nous sommes présentés pensant qu'il était déjà midi et demi et que les portugais mangeaient tardivement !

 Étape suivante : Peniche, 130 nautiques plus au sud car Nazare un peu moins loin est fermé pour cause de pontons endommagés.

Il y a de nouvelles photos sur l'album de  l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne.

Des difficultés techniques, propres à l'hébergeur du blog de Ramatoa, ont rendu le site de Ramatoa inaccessible et la mise en ligne des nouveaux articles impossible. Par contre des connexions internet haut débit, nous en avons trouvées partout jusqu'à ce jour.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Cascaïs le 02/08/2006.

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 17:43

Hasta la vista Espana, bom dia Portugal.
Adieux l'Espagne, bonjour le Portrugal.

Depuis notre escapade à saint Jacques de Compostelle, le beau temps est revenu avec assez souvent de la brume ou du brouillard en matinée. Le vent est généralement faible et variable avec des effets de brises côtières en fin d'après-midi,  le plus fréquemment dans le nez. Nous faisons beaucoup de moteur... trop pour un voilier !

Dans la ria d'Arosa, envahie par les « viveiros » viviers flottants servant à la culture des moules sur des filières suspendues, nous allons mouiller devant une belle plage à coté d'un port de pêche très actif où la sirène de la glacière ou de la conserverie meugle sinistrement toutes les 10 ou 15 minutes (sauf la nuit de 22 à 06 heures... ouf !). La ville de Santa Egenia de Riveira est sans intérêt, moderne et défigurée par des immeubles HLM en front de mer. D'une manière générale les villes de Galice ne sont pas très belles car elles se sont développées anarchiquement avec une architecture moderne économique fort peu réussie.



Jeudi 20 juillet 2006, nous changeons de ria, quittons celle d'Arosa pour entrer dans une ria plus petite, celle de Pontevedra en faisant une escale de quelques heures devant une belle petite plage de l'île d'Ons. Nous remontons la ria jusqu'au fond avec l'espoir d'y découvrir un village typique. Cambarro prétend être le seul village de pêcheurs en Galice à être resté intact. La partie la plus ancienne, fortement restaurée, avec ses maisons en pierre aux balcons soutenus par des piliers de granit qui se serrent autour d'étroits passages dallés est très touristique car il est au programme de tous les tours operators de Galice. On y voit, à proximité de chaque maison, de très nombreux greniers sur des pilotis de granit.







Ramatoa est seul au mouillage au fond cette ria, mais il est de piètre qualité avec peu d'eau et un fond d'herbes et de vase de mauvaise tenue. Le lendemain midi, l'ancre chasse alors que le vent monte à 15 – 20 noeuds. Nous mouillerons ensuite à l'entrée de la ria dans un joli cadre à Bueu après avoir slalomé entre les parcs à moules.


Le samedi 22, direction Baïona à l'extrémité sud de la ria de Vigo, la dernière des rias de Galice. Au passage nous nous arrêtrons le temps d'un repas dans les superbes îles Cies, mais nous sommes pas les seules au mouillage, c'est la destination weekend préférée des habitants de Vigo et le trafic des bateaux à passagers est incessant. Il est vrai que le cadre est superbe et le soleil radieux.

Baïona est notre dernière escale espagnole que nous quitterons en début de semaine prochaine pour rejoindre 50 nautiques plus bas le petit port de Povoa de Varzim à une douzaine de milles au nord du rio Douro et de Porto. Nous aimerions que les fameux alizés portugais, vent modéré de secteur nord, s'installent un peu plus franchement... on verra ce que nous réserve la météo.

N'oubliez pas de jeter un oeil aux albums de  l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.... il y a de nouvelles photos.

Benoît & Dominique sur Ramatoa, rédigé et posté à Baiona le 23/07/2006.

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 10:20

Il y a déjà une semaine, nous arrivions à la Corogne, où nous avons laissé passer le gros du mauvais temps.
Nous sommes descendus de conserve, par une bonne brise de nord-est, avec un autre Ovni 435 jusque dans la très belle et très sauvage ria de Camariñas où nous avons mouillé devant une plage et un bosquet de conifères, à deux pas du petit port de pêche. Samedi 15 juillet, on reste au mouillage, nettoyage de la coque en plongée, l'eau est très froide et la combinaison est la bienvenue. Une heure et demie plus tard, Ramatoa a retrouvé une belle carène blanche et les traces de gasoil récoltées aux Sables d'Olonne et à la Rochelle ont disparu.... mais je suis frigorifié et fatigué !


Dimanche 16 juillet, route tranquille et passage du cap Finisterre, alternance de voile, de moteur, de soleil et de brouillard pour rejoindre Muros dans la ria du même nom. La température est caniculaire et nous avons pris notre premier bain de mer dans une eau encore fraîche. Muros est une très belle vieille ville et c'est un port de pêche actif où nous assistons aux processions nautiques de la « fiesta virgen del carmen », fête très populaire en Galice. Le soir nous bénéficions d'un splendide feu d'artifice sur le port que nous admirons depuis le bateau au mouillage.


Lundi 17 juillet, sous un soleil de plomb, de moins en moins de vent et de plus en plus de moteur, nous embouquons la ria d'Arosa, la plus grande et la plus connue des rias de la Galice. Nous y parcourons une quinzaine de milles pour rejoindre Villargarcia d'Arosa, petite ville et port sans grand intérêt autre que celui d'avoir un train direct en 30 minutes pour aller visiter Saint Jacques de Compostelle.
Mardi 18 juillet, le temps est gris et le thermomètre ne dépasse pas 25°.... quelle aubaine pour aller visiter ce haut lieu de pèlerinage de tous les chrétiens. L'ambiance y est très cosmopolite, il y a du monde.... mais ce n'est pas le Mont Saint Michel au 15 août non plus et on y entend toutes les langues.... c'est impressionnant. La vieille ville est splendide, et en dehors de la cathédrale, elle regorge de couvents, de palais, d'églises et d'une très vieille université.


De retour à bord, je prépare la mise en ligne de toutes ces nouvelles images que vous trouverez dans les albums de l'étape 01 La Rochelle – Lisbonne et dans celui de Ramatoa au quotidien.

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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 10:57

Les trois dernières semaines, consacrées aux derniers préparatifs depuis notre croisière en Bretagne sud, sont passées très vite. Avitaillement, derniers bricolos ou pièces détachées à récupérer. Craignant de nous voir dépérir, Sylvia et Ralph de Siùm nous ont offert un « colossal stock » de soupes chinoises, elles aussi ont trouvé une place à bord. Enfin tout est rangé, les coffres sont pleins mais le bateau reste dans ses lignes... quelle chance !Dernier week-end avec les enfants, soirées avec les amis à Rochefort ou sur le bateau à La Rochelle, les derniers coups de fil sont pour la famille.
La météo reste assez moyenne mais le samedi 8 juillet elle ne nous semble pas être trop défavorable sans être optimale !

Le 8 juillet après-midi nous larguons les amarres, complétons le plein de gasoil... et c'est parti pour la traversée du golfe de Gascogne. Un peu d'émotion et beaucoup de joie de voir notre projet débuter sa phase active. Yann nous accompagne pour cette première grande traversée de Ramatoa.Le samedi soir nous verra au large de l'île d'Oléron après avoir paré Antioche. Nous sommes au près... mais sur la route directe. Première nuit au moteur sans vent et au petit matin, le vent revient mais du sud-ouest, pile dans le nez... c'est encore du près mais cette fois-ci nous ne sommes plus sur la route directe.
Deuxième nuit identique à la première... et le matin le vent reviendra timidement du secteur est faible à modéré... nous sommes de nouveau en route directe vers la pointe de la Galice, Punta estaca de Bares. La houle de nord ouest est assez creuse.
Troisième début de nuit au moteur, mais au petit jour, en vue de Estaca de Bares, le vent tourne au nord. La météo est pessimiste et annonce un renforcement attendu du vent de nord sur la zone avec une menace de coup de vent en soirée du mardi 11 juillet. Il nous faut donc arriver à La Corogne en fin d'après-midi au plus tard. Les 40 derniers milles sont avalés  à grande vitesse, d'abord en s'aidant du moteur pour maintenir une vitesse de six noeuds, puis le vent forcissant progressivement à 25 et 30 noeuds, les 15 derniers milles défilent à une vitesse de 7 à 8 noeuds dans des creux de 2 mètres.
L'arrivée dans la Darsena Deportiva de la Corogne est sportive sous un vent de travers musclé. Nous y retrouvons de nombreux bateaux qui attendent une amélioration pour descendre  plus au sud vers les rias de Galice et le Portugal.

Bilan de cette première étape : 390 milles parcourus soit 30 de plus que la route directe en 72 heures très exactement. Des conditions de vent allant du calme à un vent fort, le tout à toutes les allures du prés au portant. Le bateau marche fort et tout fonctionne bien à bord... en bref que du bonheur sur l'eau

Si la météo reste pessimiste, nous allons mettre à profit ces quelques jours pour visiter la Corogne et aller à Saint Jacques de Compostelle... on vous racontera tout cela plus tard. Ce matin Yann est rentré à Nantes, mais peut-être le reverrons nous avec plaisir nous accompagner lors d'une prochaine étape.

Un cabotage tranquille devrait nous conduire maintenant vers les rias du sud Galice puis vers Porto et Lisbonne. Toutes les photos se trouvent dans l'album de l'étape 01 La Rochelle - Lisbonne.

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Ce weblog constitue  notre carnet de voyage......
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